L’accueil des migrants est un acte de guerre, il fait partie intégrante du processus de guerre, la preuve, l’OTAN intervient

l’Otan étudiera très sérieusement la demande d’aide turco-allemande

 

Je soutiens que l’Europe assure le service après vente des guerres voulues par les USA, les Saoudiens et les Turcs. La fonction de l’Europe dans le dispositif est de fournir un accueil aux millions de gens qui sont déplacés par les frappes afin que cette forme de guerre lâche puisse continuer. On retourne la lacheté en un beau geste moral. On retourne l’horreur en une action d’apparence humanitaire.

Ils pilonnent, ils rasent, détruisent, mettent les gens sur les routes et notre fonction est de fournir l’accueil pour ces gens victimes de cette forme de guerre dans laquelle les Atlantistes ne veulent pas de morts de leur coté. Cette forme de guerre ignoble est une guerre dont les victimes principales sont les civils car les combattants ont depuis longtemps désertés les lieux pilonnés.

C’est pour échapper à la réprobation morale et au chaos local que l’on déplace les  population, ce déplacement est un acte de guerre , qui remplace le génocide qui, autrement serait la solution.

Les ministres de la Défense des pays membres de l’Otan étudieront très sérieusement une demande d’aide formulée par la Turquie et l’Allemagne pour faire face à la crise migratoire, a déclaré le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, mardi à Bruxelles.

La crise des réfugiés et des migrants est un grave sujet de préoccupation pour nous tous et je pense donc que nous étudierons très sérieusement la demande d’aide de la Turquie et d’autres alliés pour voir comment l’Otan peut les aider à gérer la crise et à y faire face, a dit M. Stoltenberg, à la veille d’une réunion ministérielle à Bruxelles.

M. Stoltenberg, qui s’est entretenu mardi matin avec les ministres de la Défense turc, Ismet Yilmaz, et son homologue allemande, Ursula von der Leyen, a toutefois relevé qu’il n’avait, à ce stade, reçu aucun détail sur l’aide que ces deux pays souhaitaient recevoir de l’alliance militaire.

En visite à Ankara, la chancelière allemande Angela Merkel a expliqué lundi qu’elle comptait profiter de la réunion ministérielle pour parler des possibilités et de la mesure dans laquelle l’Otan peut aider en matière de surveillance en mer pour soutenir le travail de (l’agence européenne aux frontières) Frontex et des garde-côtes turcs.

La chancelière n’a pas précisé quelles requêtes précises allaient être formulées lors de cette réunion, qui abordera aussi la situation en Syrie d’une manière générale.

Plusieurs diplomates ont confié mardi matin à l’AFP que cette annonce avait surpris tout le monde, y compris la délégation allemande à l’Otan, qui n’en avait pas été informée à l’avance.

On est perplexes sur ce que ça peut signifier, a expliqué l’un d’eux, soulignant que mettre sur pied une opération navale poserait énormément de problèmes.

Jusqu’ici, l’Otan s’était toujours refusée à jouer le moindre rôle dans la crise des réfugiés qui ébranle l’Europe, estimant qu’elle n’avait pas pour mandat de surveiller des frontières ou de combattre l’activité des réseaux criminels de passeurs.

L’Alliance a déjà renforcé son soutien militaire à la Turquie –membre depuis 1952 et qui partage une longue frontière avec la Syrie– pour répondre aux craintes de voir le conflit déborder sur son territoire.

L’Otan a adopté l’an dernier un paquet de mesures de réassurance pour la Turquie, incluant de la surveillance aérienne, de la police de l’air (avions de chasse, ndlr) et une présence maritime accrue en Méditerranée orientale, a souligné M. Stoltenberg lors d’une conférence de presse.

Des centaines de milliers de réfugiés et migrants ont traversé ces derniers mois la mer Egée au péril de leur vie depuis la Turquie vers la Grèce pour rejoindre l’Europe, des traversées organisées bien souvent par des passeurs sur des embarcations inadaptées.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui n’avait pas été informé des projets d’Ankara et de Berlin, a immédiatement soulevé des réserves, dans un appel téléphonique à Mme Merkel.

A ses yeux, toute implication de l’Alliance doit concerner exclusivement les côtes turques et garantir les droits souverains de la Grèce, alors qu’à certains endroits, seule une dizaine de kilomètres de mer sépare les frontières des deux pays, a indiqué sa porte-parole Olga Gerovassili.

La Commission européenne s’est pour sa part dite favorable à toute discussion sur des mesures susceptibles de l’aider à faire face à la crise des réfugiés, sauver des vies en mer et améliorer la gestion des flux migratoires et des frontières.

Laisser un commentaire