Ce qui était en demi teinte hier devient rouge ce jour après que Yellen ait refusé de se déjuger aussi tôt après la hausse des taux de décembre; le soutien artificiel aux banques a également fait long feu.
Le japon donne le « la » comme nous l’avions prédit depuis que Kuroda a ouvert la boite de Pandore qui pointe l’impuissance des Banques Centrales face à la situation. Peu à peu on se rapproche de mesures exceptionnelles ou encore plus exceptionnelles qu’un éventuel QE4. Le CAC chute, l’euro monte, tout est risk-off. Nous sommes en pleine crise de deleveraging global, on le voit également sur le Yen.
Achats suivis et pressants sur l’or, nous vous renvoyons a l’article ci dessous envoyé par un ami lecteur qui attiraiit l’attention sur la configuration positive du métal.

Nous vous invitons à relire nos derniers textes sur les dessous de la crise bancaire souterraine. Ce qui s’est passé hier était du soutien artificiel en particulier autour de la Deutsche Bank et la possibilité de monétisation des actions des banques euros.
Tout ce qui est soutenu a vocation à chuter, tant que l’on ne prend pas les mesures concrètes et qu’on ne le fait pas savoir avec force. La mesure concrète c’est l’ouverture du robinet à faire couler les dollars. Nous vous rappelons nos differents articles et en particulier celui ou nous expliquons « qu’ils tuaient vos banques ». Le « business model » des banques est détruit par les banques centrales et les marchés financiers ayant cessé de monter, il n’y a plus rien pour masquer le phénomène. Par ailleurs la situation dans hubs d’Asie, Hong Kong et Singapour est très mauvaise et les effets de contagion jouent à plein, la France est exposée.
Les interventions comme celle du Gouverneur de la BDF hier sont maladroites et nullissimes; ces gens ne comprennent pas que la crise n’est pas « publique », qu’elle est professionnelle: les banquiers connaissent leur situation et celle de leurs pairs donc il est inutile de tenter de leur « bourrer le mou » avec des messages à peine bons pour le grand public et la classe politique.
Nous sommes en présence d’un « run » sur la liquidité de la part de professionnels, informés. C’est cela la dissymétrie: ils savent , ils connaissent leur situation, leurs besoins et ceux de leurs concurrents et cela ne se traite pas comme un vulgaire problème grand public.
Note
La situation de Yellen est au coeur de la crise actuelle: en d2cembre elle a monté les taux parce qu’elle avait trop tardé et avait laissé passer son tour en Septembre. La degradation de l’activité aux EtaTs Unis aurait nécessité non pas une hausse des taux en decembre, mais une baisse. L’emploi était et est toujours un indicateur piège et elle s’y est laissé prendre. Les élites se laissent prendre aux écrans de fumée et aux chiffres bidons qu’ils nous fournissent! Maintenant elle est dans la seringue et seule une forte aggravation de la crise fiancière peut lui donner le pretexte de se déjuger. Elle a posé les jalons en ce sens. Par ailleurs elle est en position personnelle fragile avec cette histoire de « fuite » au sein de la Fed dont certains pensent qu’elle serait l’auteur.