La fin de semaine a été moins mauvaise à la fois parce que la spéculation a fermé ses livres en attente d ‘un WE de 3 jours, et aussi parce que diverses mesures ponctuelles ont été prises. Parmi celles là, la relance de rumeurs sur le pétrole, le rachats de ses propres bonds par la Deutsche Bank, etc. La caractéristique de la baisse c’est le fait que le consensus ne la comprend pas, et l’impute à des causses aussi diverses que variées. C’est le signe que les opérateurs ont perdu le contact, ils n’ont plus de boussole, plus de scénario. IIs sont orphelins. Ils suivent , ils sont dans le moutonnier. La corrélation avec le pétrole restant dominante, les mouvements et les rumeurs plus ou moins bidons entraient des ocillations sur un fond très négatif. Ce qui est le fond ce ne sont pas les actions, elle ne constituent que l’écume de la crise, non ce qui fait le fond c’est la déroute sur le crédit et les changes. Et cela n’est pas vu et compris par la masse, cela la dépasse. L’originalité de la crise est qu’elle a pour origine le marché de gros, le « wholesale », de l’argent et de la finance, elle est très en amont, ceci explique que les marchés ne la comprennent pas.

La hausse de l’or fait partie de ces mystères car les opérateurs ont du mal à voir le lien qu’il y a entre les craintes déflationnistes, le bas prix du pétrole, les taux négatifs et le prix de l’or. Les articulations logiques font défaut à ce stade. Le physique est très recherché et on reparle de pénuries dans les maisons de stockage. Les plus grands comme Citi, Bofa et Goldman émettent des révisions de hausse de prix du métal d’ampleur non négligeable, ce qui ne nous plait pas beaucoup, souvent ils embarquent à la haussse pour mieux casser derrière.
La Banque centrale européenne (BCE) est en discussions avec le gouvernement italien sur l’achat éventuel de portefeuilles de créances douteuses dans le cadre de son programme d’achats d’actifs et sur l’acceptation de ces titres comme garantie des banques dans ses opérations de refinancement, a déclaré le Trésor italien.
Une telle démarche pourrait donner un élan important à la mise en oeuvre de l’accord conclu récemment entre Rome et la Commission européenne pour tenter de libérer les banques italiennes d’une partie de leurs 200 milliards d’euros de créances douteuses, afin de leur permettre d’augmenter leurs prêts aux entreprises et aux ménages.
Elle risquerait néanmoins d’alimenter, dans d’autres pays de la zone euro, le débat sur les risques que prendrait la BCE en achetant des titres adossés à des actifs (asset-backed securities, ABS) intégrant des prêts en situation d’arriérés.
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