La scélératesse que constitue la suppression des billets de 500 m’a fait penser aux spécialistes de la fraude, des pots de vin sur les travaux publics, des frais gonflés pour sondages et études bidons, des tiers payants et des prises en charge occultes, bref aux financements politiques en général et donc je me suis souvenu d’un spécialiste, Cahuzac. Que n’a-t-il préféré la méthode traditionnelle du monde politique, la valise de billets de 500 ou les bons d’achats chez les grandes firmes, ou …
Je trouve que l’on ne s’est pas assez intéressé à son procès avorté. Nathalie MP a fait un beau travail sur Cahuzac et je vous invite à aller le lire chez elle. En plus vous vous régalerez d’une interview de Hollande toute en finesse, et bien ciblée.
L’ancien ministre du budget, Jérôme Cahuzac, est jugé à partir d’aujourd’hui pour fraude fiscale, blanchiment et déclaration de patrimoine incomplète lors de son entrée dans le gouvernement Ayrault en mai 2012. Il devrait être content puisque, sommé de s’expliquer sur son compte suisse non déclaré devant les députés le lendemain du premier article accusateur de Médiapart, qui a révélé l’affaire le 4 décembre 2012, il déclarait alors :
Ce n’est que devant la Justice, hélas, que les accusateurs doivent prouver la réalité des allégations qu’ils avancent. Et c’est donc devant la Justice que je m’expliquerai devant ces contradicteurs en attendant d’eux des éléments probants qui à ce jour font manifestement défaut. (déclaration de J. Cahuzac à l’Assemblée nationale le 5 décembre 2012)
Non sans avoir d’abord proclamé sa plus parfaite innocence en la matière : « Je démens catégoriquement … je n’ai pas, je n’ai jamais eu de compte à l’étranger … » (Vidéo 2′ 00″) :
Dans son premier article, Fabrice Arfi, journaliste de Médiapart, révèle que Jérôme Cahuzac a détenu pendant de nombreuses années un compte non déclaré à l’Union des banques suisses (UBS) de Genève et qu’il l’a discrètement fermé et transféré à Singapour en 2010, juste avant de devenir le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale. Le journaliste ne donne pas de montant et n’est pas formel quant à l’origine des fonds : revenus non déclarés de sa lucrative activité de chirurgien spécialisé en implants capillaire, ou troubles retombées des relations qu’il a nouées avec l’industrie pharmaceutique alors qu’il était membre du cabinet du ministre de la santé Claude Evin entre 1988 et 1991 (gouvernement Rocard) ? Fabrice Arfi indique par contre qu’en 2008 un inspecteur des impôts du Sud-ouest écrit dans un mémoire adressé à sa hiérarchie :
Alors qu’il exerce des activités au cabinet de Claude Évin, ministre de la santé,
(Jérôme Cahuzac) ouvre un compte bancaire à numéro en Suisse.
La suite chez Nathalie:https://leblogdenathaliemp.com/2016/02/08/cahuzac-portrait-dun-homme-politique-socialiste/#more-11642
Merci beaucoup Bruno, je viens de m’apercevoir de ce lien (trafic inhabituel). Je suis contente que mon Itw de Hollande vous plaise aussi !
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