EDF, le risque politique

Article Bruno Bertez du 16 février 2016

Titre : EDF, le risque politique

Ne soyez jamais actionnaire d’une firme dont l’Etat est lui-même actionnaire, vous avez toutes les chances de vous faire spolier et laminer. Si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera demain. L’Etat ne sait pas gérer, il ne sait pas choisir et nommer les bons gestionnaires, il place les plus lèche-bottes et les moins compétents, voire les plus voleurs. Areva, Air France, EDF, etc., partout où il y a l’Etat, vous êtes exploités en tant qu’épargnants et victimes en plus des opérations d’initiés des copains politiques. Vous n’avez même pas l’espoir d’une OPA qui mettra tous ces gens à la porte. 

EDF a annoncé mardi un résultat net part du groupe et un dividende en baisse au titre de 2015 et a fait savoir qu’il travaillait à l’élaboration de son plan de financement pour s’adapter à la baisse des prix de marché de l’électricité.

L’électricien public, dont l’Etat français détient 84,9% du capital, a redit son ambition de générer un flux de trésorerie (cash-flow) positif en 2018 après dividendes (hors projet du compteur « intelligent » Linky), alors que le cash-flow du groupe est resté négatif à hauteur de 2,1 milliards l’an passé.

EDF propose un dividende de 1,10 euro par action pour 2015, contre 1,25 euro au titre de 2014, avec une option de paiement en actions nouvelles que l’Etat s’est engagé à choisir, ce qui évitera une sortie de cash de 1,8 milliard d’euros.

Le groupe a aussi confirmé son intention de limiter ses investissements nets à 10,5 milliards d’euros en 2018 hors nouveaux développements, ces derniers devant être financés par des cessions d’actifs dont le montant n’est pas précisé.

 

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