Beaucoup s’étonnent encore de l’inversion dans laquelle nous vivons. Elle est pourtant simple et nous la clarifions à nouveau.
il n’y a nul mystère, simple logique. Nous avons démystifié ce phénomène dès l’an 2000, dans un article qui a fait scandale intitulé » Vive les crises » .
Depuis le mois d’Aout 2015 les mauvaises nouvelles s’accumulent, elles viennent de partout. Certes, il y a des krachs boursiers et la baisse menace. Pourtant à chaque fois , lorsque l’on est au bord du précipice, un sauvetage est opéré, in extemis. On en encore vu l’exemple il y a quelques jours.
C’est très simple.
Nos systèmes sont des systèmes de fuite en avant , ils ne peuvent plus supporter les ralentissements et encore moins les récessions. Et le Smart money le sait, et même les gens simples non sophistiqués commencent à le comprendre. Si le système ne peut supporter les pauses et récessions, c’est donc « marche ou crève ».
« crève », c’est la déroute apocalyptique, « marche » c’est la stimulation.
« Crève » étant inacepptable, l’alternative est donc la stimulation.
Il y a deux possibilités théoriques de stimulation, la budgétaire et la monétaire.
Les marges de maneuvre budgétaires étant épuisées, il ne reste que les monétaires.
Les monétaires sont considérées comme sans limite dans l’idéologie actuelle puisque l’on peut rendre les taux de plus en plus négatifs et que l’on peut augmenter la taille du bilan des Banques Centrales jusqu’au ciel. En résumé, on peut pratiquer l’avilissement de la monnaie, du crédit et l’inflationniste monétaire ad nauseam.
Donc à chaque fois que les nouvelles négatives s’accumulent et que l’on se rapproche de la déroute, en pratique on se rapproche d’une nouvelle stimulation monétaire. Et le réflexe de Pavlov se déclenche , la communauté spéculative internationale achète et fait monter les prix des assets financiers. C’est ce à quoi nous assistons en ce moment.
Un jour, le réflexe se grippera.
Il donne des signes d’hésitation car contrairement à ce que prétend l’idéologie dominante, il y a des limites à la stimulation monétaire.
Ces limites sont:
- le rendement décroissant des stimulations monétaires
- la montée de l’instabilité financière, les bulles
- la destruction du « business model » des banques
- l’accumulation des créances douteuses chez les emprunteurs pourris
- la fuite des détenteurs de monnaie bancaire et leur préference pour le cash
- la hausse de l’or face aux menaces sur les banques, sur les dépots et sur le cash
- l’instabilité du marché des changes
C’est vrai c’est trop évident maintenant, l’élastique se tend dangereusement , la pyramide inversée vacille sous le poids des dettes..si on veut que ce titanic monétaire continue d’avancer il faut enfourner encore et encore plus de crédit gratuit tandis que les ballasts prennent l’eau de toutes parts…
Comment autant de gens capables de réflexion peuvent-ils continuer de danser dans les salons alors que tout est sous nos yeux!
votre réalisme et votre expertise sont saisissants M.Bertez et ils font froid dans le dos pour celui qui prend la mesure de la situation…
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