Les dépêches, un G20 sur lequel « on » avait trop parié

La cote du G20 était manifestement gonflée, bullaire. Certains en attendaient une concertation spectaculaire , une initiative forte. Le G20 c’était le cas de le dire était suracheté. Il est vrai que la différence de situation entre les participants, la compétition stratégiques larvée et la guerre des monnaies qui ne veut pas dire son nom, tout cela ne se prête guère à l’unanimité.

L’unanimité ne porte que sur les constats:

-cela va mal, l’activité est médiocre

-mais le fond est bon (sic)

-les politiques monétaires ont épuisé leurs bienfaits

-il serait bon que les politiques budgétaires puissent prendre le relais

-il serait bon que nous nous prévenions quand nous prenons des décisions risquées.

En fait en  2010,  les politiques monétaires ont assumé le leadership et pris le relais des budgétaires et cette année en 2016, on aimerait bien que ce soit l’inverse, que les budgétaires soient réactivées. Hélas les dettes sont toujours là et les marges d’intervention budgétaires sont réduites sinon inexistantes. Et puis il faut en garder  pour faire face à une dégradation prévisible et probable.

Nous sommes au bout du rouleau ,  c’est ainsi que nous aurions tendance à résumer le communiqué final.

Attendons cependant par prudence  les commentaires des ministres de retour dans leur pays, avant de sceller négativement le cercueil de ce G20.


 

[Reuters] G20 to say world needs to look beyond ultra-easy policy for growth

[Bloomberg] G-20 Wants Governments Doing More, and Central Banks Less

[NYT] G-20, Rejecting Major Policy Shifts, Plays Up Basic Strengths

[Bloomberg] Japan, Not China, Emerges as Currency Worry at G-20 Meeting

[Bloomberg] Schaeuble Hints Germany May Be Ready to Give Greece Some Leeway

[Reuters] ASEAN says seriously concerned about rising South China Sea tensions

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