La Russie se trouve dans une situation d’agression informationnelle, a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova dans un entretien au quotidien russe Lenta.ru.
http://fr.sputniknews.com/russie/20160228/1022831910/zakharova-guerre-information.html
Je pense que nous sommes en guerre et dans les guerres , tout le monde ment. Les opinions publiques sont aussi importantes à conquérir que les territoires. C’est la raison pour laquelle prêter attention aux nouvelles au jour le jour est vain. Vous n’êtes pas sur le terrain et sur le terrain il n’ y a pas de reporter objectif, il n’y a que des personnes autorisées…
Ce qui compte, c’est le sens général des évènements, la situation d’origine, la genèse du conflit et les argumentations de départ. C’est à l’aune de cette analyse de base qu’il faut juger de la suite des évènements. la situation de départ c’est … une conflit gazier , un conflit d’acheminement du gaz. Ce qui est en jeu c’est de savoir qui va être en mesure d’imposer sa loi aux consommateurs de gaz. Le Moyen Orient joue son avenir et en particulier pour lui, l’enjeu c’est la poursuite de la proTection américaine aux dictatures et tyrannies. Cette protection est moins assurée, elles le savent , souvenez vous du rapport Muraviec à la Rand et surtout des effets de la mise en exploitation des ressources chères aux USA. Les dictatures ne veulent pas perdre le bénéfice du parapluie américain et pour cela il faut qu’elles aient une grande importance géostatégique. Il faut qu’ils comptent. Les conditions dans lesquelles ont été conclu les accords dits du Quincy ont changé.
Nous reviendrons un jour sur cette question à la lueur des révélations récentes aux USA.
Kennedy sur la Guerre en Syrie
L’avocat Robert Kennedy junior, neveu de l’ancien président américain John F. Kennedy, a révélé dans un article pour le magazine Politico les véritables causes de la guerre en Syrie.
La racine du conflit armé en Syrie, provient en grande partie du refus du président syrien Bachar al-Assad du passage d’un pipeline de gaz du Qatar vers l’Europe.
« La décision américaine. d’organiser une campagne contre Bachar al-Assad n’a pas commencé avec les manifestations pacifiques du printemps arabe en 2011, mais en 2009, lorsque le Qatar a offert de construire un pipeline pour 10 000 millions de dollars qui traverserait l’Arabie Saoudite, la Jordanie, la Syrie et la Turquie «
Ce projet aurait veillé à ce que les pays arabes du Golfe aient un avantage décisif sur les marchés mondiaux de gaz et aurait renforcé le Qatar, un proche allié de Washington dans la région, a déclaré Kennedy junior.
Le président syrien Bachar al-Assad, a rejeté le projet au motif que cela nuirait aux intérêts de son allié russe, le plus grand fournisseur de gaz naturel vers l’Europe. Un an plus tard, Al-Assad a commencé à négocier avec l’Iran pour construire un autre gazoduc qui transporterait le gaz de l’Iran vers le Liban et le pays perse serait devenu un des plus grands fournisseurs de gaz vers l’Europe, a expliqué l’avocat.
Immédiatement après le refus du projet initial, les agences de renseignement américaines, Le Qatar, l’Arabie Saoudite et le régime israélien ont commencé à financer la soi-disantopposition syrienne et à préparer une révolte pour renverser le gouvernement syrien, a dit M. Kennedy, qui a cité des données de divers rapports de renseignement auxquels il a eu accès.
Dans cet objectif, la CIA a transféré six millions de dollars à la télévision britannique Barada
dans le but de préparer des reportages en faveur du renversement du président syrien, a-t-il ajouté.
La CIA a utilisé les membres du groupe extrémiste État islamique pour protéger les intérêts des Etats-Unis sur les hydrocarbures et instrumentaliser les forces radicales pour réduire l’influence de (l’ancienne) Union Soviétique dans la région a conclu le jeune avocat Robert Kennedy.
Pendant ce temps, les Etats-Unis poursuivent leur soutien financier, logistique et militaire aux groupes d’opposition armés, qui ont échoué à renverser le gouvernement syrien, malgré cinq années de guerre.
Sources:http://www.politico.eu/article/why-the-arabs-dont-want-us-in-syria-mideast-conflict-oil-inte <http://www.politico.eu/article/why-the-arabs-dont-want-us-in-syria-mideast-conflict-oil-inte>
rvention/
http://www.hispantv.com/newsdetail/siria/216231/siria-crisis-transferencia-gas-catar-eeuu-isis
Traduction: Fawkes News
http://fawkes-news.blogspot.fr/2016/02/un-membre-du-clan-kennedy-revele-la.html
Répondant à la question de savoir si la Russie se trouvait dans une situation de guerre informationnelle, Maria Zakharova a précisé qu’il s’agissait plutôt d’une « agression informationnelle ».
« La guerre c’est quand deux parties luttent l’une contre l’autre. Nous ne luttons pas, nous n’avons pas commencé ce conflit. Nous désavouons les accusations faites contre nous. Il faut prêter beaucoup d’attention à cela car chaque jour nous nous heurtons à des choses de ce genre », a-t-elle fustigé.
Mme Zakharova a confirmé que toutes les informations émanant du ministère russe des Affaires étrangères étaient serrées de près et basées sur des faits. « Nous n’avons fait aucune déclaration sans preuves. Par exemple, quand la Russie a déclaré que les autorités turques achetaient du pétrole à Daech, toutes les informations nécessaires ont été mises à la disposition des journalistes par l’intermédiaire du ministère russe de la Défense », a-t-elle poursuivi.
« Ce n’est pas notre méthode de déclarer « nous savons quelque chose mais nous ne vous le dirons pas ». Mais nos collègues étrangers le font chaque jour. Nous, nous sommes déjà habitués aux accusations selon lesquelles la Russie frapperait des civils et non les terroristes en Syrie. Ces accusations ne se fondent sur aucune preuve tangible », a-t-elle fait remarquer.
Répondant à la question de savoir quel était le protagoniste le plus actif dans la sphère informationnelle, Mme Zakharova a dit que « toute la campagne informationnelle contre la Russie est dirigée par Washington ». Selon elle, la Turquie et l’Arabie saoudite participent à cette campagne et font le sale boulot ». « Par exemple, cette récente accusation portée contre la Russie et selon laquelle elle aurait frappé deux hôpitaux en Syrie. Cette information a émané de sources turques et a été récupérée par les autres ».
Mme Zakharova estime que de telles accusations correspondent aux clichés utilisés pendant la guerre froide. La politique menée par l’Occident à l’égard de la Russie est la politique du « Zero good news from Russia ». Elle implique la publication d’informations sur la corruption, sur des catastrophes naturelles et sur l' »absence de démocratie » en Russie.
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a ensuite apporté son propre témoignage. Ayant travaillé aux Etats-Unis, elle a expliqué avoir compris qu’il était quasiment impossible de faire en sorte que les médias américains citent des hommes politiques russes ou publient des communiqués de presse russes, excepté lorsqu’il s’agissait de « se protéger contre des accusations qui ne correspondaient pas à la réalité ».
« Ces derniers temps, nos collègues américains du Centre international pour la réconciliation des parties en conflit syrien font tout leur possible pour avancer. Nous voyons qu’ils travaillent étroitement avec des représentants d’autres pays qui font acte de moins de souplesse. En général, la position des Etats-Unis est plus constructive qu’avant. Le leitmotiv « Assad doit d’abord partir, on discutera du reste ensuite fait désormais parti du passé », a-t-elle conclu.
En août dernier, Maria Zakharova est devenue la première femme à être nommée au poste de porte-parole officielle du ministère russe des Affaires étrangères.Maria Zakharova travaille au ministère russe des Affaires étrangères depuis 1998. De 2005 à 2008, elle a occupé le poste d’attachée de presse de la mission permanente de la Russie auprès de l’ONU à New York.
