
La stagnation est insupportable car les promesses enracinées dans les passifs du système sont top colossales et surtout les obligations de court terme sont à des niveaux records; nous sommes vraiment dans le « coute que coute ». La mise du crédit sur les marchés (le market based crédit) équivaut à un raccorucissement de tous les horizons puisque tout est liquidable sur un marché. La distinction court/long n’existe plus, tout a été »court termisé. »
Les problèmes du passif, des répartitions, les problèmes de la dette et des marchés masquent les problèmes réels. Et eux sont bien plus importants car on ne peut les traiter par les incantations et la magie financière. Il ne suffit pas rajouter des zéros dans les livres de comptes!
les problèmes réels, les vrais qui comptent sont :
-la chute de la productivité globale
-la stagnation de l’investissement productif
-la diversion du capital et du fonds d’épargne vers les emplois spéculatifs.
La prise de conscience de cette situation effrayante a été favorisée par le dernier G20 qui vient de se terminer à Shanghai. Et le résultat c’est ceci: une nouvelle vague d’inflation boursière. Pourquoi? Réponse: parce que les réflexes de Pavlov ont été bien ancrés, les marchés restent conditionnés par 7 ans de stimuli-monétaires/ réponses-hausse des actifs. Est ce que le conditionnement reste adapté, est-ce qu’il produit une bonne réponse? Attendons un peu car les conditions de l’expérience ont changé, les « docteurs » Mengele de l’économie mondiale semblent ne plus croire à leurs remèdes.
Ventilation du PMI

La dialectique bad news/good news
