Un peu de marc de café

Le S&P 500 vient de repasser le chiffre rond des 2000.

Ce franchissement n’est pas tès convaincant, à la fois en terme de volumes et d’extension. Nous approchons d’une zone de forte résistance et l’hésitation est donc dans l’ordre des choses. La moyenne mobile des 200 n’est pas loin , elle est à portée de clic!

Indépendamment de toute analyse technique, juste au sentiment, nous trouvons que ce graphique n’a pas « bonne gueule », il sent son truandage à plein nez avec des points bas toujours plus bas et une allure globale tournant vers le bas. Mais comme nous l’avons dit, tout cela est fait à la main à coups de promesses et surtout à coups de coups de pieds dans le c.l des vendeurs à découvert.

Contrairement à ce qu’une analyse superficielle pourrait faire croire, nous n’avons pas assisté à un regain d’appétit pour le risque, au contraire. La spéculation a fuit le risque de se trouver laminée par son idiotie qui a consisté à shorter! C’est la fuite devant ce risque que traduit le marché au cours de ces derniers jours, y compris le marché du crédit et celui des commos. Le caractère « fast and furious » de la hausse confirme notre analyse paradoxale.

En fait il y a peu de véritable intérêt acheteur. La brutalité de la reprise  de la première quinzaine de février a eu d’ailleurs un effet dissuasif sur les investisseurs qui voulaient acheter le « dip », ils n’ont pas eu le temps. Acheter les gros dips, les chutes, cela a un sens si on parie comme nous que les autorités sont obligées de chercher l’atterrissage en douceur, mais suivre les hausses n’a pas beaucoup de justification.

Laisser un commentaire