Je propose que les pays qui auraient des couilles au cul édictent qu’ils n’accueilleront dans leur quotas que des femmes, ce sont elles qui sont en danger et qui méritent protection et asile. Plus de 90% des migrants sont des hommes, jeunes. Il faut réquilibrer. A priori cela devrait satisfaire les bonnes âmes de l’humanitaire à responsabilité limité et éviterait les viols et incivilités.
« Quelques heures avant la journée internationale de la femme, un panel de « scientifiques saoudiens » vient de conclure que la femme, à l’instar des dromadaires, des chameaux et même des chèvres, serait en fait un mammifère.
On aurait pu croire à un hoax, mais l’information semble suffisamment authentique pour être reprise par divers médias francophones ou non. La page Wikipedia de la liste des mammifères selon l’Arabie Saoudite vient d’ailleurs d’être soigneusement mise à jour pour refléter ce jugement essentiel.

Dans ce pays phare de l’islam sunnite, rassurez-vous, la femme n’a pas encore atteint le statut d’être humain. Le panel est absolument catégorique sur ce point. La femme serait dépourvue d’une âme, mais, dotée d’une colonne vertébrale, elle aurait toutefois des qualités communes aux mammifères, ce qui expliquerait sa capacité à procréer et à allaiter.
Il fallait attendre 2016 pour que des religieux de haut vol et des savants de l’islam s’accordent sur ce point essentiel. On vogue en plein moyen-âge!
Et savez-vous le pire? C’est un progrès, explique Julien Poireau, analyste politique spécialisé au Moyen-Orient.
Si avant les femmes avaient les mêmes droits qu’une chaise ou une table et étaient considérées comme une propriété individuelle, elles ont maintenant un statut équivalent à certaines espèces animales, ont doit donc, au grand minimum, les nourrir, les abreuver et leur conférer un minium d’attention et de respect, ce qui n’était pas le cas au préalable.
Quel beau pays, quelle belle religion et quel beau sens de l’humanisme! Obligé « au grand minimum » de nourrir et d’abreuver les femmes! Un nouveau statut qui est « tombé comme une tonne de brique sur l’État saoudien » – et qui n’a « clairement pas fait l’unanimité des autorités religieuses et de l’élite politique » selon les experts.
Parce que la femme-mammifère, c’est encore pousser le bouchon un peu loin: avant on leur concédait le statut juridique d’un mobilier de maison, et c’est encore ce que pensent beaucoup de Saoudiens – et de musulmans de par le monde, y compris parmi les hordes de migrants qui déferlent en Europe.
Les récents pics d’agressions sexuelles s’expliquent d’autant mieux dans ce contexte. Si un musulman agresse un mammifère non gardé, il ne va pas se rebeller tout de même, si?
Les nouveaux fronts du féminisme en Europe ne se trouvent pas dans des débats sur la carrière en entreprise. Ils sont sont bien plus primitifs, et se ramènent à la place de la femme en tant qu’être humain dans une culture allogène qui inonde désormais le continent et revendique ouvertement son obscurantisme.
Entre relativisme culturel et égalité des droits, les féministes vont devoir faire des choix.
Stéphane Montabert – Sur le Web et sur Lesobservateurs.ch, le 9 mars 2016
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