Le scandale de l’UNEDIC; c’est la règle, pas l’exception

Selon Le Canard Enchaîné, le directeur de l’informatique de l’organisme cumulait salaire et indemnités chômage.

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Vous auriez tort de considérer que ceci est anecdotique, l’exception est la règle. Toute la ruse du système consiste à vous faire croire que les manquements individuels sont rares . On le voit sans cesse et l’interprétation des médias et du pouvoir, solidaires bien sur sur ce point, est que le système est bon et que ce sont les personnes qui font tâche.

La réalité, et on le voit chaque fois que quelqu’un « balance », est que c’est l’inverse, le système est pourri, et ce sont uniquement quelques personnes qui sont « bien ».  C’est une ruse de tout système pour se perpétuer et se préserver.

On coupe quelques branches mortes de temps à autres pour pouvoir continuer. On l’a vu avec l’ancien du Conseil Constitutionnel, Roland Dumas, avec l’ancien minsitre des contrôles fiscaux dont le procès vient d’être reporté, , on l’a vu avec ses prédécesseurs, avec Juppé à la Mairie de Paris, avec DSK , avec Julien Dray à la MNEF  avec l’ancien patron de la CGT, avec l’ancien trésorier occulte du Medef, avec … j’en écrirais un livre si le sujet me passionnait. Nous sommes comme le dit Montaldo, dans une société de connivence, solidaire  pour profiter. Le système ne se tient pas par la vertu, il se tient par la barbichette. 

Le schéma est toujours le même et il a été poussé à son comble avec le Rapport Kroutchev qui a utilisé la même technique:  ce qui se donne à voir comme émergence d’un « tout pourri » , est oblitéré , classé comme singulier, exceptionnel alors que c’est l’essence même du système. 

Bizarre que personne n’ait, sous cet aspect, osé parler du voyage de Hollande en Inde et  de ses relations avec le groupe Reliance. Toute la Mitterrandie était organisée selon ce système  Et ce au plus haut niveau. 

Le fait incontournable est que l’on vit dans un système de tiers-payant généralisé et que l’homme est ainsi fait qu’il cherche toujours à en profiter.


« C’est une nouvelle qui fait tâche, surtout en pleine négociation sur l’assurance-chômage. Selon Le Canard Enchaîné, Pierre Lachaize, alors directeur de l’informatique de l’Unédic, la structure qui gère les fonds de l’assurance-chômage, aurait pendant environ un an perçu des indemnités chômage alors qu’il occupait son poste et recevait donc un salaire.

Cadre supérieur et chômeur indemnisé

La fraude a été révélée par un salarié de l’Unédic, lorsqu’il a vu le nom de son supérieur en poste sur une liste de chômeurs indemnisés. Au-delà du caractère grossier de l’escroquerie, plusieurs points particulièrement embarrassants pour l’organisme gestionnaire sont à relever. Primo, Pierre Lachaize se «soignait» particulièrement bien: selon les chiffres révélés par Le Canard Enchaîné, pour le seul mois d’octobre 2013, un mois avant que l’affaire n’éclate, il avait empoché pas moins de 4982,30 euros d’allocation mensuelle. Mieux encore, il déclarait qu’il était employé à l’Unédic, mais à un poste modeste qui était encore compatible avec le versement d’une allocation: il annonçait travailler 15 heures par semaine pour un salaire de 1050 euros. Des chiffres évidemment sans rapport avec sa fonction de directeur de l’informatique.

Licenciement pour l’un, prime pour l’autre

Plus gênant encore: dans le cadre de sa fonction, Pierre Lachaize était chargé d’encadrer l’équipe qui cherche les profils suspects sur le fichier «Application unique de la demande d’emploi» (dit «Aude»). Autrement dit de débusquer les fraudeurs qui touchent des indemnités auxquelles ils n’ont pas droit…

Enfin, autre curiosité de l’affaire: le salarié qui a dénoncé la présence de Pierre Lachaize sur le listing des inscrits indemnisés a été licencié suite à cette affaire. Il n’avait en effet pas l’autorisation de son supérieur hiérarchique pour effectuer la consultation du fichier qui mènera à dévoiler la présence de Pierre Lachaize. Le salarié a attaqué ce licenciement aux prud’hommes.

Quant au directeur de l’informatique, peu après la révélation en novembre 2013 de l’affaire, il a fait l’objet d’une mise à pied conservatoire avant de quitter l’Unédic dans le cadre d’une «rupture conventionnelle». Un dispositif qui a deux avantages, en plus d’éviter un licenciement trop voyant: il permet en effet au salarié de négocier et d’obtenir une indemnité pour la rupture du contrat de travail. Le Canard Enchaîné évoque, dans le cas de Pierre Lachaize, la somme de 160.000 euros (après un peu plus d’un an de présence). Cette rupture conventionnelle lui permet en outre de bénéficier des indemnités versées par l’Unédic.

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