Le graphique ci dessous est à notre avis le graphique le plus important du système.
Mais chut, tout ce qui touche au profit, pour les économistes main-stream est tabou. Nous sommes en régime capitaliste, peu importe qu’il soit perverti ou non. La règle du jeu reste la même: c’est la production de profits et leur accumulation.
La plupart des modèles économiques utilisés occultent, négligent le profit. Pourquoi? Tout simplement parce que tout système ne survit que de l’ignorance de son propre fonctionnement. Il survit parce que « non-su » et « non-connu ». Donc les économistes nous parlent du système capitaliste en passant à coté de ce qui le caratctérise! Ils nous parlent d’offres, de demandes, de liquidités, etc mais surtout pas de profits.
Notre cadre analytrique est à l’opposé de celui des main-stream, le profit pour nous est central dans le systeme et c’est la tendance à la chute du taux de profit dès les années 80 qui est pour nous le phénomène majeur.
Cette chute du taux de profit a produit des mesures pour la contrer, pour s’y opposer: recours au levier, recours aux déficits budgetaires, recours aux délocalisations, recours aux buy-backs, intensification du travail etc etc. Le système a évolué pour tenter de s’opposer à la tendance à la chute des profits. En même temps et pour ce faire, il a crée une masse de plus en plus considérable de capitaux fictifs, sous formes de créances, ces capitaux se sont accumulés et ils ont fini par provoquer la première alerte de la crise de surendettement en 2007 avec les subprimes US.
En clair dasn notre cadre, la crise à l’origine est une crise du profit insuffisant en regard de la masse de capitaux à rentabiliser. Le remède utilisé, la création de dettes à augementé le poids du capital, le capital fictif, non productif, s’étant ajouté au capital productif et la crise s’est manifestée là ou le système était le plus vulnérable, sur la dette.
Au lieu d’accepter de détruire l’excès de capital , surtout le fictif, surtout le parasitaire, on a voulu faire de la fuite en avant et forcer les agents économiques à s’endetter encore plus grâce aux taux zéro et aux achats de titres à long terme par les Banques Centrales. En même temps on a creusé les déficits des gouvernements pour créer une demande publique complémentaire dans le système, demande financée par autre chose que les impôts/revenus
Le résultat a été une remontée du taux de profit grace à l’ingénierie financiere et surtout grâce aux déficits budgétaires. Nous avons expliqué en son temps que le déficit budgétaire était un moyen privilégié pour faire remonter le taux de profit global puisqu’il permet de créer une demande plus élévées dans l’économie sans augmenter les coûts des entrerpises. Le deficit budgétaire est directement lié au taux de profit; c’est l’évidence qui résulte de l’équation developpée du GDP. Le déficit dans nos système est ce qui, en quelque sorte, permet de réduire le coût de production de la demande nécessaire aux entrepsies pour fonctionner. Grâce au déficit de l’état , elles peuvent vendre plus sans avoir besoin d’augmenter les salaires.
La baisse des déficits aux USA après le grand débat politique sur le plafond de la dette a ramené celui-ci a 2,5% du GDP, c’est faible et cela explique à la fois la croissance modeste et surtout la chute des profits qui a recommencé dès la fin 2013.
la même chose s’est produite en Europe avec les imbéciles politiques d’austerité imposée par l’Allemagne et son « ordo-libéralisme » fiscal fascisant .
Résultat, malgré les largesses monétaires, la transmission ne se fait pas, les QE tombent dans le vide faute d’une courroie de transmission budgétaire qui mettrait l’argent dans les mains des consommateurs. . Vous comprenz pourqoi le dernier G20 a mis mis l’accent sur la nécessité de relance budgétaire là ou les marges de manoeuvre existent. Vous comprenez aussi pourquoi on parle de plus en plus du vrai « helicopter money » qui serait une sorte d’aggravation des deficits monetisés directement sans passer par le système bancaire et l’effet de richesse.
Le taux de profit dans nos systèmes est un précurseur de l’activité économique d’environ 12 à 18 mois. C’est la carotte qui le fait marcher. Quand les profits se contractent ou cessent de progresser les dépenses d’équipement ont tendance à ralentir cela joue sur la demande globale et ensuite dans un second temps sur l’emploi.
Nous sommes dans la phase de transmission; dans cet intervalle de 12 0 18 mois au cours desquels les choses se dégradent.
Il est evident que, sous cet aspect, comme nous l’avons souvent répété l’échéance de 2017 est menaçante. On comprend l’affolement des responsables.


Ci dessus les estimations d’évolution des profits du S&P
Et pour une vision de long terme qui rejoint les thèses de la croissance lente pendant lontemps et les soi disants taux naturels numls ou négatifs!
