La justice suisse fournit des preuves dans l’enquête contre Sarkozy

Un arrêt du Tribunal fédéral en février a permis de faire avancer l’enquête sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a-t-on appris mardi. La vente à un prix surévalué d’une villa est au coeur des soupçons.

Les surévaluations dans le cadre de certaines transactions mobilières et immobilières sont l’un des moyens utilisés, considérés comme les plus surs, dans  le cadre des financements politiques occultes. Il suffit de tirer un peu sur les fils et les pots aux roses seront partout, nous disons bien partout, découverts. Le tout est de savoir si on va tirer sur les autres fils ou si on ne va s’intéresser qu’à ceux qui mênent à Sarkozy. Ce qui nous étonne , c’est que Sarkozy avec le contrôle  qu’il avait sur la DCRI n’ait pas préparé ses contre attaques. Certaines très grosses opérations de prises de contrôle Boursières ont servi de support à des opérations du même type. A suivre .

Grâce à l’entraide judiciaire entre la Suisse et la France, les enquêteurs de l’Hexagone ont eu accès le 4 février 2016 à des documents récoltés en Suisse à la demande du Tribunal de grande instance de Paris. Cette « remise de moyens de preuve » permet d’établir avec certitude l’existence de transactions bancaires, jusqu’ici seulement soupçonnées.

Dans son arrêt, le Tribunal fédéral fait état de la vente d’une villa par l’Etat libyen par l’intermédiaire de deux sociétés en France. Il affirme que « ce contrat aurait été passé dans le but de détourner des fonds, le prix versé par la seconde entité précitée à la première ayant été sciemment surévalué ».

« L’utilisation, par les dirigeants d’une société, de fonds appartenant à celle-ci en vue d’obtenir une contreprestation d’une valeur qu’ils savent inférieure, peut a priori tomber sur le coup de la gestion déloyale », conclut l’arrêté.

Un peu plus loin, le texte du Tribunal fédéral transmis à la justice française fait état « de plusieurs flux financiers » dont le versement de 10’140’000 euros – soit la valeur de la villa, selon les estimations de plusieurs médias. Ces transactions ont été effectuées deux mois seulement après la signature du contrat de vente de la maison.

Les hypothèses des juges d’instruction français concernant les ramifications helvétiques des versements occultes du régime Kadhafi pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 se confirmeraient ainsi.

Le parquet de Paris a ouvert en avril 2013 une information judiciaire sur des allégations de l’homme d’affaires Ziad Takieddine. Ce dernier dit avoir des preuves du financement par la Libye de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

L’information porte sur des chefs de « corruption active et passive », « trafic d’influence », « faux et usage de faux », « abus de biens sociaux » et « blanchiment, complicité et recel de ces infractions ». Le président de l’UMP a toujours démenti les dires de l’homme d’affaires franco-libanais.

EN PRIME  Sociale  démocratie de droite, sociale démocratie de gauche: tous contre Sarkozy pour la grande fusion  de l’UMPSCFDTMEDEF, vers la Troisème voie.

Alain Juppé (41%) creuse l’écart avec Nicolas Sarkozy (23%) dans les intentions de vote pour le premier tour de la primaire présidentielle de la droite et du centre, selon un sondage Elabe pour BFM TV et L’Opinion publié mercredi.

Dans l’hypothèse, aujourd’hui la plus vraisemblable, d’un second tour entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, le maire de Bordeaux l’emporterait avec 64% contre 36% à l’ancien président.

Pour le premier tour, Bruno Le Maire se classe en troisième position avec 13% des intentions de vote devant François Fillon (11%). Viennent ensuite Nathalie Kosciusko-Morizet (4%), Nadine Morano (3%), Jean-François Copé (3%), Hervé Mariton (1%), Frédéric Lefebvre (0,5%) et Jean-Frédéric Poisson (0,5%).

L’enquête a été réalisée par internet du 16 février au 16 mars auprès d’un échantillon de 5.001 personnes âgées de 18 ans et plus, à partir duquel a été extrait un sous-échantillon de 513 personnes inscrites sur les listes électorales et se disant certaines d’aller voter au premier tour de la primaire.

Elabe estime à environ 4,4 millions d’électeurs le potentiel de participation au premier tour de la primaire, qui aura lieu le 20 novembre.

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