19 Mars 2016, 18h07 | MAJ : 19 Mars 2016, 18h07
La France est « en guerre » et doit « exterminer » les auteurs d’actes terroristes, a estimé Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, dans une interview diffusée samedi sur iTELE.
-Sarkozy dit n’importe quoi, nous avons choisi, il a choisi cette guerre et il n’est pas le seul.
-Sarkozy prend conscience de l’état de l’opinion d’une part et des risques d’autre part, enfin!
-non ce n’est pas une guerre de civilisation ou de culture,
-c’est d’abord et avant tout une riposte: « nous faisons la guerre chez eux, ils font la guerre chez nous ». Nous menons des guerres qui ne sont pas les notres, pour le pétrole, pour le gaz, pour le Pipelinistan!
-les fondamentalistes ne dévoient pas l’Islam lequel prétend que toute terre ou il y a des musulmans doit devenir terre d’Islam; il n’y a pas d’Islam modéré. La Sharia doit être la loi des musulmans, la Sharia est au dessus des lois des états.
6Seule la vérité est efficace et prétendre que le Jihadisme est tombé du ciel, sansanalyser les causes est une opération politique
-Sarkozy se lance à la reconquête de l’espace politique qui existe entre Juppé et Marine
–Sarkozy anticipe un durcissement de la situation et en particulier l’extension des troubles aux pays du Maghreb
« On n’a pas choisi cette guerre. Est-ce que c’est une guerre contre la France? Je ne crois pas. C’est une guerre contre la civilisation, contre la culture, contre les valeurs humaines. C’est une guerre contre ce tout ce qui n’est pas barbare », a estimé l’ex-chef de l’Etat, qui s’est rendu vendredi à Grand-Bassam pour rendre hommage aux dix-neuf victimes de l’attentat de dimanche.
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« Je pense que tous les moyens – de renseignement, de prévention, de sanction – sont nécessaires », a-t-il ajouté.
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« Quelques milliers de barbares fanatisés qui dévoient la religion à laquelle ils prétendent se référer ont décidé de terroriser et d’assassiner. Nous ne pouvons pas nous laisser faire », a-t-il souligné. « Ce n’est pas parce que nous sommes des démocraties que nous devons être faibles ».
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Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a assuré dans un communiqué lundi soir que l’attaque de Grand-Bassam était une réponse à l’opération antijihadiste au Sahel menée par la France, menaçant de nouveau Paris et ses alliés. La Côte d’Ivoire a aussi été visée pour avoir livré quatre membres d’Aqmi aux autorités maliennes.