France mieux en Mars, mais dégradation des commandes etde l’emploi manufacturier

Le desserrement de l’austérité en Europe permet une stabilisation et même un léger mieux, cependant on ne constate aucune accélération et les indicateurs restent erratiques. Les améliorations restent dans  l’ensemble fragiles et marginales. Rien qui puisse modifier les perceptions des Français.

L’activité du secteur privé s’est améliorée  en mars, après un recul notable en février,  selon l’indice du cabinet Markit publié mardi. L’indice flash composite de l’ensemble de l’activité s’est redressé à 51,1 points, après 49,3 points en février. Il atteint ainsi son plus haut niveau depuis cinq mois, précise Markit.

L’activité est estimée en expansion quand elle se situe au-dessus de la barre de 50, et en contraction lorsqu’elle est en dessous.

« Le premier trimestre 2016 se termine sur une note plus positive pour le secteur privé français, l’activité renouant avec la croissance après avoir enregistré un recul en février », souligne Jack Kennedy, économiste chez Markit, cité dans un communiqué.

« L’enquête met toutefois en évidence des éléments de faiblesse notable, tels que les nouvelles commandes et l’emploi dans l’industrie manufacturière, ces deux variables se repliant au cours du mois », ajoute-t-il.

Selon les premières estimations de Markit, qui se base sur des données d’enquête recueillies auprès de 750 entreprises, l’activité s’est redressée de 49,2 à 51,2 points dans les services, et de 49,5 à 50,8 points dans l’industrie manufacturière.

Le volume global des nouvelles affaires est notamment reparti à la hausse, pour atteindre son plus haut niveau depuis novembre 2015.

Mais la croissance des nouvelles affaires se concentre sur le secteur des services, les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière signalant un recul des nouvelles commandes.

L’emploi dans le secteur privé progresse lui pour le troisième mois consécutif, mais de façon marginale, la hausse des effectifs chez les prestataires de services étant quasiment effacée par les destructions de postes chez les fabricants.

« Dans l’ensemble, les données PMI suggèrent une nouvelle hausse modérée du PIB au premier trimestre 2016, laissant peu d’espoir quant à une sortie prochaine de la morosité qui caractérise depuis quelques mois l’économie française », estime Jack Kennedy.

Les résultats définitifs du mois de mars seront connus le 1er avril pour le secteur manufacturier et le 5 avril 2016 pour celui des services.

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