Les salariés en tant que « classe » travaillent pour l’Etat, pour le profit du capital, et pour eux et leur famille . Toute autre approche est idéologique. En particulier on escamote le poids de la part régalienne, violente, prédatrice de l’Etat et de son appareil et on fait semblant de croire en escamotant cela, que d’une part les profits sont trop élévés et que d’autre part, les salaires le sont également.
L’Etat dans nos systèmes, c’est sacré comme la vache, mais la vache que l’on trait ce n’est pas l’Etat, non , c’est le travailleur productif.
Au sens étroit, la France a 5,4 millions de « ponctionnaires », bien plus que l’Allemagne! Et ces ponctionnaires, il faut les nourrir, ils n’ont acune activité productive, mais ils participent à la redistribution et bien sûr aux frais généraux du pays. Si vous ajoutez tous ceux qui sont inactifs volontairement ou involontairement, vous arrivez enfin à des chiffres qui veulent dire quelque chose, à des chiffres parlants pour apprécier la part qui revient à ceux qui produissent effectivement et calculer ainsi le taux de leur exploitation. En France, il est colossal. La part du travail non payé ou confisqué est incroyablement élévée. C’est pour cela que le Français est sinistre, râleur, qu’il a mauvais esprit, il sait qu’il est grugé. C’est pour cela que la demande spontanée fondée sur les seuls revenus est insuffisante et que les entreprises n’ont aucune raison d’investir, il n’y a pas assez de clients.
Les frais généraux que doit supporter l’activité productive soumise à la concurrence sont excessifs, .l’âne qui porte le foin n’a pas assez à manger; ce ne sont pas les salaires et leurs coûts qui sont trop élévés ce sont les prélèvements parasites.
il est évident que toutes ces statistiques, toute la comptabilité nationale, tout l’appareillage économique est idéologique, il ont pour fonction de jeter un voile non pudique sur la réalité.
Ils faut raisonner globalement, tout compris et ventiler en fonction des ayants droits finaux, pas en fonction des apparences , c’est le seul moyen de disposer des outils efficaces pour connaitre le poids des charges que fait peser le secteur improductif, les frais généraux de la nation, faute de tout cela on ne cesse de prendre des remèdes qui agravent le mal.
En 2015, le coût horaire de la main-d’oeuvre (salaire, traitements, cotisations patronales) dans l’ensemble de l’économie – hors agriculture et administration publique – a été estimé à 29,50 euros dans la zone euro, selon l’office européen de la statistique, Eurostat. Dans le détail, les coûts horaires se sont établis à respectivement 32,3 euros dans l’industrie, 28,60 euros dans les services et à 25,80 euros dans le secteur de la construction. Enfin, dans l’économie non-marchande, il est ressorti à 29,40 euros en moyenne…
Hausse inférieure à la moyenne en France
La France demeure toujours parmi les Etats membres de la zone euro où le coût horaire est le plus élevé. Il est passé de 34,7 euros en 2014 à 35,10 euros en 2015 – soit une hausse de 1,1% – contre 39,10 euros en Belgique (stable) et 36,20 euros au Luxembourg (stable). Cette croissance est toutefois inférieure à celle de l’ensemble de la zone euro (+1,5%).
L’Hexagone est aussi le pays de la région où la part des coûts non salariaux, tels que les cotisations sociales à la charge des employeurs est la plus élevée. Selon Eurostat, elle s’est établie l’an dernier à 33,2% contre une moyenne de 26% dans la zone euro. En Allemagne, cette part s’élève à 22,3%. Les effets du Pacte de responsabilité – 41 milliards d’euros de baisse de charges – ne semblent donc pas encore se faire ressentir.
Dumping social
En Lituanie, le coût de la main d’oeuvre se situe à seulement 6,8 euros (+5,6% par rapport à 2014). Les importants écarts entre Etats membres sont à l’origine de la concurrence déloyale pointée du doigt par de nombreux pays. Début mars, la Commission européenne a donc proposé qu’un travailleur détaché au sein de l’UE bénéficie désormais des conditions de rémunération en vigueur dans son pays d’accueil et non plus seulement du salaire minimum appliqué dans ce pays…