Les contructions parallèles sont de plus en plus utilisées et elles sont redoutables. C’est le complément du monde de contrôle, d’écoutes et de surveillance dans lequel nous vivons.
Les autorités dominantes vous écoutent, épient vos mails, elles vous surveillent , surtout vous et tous ceux qui sont suceptibles de les contester. On traque les insoumis, les rebelles, leurs représentants officiels et officieux. Le système leur ôte l’accès aux médias, les assèche financièrement, bref il les neutralise et les pousse à la faute ou aux actes « border line ».
La surveillance ciblée permet de tout savoir, tout apprendre, les moyens modernes vous rendent vous et vos représentants transparents; il n’y a rien qui puisse leur échapper. Mis il y a un « mais » , un énorme « mais », tout cela est illégal, et non utilisable par les services officiels, donc il faut rendre toutes les infirmations, tous les résultats de la surveillance acceptables; il faut en quelque sorte les « blanchir ». C’est la naissance des constructions parallèles. Une construction parallèle se fixe pour objectif de faire rentrer dans le circuit légal ce qui a été obtenu illégalement
On a en mains un dossier, une information qui ont été obtenus de facon non légale et on construit un dispositif qui la rend légale. Le dispositif peut être une dénonciation, un tireur d’alarme, une fuite malencontreuse, un témoin qui veut négocier, un repenti, le hasard même, etc etc. La panoplie des constructions parallèles est infinie comme le génie humain.
Les états-Unis sont spécialistes des constructions parallèles, c’est l’héritage de ce système de dénonciation: le coupable qui négocie, qui se met à table est épargné. Le Français Jean Peyrelevade , qui a eu affaire à la justice Américaine a écrit sur ce sujet en son temps. Et ce système s’est prolongé tout à fait naturellement, il a été récupéré par exemple dans les affaires des écoutes, jamais révélées des banques suisses et de leur clients « fraudeurs ».
La plupart des soi-disant listes qui tombent du ciel et sont livrées aux autorités ont une origine très particulière: le piratage par les services de surveillance des grandes puissances; mais il faut maintenir le mythe car il est utile pour la possibilité de perpétuer le contrôle des citoyens avec leur assentiment.
L’autre origine des constructions parallèles est la pratique de la police et des juges Américains de « l’entrapment ». Nous y reviendrons un jour.
Entrapment:
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the illegal act of tricking someone into committing a crime so that the person you have tricked can be arrested