Détrompez vous, je n’ai rien contre ce pactole de Blankfein lequel réalise dit -il « God’s work ». L’oeuvre de Dieu.Il les mérite. Il les mérite dans le cadre du système.
Non, quand on accompli l’oeuvre de Dieu on mérite bien cela et ce gain n’a aucun rapport avec un salaire, c’est ce qu’il faut bien comprendre.
Ces 20 millions d’euros représentent la participation de Blankfein à l’oeuvre divine, c’est à dire au fonctionnement du Système.
Blankfein n’est pas payé comme un salarié, mais comme un apôtre, comme un pape, comme un associé du capital (Dieu) et c’est sur la part du capital qu’il émarge, pas sur la masse salariale.
Pour apprécier ce que gagne Blankfein, il faut le comparer non aux salaires, puisque ce n’est pas un salaire, mais il faut le comparer à la masse de profits, aux dizaines de milliards que gagne sa firme.
Vous savez que le Système, est gouverné par des règles, il fonctionne selon certaines structures, certaines « gestalt » qui le gouvernent. Des règles qui gouvernent, entre autres la répartition des richesses et des pouvoirs.
Le Système est fait de Mystères, au sens que l’on donne au mot « mystère » dans les religions. Tout se passe comme si le Système avait une logique cachée, un inconscient . Seuls les grands prêtres comme Blankfein ont accès à cette logique, que les conspis appellent plus ou moins le dessous des cartes; ces grands prêtres en sont les responsables séculiers , ce sont eux qui font en sorte que la logique soit respectée. Ils sont les gestionnaires apparents. Les tenants lieu de Maîtres, les représentations concrètes de ce qui ne se représente pas, le pouvoir du capital, la dure loi d’airain du profit et de son accumulation, certains diraient sa dictature. Certains font la confusion et tombent dans le piège de la personnification, ils critiquent les juifs comme représentants privilégiés de cette classe de gens qui manipulent et gèrent les mystères de l’argent. C’est un énorme contre sens.
Au passage je rappelle que je suis capitaliste car je préfère la dictature du capital à celle d’une Nomenklatura comme ce fut le cas en URSS; imaginez que ce soient les gens comme Hollande qui allouent et contrôlent le capital et les investissements, j’en frissonne. Je préfère la dure loi d’airain abstraite du profit et de l’efficacité à l’arbitraire des socialistes incompétents.
Le capital a eu une idée de génie dans les années 80 lorsqu’il s’est dit: les managers ont tendance à choisir, à gérer, en fonction de l’intérêt général et s’émanciper du capital. Les managers commencent à s’ériger en classe autonome et à prendre des libertés, ils travaillent pour les clients, les salariés, l’état, l’avenir, mais tout ceci ne fait pas notre affaire, ce que nous voulons, c’est qu’ils ne travaillent que pour nous, qu’ils nous fassent le maximum de profits à court terme, coûte que coûte. Et le capital a changé les règles du jeu, il a augmenté les salaires des managers, il a crée les bonus, les stocks-options, les buy-backs et tout ce qui permet d ‘associer étroitement le manager au capital.
Le gain du manager, c’est ce qui permet de le tenir en laisse. C’est ce qui fait que, Maître apparent, en réalité il est esclave. On a fabriqué une communauté d’intérêt très serrée entre le capital et les managers et c’est ainsi qu’il faut comprendre les rémunérations qui n’en sont pas, c’est un partage de ce que Bataille appellerait « la part maudite », le surproduit qui se génère par le miracle d’un système mystérieux. .Blankfein n’est pas un salarié, c’est un grand prêtre, un membre du clergé capitaliste.
Goldman Sachs a payé 22,6 millions de dollars (19,8 millions d’euros) à son directeur général, Lloyd Blankfein, au titre de 2015, selon un document financier publié vendredi, une rémunération en baisse pour la première fois depuis quatre ans. En 2014, Lloyd Blankfein avait touché 24 millions de dollars.
En plus de son salaire et d’autres éléments de rémunération, Lloyd Blankfein pourrait toucher un total de sept millions de dollars sur la base des résultats financiers de la banque sur les huit prochaines années dans le cadre d’un programme de rémunération variable à long terme, précise le document déposé auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC).
La rémunération 2015 inclut des actions pour 13,9 millions et un bonus de 6,3 millions.
Le directeur financier de Goldman Sachs, Harvey Schwartz, et le directeur général adjoint, Gary Cohn, ont été payés au total 21 millions de dollars, précise le document.
Le comité des rémunérations de la banque avait décidé d’une baisse de 4% à 5% des rémunérations des principaux dirigeants en raison des difficultés des marchés financiers et de la hausse des coûts liés aux obligations réglementaires.