L’endettement des Etats continue de se creuser « aux quatre coins du globe » et notamment dans les pays riches où il se rapproche des niveaux de l’après-Seconde Guerre mondiale, met en garde mercredi le Fonds monétaire international
Une répression financière renforcée et aggravée est inéluctable, elle est inscrite en letrtes d’or dans les tables du futur. La répression financière est une technique de résorption des dettes sur le dos des citoyens qui a justement été mise au point après les guerres pour faire disparaitre les excès de dettes contractées pour financier les conflits.
« En moyenne, la dette publique dépasse maintenant le niveau atteint pendant la Grande Dépression (dans les années 30) et s’approche du niveau qui était le sien au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale », note le FMI dans son rapport semestriel sur la dette.
Frappés de plein fouet par la chute des cours du brut, les pays exportateurs de pétrole voient également leur endettement monter en flèche pour compenser la perte de leur recettes, souligne le rapport publié en marge de l’assemblée de printemps FMI-Banque mondiale à Washington
D’après ses estimations, la dette des producteurs d’or noir au Maghreb et au Moyen-Orient devrait ainsi flamber de 2.000 milliards de dollars dans les cinq prochaines années.
« Les finances publiques ont eu une année difficile. Une nouvelle réalité est en train d’émerger », résume Vitor Gaspar, le principal auteur du rapport, qui pointe l’impact du ralentissement de l’économie mondiale. « Les risques augmentent quasiment partout ».
Pendant ce temps les marchés financiers sont au plus haut! Et ne vous en étonnez pas car c’est parce que cela va très mal que l’on injecte de liquidités et que les banques centrales rachètent les titres longs; elles le font pour créer un « effet de richesse » qui masque la pauvreté réelle. Quand le FMI parle de risque entendez par là : remise à leur vraie valeur de tous ces actifs inflatés artificiellement par les politiques monétaires.
La dette publique devrait ainsi atteindre cette année près de 250% du produit intérieur brut au Japon, 133% en Italie, 107% aux Etats-Unis et un peu plus de 98% en France, selon les prévisions du FMI. Aucune estimation n’est disponible pour la Grèce, qui est en proie à une grave crise économique depuis six ans.
Ces chiffres sont de la pure propagande car les dettes réelles, sont bien supérieures à tout cela, il faut en effet inclure toutes les promesses non financées comme les retraites et les protections sociales.
Une nouvelle fois, le FMI exhorte ses Etats membres à se tenir prêts à « répondre rapidement » pour soutenir la croissance économique et « réduire les vulnérabilités » alimentées par leur endettement, tout en reconnaissant que leur marge de manoeuvre politique est étroite.
« Le calendrier électoral et les blocages politiques pourraient compliquer la mise en oeuvre des mesures et freiner des politiques ambitieuses en 2016 dans plusieurs grandes économies », assure le FMI.