Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a affirmé mercredi que les policiers avaient reçu l’ordre « au plus haut niveau » de réprimer « brutalement » les récentes mobilisations sociales contre la loi Travail.
Le syndicat, qui est en congrès depuis lundi, est la cible de critiques pour une affiche de sa branche Info’com (salariés de l’information et de la communication) dénonçant les violences policières sur laquelle figurent notamment un écusson de CRS et une flaque de sang.
S’il reconnaît que « le message peut paraître un peu brutal », Philippe Martinez, dont le syndicat est en pointe dans la contestation de la loi Travail, accuse les forces de l’ordre d’obéir à des ordres « d’en haut » pour provoquer des incidents.
Tout comme du temps de Pasqua! La logique des Pouvoirs est toujours la même, qu’ils soient d’un coté ou de l’autre. Ceux qui sont en place agitent toujours la menace de la chienlit pour rallier les bien-pensants et la population vieillissante, et si il n’y en a pas, ils l’organisent eux même.
« Il y a des ordres au plus haut niveau vis-à-vis des agents de police, des CRS, pour qu’il y ait des manifestations qui soient encadrées assez brutalement », a dit le dirigeant syndical sur Europe 1.
« Les policiers, on leur donne des ordres, et ces ordres, vous l’avez constaté sur des images, je l’ai moi-même vécu lors de la manifestation du 31 mars, font que des policiers frappent, évidemment ceux qu’on appelle les casseurs, mais dans la bousculade beaucoup de jeunes et de moins jeunes comme moi », a-t-il affirmé.
« Je l’ai constaté par moi-même, a-t-il insisté, il y a une ultra-minorité de personnes, on dit des jeunes mais je n’ai pas vu que des jeunes, qu’on appelle les casseurs, qui viennent perturber les manifestations et ces affrontements entre cette minorité et les policiers donnent des débordements qui sont de mon point de vue organisés au plus haut niveau. »