Dans 5 ans les Banquiers Centraux seront au banc d’infamie, je prends date

Les marchés financiers sont valorisés pour la perfection. Cela veut dire qu’ils anticipent le meilleur des mondes, celui ou les Banques Centrales sont omnipotentes: il ne peut rien arriver qu’elles ne soient capable de maitriser.

Le seul ennui est que depuis le début de la Great Experiment, les crises séculaires  se reproduisent tous les trente ans et les crises générationnelles tous les dix ans. Nous vivons le temps de la gestion par et pour les crises.

Nous en avons encore eu deux en moins d’un an, en Aout dernier et en janvier. Et pour y faire face, on a du, pour la énième fois employer les grands moyens, l’artillerie lourde des canons monétaires.

Les critiques ne portent pas, d’ou qu’elles viennent. Ainsi Draghi ose repousser les critiques Allemandes non pas par des arguments et un débat, mais par des anathèmes: « ils se mèlent de ce qui ne les regarde pas, ils attentent à notre indépendance ».

Les discours de ces gens sont unilatéraux, ils ne parlent qu’entre eux, sans concurrence, ils sortent tous de la même école, ont tous les mêmes professeurs, ils ne  tolèrent aucun reproche, ils ont toujours raison dans la voie qu’ils ont choisie.  Et si cela ne marche pas, c’est de notre faute, parce que que nous ne les laissons pas en faire assez. Pas assez, c’est pourtant  90 milliards   par mois d’achats de titres à long terme par la BCE et des taux d’intérêts négatifs sur près de la moitié de l’univers des emprunts d ‘état. C’est pourtant la ruine des épargnants traditionnels, ceux qui n’ont pas vocation à prendre des risques, c’est la ruine des systèmes de retraites et celles des protections sociales.

Les seuls qui bénéficient de leur politique, ce sont les ultra riches dont la fortune accumulée est sur les marchés financiers ou dans les actifs  immobiliers de haut standing. Ceux là bénéficient de la « hernie » que forment  les  digits sortis de rien.

Les conséquences  de la  politique de ces gens se donnent maintenant quotidiennement à voir dans la dislocation des systèmes politiques, dans le rejet (justifié) des partis de gouvernement, dans l’attrait pour les extrèmes, dans le désespoir des familles confrontées au chômage et à l’insécurité.

Ils nous font vivre dans  le mensonge. Plus nous nous écartons de la vérité, plus nous allons vers le chaos. La vérité unit obligatoirement les gens  honnêtes, de bonne volonté; le mensonge révolte, attise les colères. La propagande irrite, les citoyens  ont beau jeu de ricaner quand Hollande ose dire que les choses vont mieux pour tenter de se remettre en selle alors que sa faiblesse enhardit des concurrents. Oser prétendre que les choses vont mieux comme le font Hollande et Draghi est une provocation idiote.

La réponse de Draghi au personnel politique Allemand qui l’accuse de favoriser la montée de partis nouveaux, non politiquement corrects, cette réponse est scélérate, et surtout irresponsable. Grosso modo , Draghi dit:  ce n’est pas mon problème, démerdez vous. L’arrogance de ces gens  n’a d’égal que leur nullité. Hélas, les choses de la monnaie et de l’économie sont complexes et les fausses élites ont beau jeu d’enfumer les citoyens dès lors que les médias et les corps intermédiares sont aux ordres.

Ces gens mentent, truquent les chiffres, manipulent les bases de comparaison, transforment   les vessies en lanternes, mais le pire de tout est qu’ils le savent, ils sont cyniques. Ils improvisent au fil des jours, quasi  au fil de la pente qu’ils nous font dévaler , par association d’idées comme des Ubu surréalistes, ils bluffent de l’ air assuré de celui qui ne paie pas ses factures.

Je soutiens que dans moins de cinq ans, ces gens seront remis à leur place au banc d’infamie et qu’ils seront, si le peuple réussit à reprendre le pouvoir, jugés et punis.

 

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