La mère de toutes les bulles est la masse des emprunts des états souverains. Un jour la bulle, comme toutes les bulles éclatera, c’est une évidence. C’est la mère de toutes les bulles avec et complémentairement au cash.
La gestion monétaire mondiale est « bullaire ». Ceci signifie que les Banques Centrales régulent la conjoncture et stimulent artificiellement la croissance par la création de crédit, que ce crédit va se loger dans des secteurs donnés, y fait une sorte de « hernie », puis que cette « hernie », à un moment que personne ne peut deviner, éclate. Les prix se régularisent, ils chutent .
Nous faisons une « hernie » historique sur les emprunts des états à cause de ce que l’on appelle le risk-off. La peur conduit à accumuler des fonds d’état dans la croyance que ceux ci constituent un refuge. Et les états exploitent le filon en en émettant à tour de bras. La demande est tellement forte que près de 40% des dettes des états ne rapportent rien ou ont un intérêt négatif! Le jeu de l’offre et de la demande ne peut se manifester librement car les Banques Centrales monétisent, achètent des emprunts d ‘état avec de la monnaie qu’elles impriment. C’est le « printing » qui fait chuter les taux, pas l’offre et la demande libres. Les taux de rendement des emprunts d’état n’ont rien à voir avec l’offre et la demande d’épargne, ils ont tout à voir avec les politiques monétaires d’inflation de la quantitté de monnaie.
Les Banques Centrales n’auront pas toujours le contrôle de la monnaie, de la planche à billets, de l’inflation et donc des taux. Les taux remonteront au niveau moyen séculaire et …la bulle éclatera avec des pertes considérables. Ce sera le mode d’apparition de La Crise, la vraie, celle qui n’a pas encore eu lieu. De proche en proche, elle balaiera tout, y compris les systèmes bancaires des pays considérés comme vertueux. N’oubliez jamais que ce sont les dettes des uns qui font la soi disant fortune apparente des aurtes.
Les « dominants essaient de vous faire croire que les taux sont voisins de zéro en conséquence de la croissance faible, ils mentent: les taux sont voisins de zéro artificiellement parce qu’ils sont manipulés, faits à la main, imposés par la politique monétaire non-conventionnelle, anormale, qu’ils mènent. Stoppez les dopages et l’ultra-liquidité et les taux remontent vers leur niveau d’équilibre, autour des 2% plus l’inflation. Les taux réels, si ils n’étaient pas comme on dit, « réprimés » seraient à 3% environ, pas à zéro pourcent ou négatifs
On a fait des « hernies » dans le secteur des Telcos en 2000, puis dans le secteur du logement en 2006, puis dans le secteur de l’ingéniérie financière, puis dans les matières premières, puis … dans le crédit souverain, les fonds d’état en ce moment.
Une bulle ne peut prendre naissance que si, à un moment donné on croit que les choses ont changé , que cette fois ce ne sera plus jamais comme avant. Il faut, pour former une bulle que les gens croient tous que ce ne sera plus comme avant et donc que ce sera ainsi très longtemps, très longtemps. On a cru que les prix du logement monteraient toujours, que les matières première allaient devenir rares, que le pétrole était en voie de raréfaction etc. Tout ceci a permis de faire des bulles de prix qui, un jour se sont dégonflées.
Depuis 2008/2009 il y a une croyance , entretenue par les gouvernements, croyance selon laquelle les emprunts d’état sont sans risque. Il est normal qu’ils popularisent cette idée puisqu’ils vous vendent des emprunts d ‘état à tour de bras! Pour accréditer cette idée, les gouvernements ont fait des règles qui forcent les banques à accumuler des emprunts d’état. Ils ont fait en sorte que dans les comptabilité des banques, ces titres soient considérés comme sans risque. Ces titres en quelque sorte ne consomment pas de capital bancaire. C’est bien sur un mensonge, une tromperie. Les états sont des entités comme les autres, souvent plus mal gérés que les entreprises et leur seul atout, c’est de pouvoir lever l’impôt. Mais l’impôt a des limites car l’impôt tue l’impôt quand il y en a trop et nous avons déja touché ces limites. Les emprunts souverains actuels n’ont de sécurité que le nom, même les emprunts Allemands seront détruits en raison de ce que l’on appelle l’interconnexion. Tout le monde est dans le même bateau ou plutot sur la même mer …de liquidités. Tournez votre regard vers le navire amiral Allemand: la Deutsche Bank. Mais chut il ne faut pas le dire, c’est presque puni par la loi.
Les Allemands savent tout cela et ils savent aussi que dans certains pays européens, les banques pour plaire aux gouvernements achètent les emprunts d’état que ce dernier émet, sans retenue et sans prudence . Cela signifie que finalement le lien entre les gouvernements et les banques au lieu de disparaitre, se resserre. Le couple est bel et bien un couple maudit en cas de difficulté, ils se tiennent par la barbichette. Cela va à l’enconrte de toutes les politiques européennes, lesquelles visent à faire en sorte que les difficultés des uns ne rejaillissent plus sur les autres. La politique vise à séparer ces couples maudits. Ce sont bien sur les Allemands qui protestent contre ces pratiques quasi frauduleuses car ils savent qu’en cas de sinistre ce sont eux qui seront, comme lors de la crise dite des Périphériques, obligés de payer. Les Allemands veulent plafonner les achats de dettes souveraines par les banques, on les comprend. Ils veulent réduire leur risque. Eux savent qu’un jour les sinistres sont inéluctables et qu’ils vont se multiplier.
Le plafonnement de l’exposition des banques à la dette soueveraine a mis en lumière les divergences existant entre les ministres des Finances de l’Union européenne (Ecofin) sur cette question, plusieurs Etats membres contestant en particulier l’idée de l’Allemagne de limiter une telle exposition.
Les emprunts d’Etat, considérés comme étant sans risques, sont exonérés des limitations imposées aux avoirs bancaires constitués par la dette des entreprises et des ménages.
Cela permet aux Etats d’emprunter à faible coût mais on s’est aperçu, à l’occasion de la crise de la dette de la zone euro, que cela entretenait aussi un cercle non vertueux entre ces derniers et le secteur bancaire.
« Nous avons eu une discussion ouverte sur le traitement réglementaire de l’exposition souveraine des banques; il y a eu différentes idées sur la façon de procéder », a déclaré le ministre des Finances néerlandais Jeroen Dijsselbloem vendredi, à l’issue d’une réunion de l’Ecofin.
Les travaux se poursuivront au niveau des experts et les ministre pourraient à nouveau aborder le sujet en juin, a-t-il ajouté.
Dans un document dont les ministres ont discuté, la présidence néerlandaise de l’UE propose diverses possibilités, dont un plafonnement et une augmentation du coût de détention de la dette souveraine.
Le Britannique Jonathan Hill, commissaire européen aux affaires financières, estime que le sujet doit faire l’objet d’un accord international et pas seulement au sein de l’Ecofin. Le Comité de Bâle étudie lui-même la question depuis des mois.
Pour Dijsselbloem il faut aborder le dossier dans le cadre des discussions sur le projet plus général d’union bancaire. L’Allemagne subordonne une telle union à l’existence de banques plus saines et plafonner leur exposition à la dette souveraine est pour elle l’un des moyens d’y parvenir.
L’Italie est l’un des pays les plus opposés au principe du plafonnement dans la mesure où ses banques détiennent une bonne partie de la dette publique. Elles verraient la valeur de ces avoirs sensiblement diminuer en cas de plafonnement.