Emploi, les chiffres vont mieux, les personnes… moins bien!

Le chômage a reculé de 1,7% en mars en France, une évolution s’accompagnant cependant d’une forte progression du nombre de demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite, selon les chiffres publiés mardi par le ministère du Travail.

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) s’est contracté de 1,7% sur un mois, à 3.531.000, soit 60.000 personnes de moins qu’à fin février. Un recul d’une telle ampleur est inédit depuis septembre 2000.

En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi n’a diminué que de 0,2%, soit 8.700 personnes de moins qu’en février, à 5.454.100 (5.767.700 en incluant les départements d’Outre-mer, également en recul de 0,2%).

La France des petits boulots

Ces deux catégories des personnes exerçant  une activité réduite, B et C ont en effet vu leurs effectifs progresser de 2,7% sur un mois en mars pour atteindre de nouveaux records, avec un cumul de 1.923.100 personnes.

Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 0,5% pour la catégorie A et affiche une hausse de 3,0% en prenant en compte les catégories B et C.

Par tranche d’âge, pour ces trois catégories, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a diminué de 0,4% chez les moins de 25 ans, reculé de 0,2% pour les 25-49 ans mais progressé de 0,1% chez les 50 ans et plus sur le mois.

Sur un an, le repli s’élève à 2,9% pour les jeunes mais la tranche des 25-49 ans enregistre une hausse de 2,7% et les seniors connaissent une progression de 7,7%.

Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, s’est stabilisé en mars, à 2.483.600, mais augmente de 0,6% sur le trimestre et de 7,5% sur un an.

Sur les trois mois à fin mars, les entrées à Pôle Emploi dans les catégories A, B et C ont augmenté 0,4% par rapport au trimestre précédent (+1,6% sur un an), notamment sous l’effet d’un bond des premières entrées (+16,5%).

Les sorties ont enregistré dans le même temps et sur le même périmètre une progression de 5,1% sur trois mois (+8,9% sur un an), avec en particulier une nette augmentation des cessations d’inscription pour défaut d’actualisation (+8,3%) et entrée en stage (+9,3%).

Avec les béquilles et subventions, cela va mieux,…artificiellement 

« Nos efforts portent leurs fruits », a-t-on commenté au ministère du Travail, soulignant notamment que l’aide à la première embauche dans les PME a accéléré les effets du pacte, avec « 225.000 aides demandées » depuis l’annonce de la mesure par François Hollande, le 18 janvier.

Le chef de l’Etat, qui a fait d’une baisse « crédible » du chômage la condition pour briguer un nouveau mandat, avait également annoncé en janvier un plan de 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d’emploi, dont les bénéficiaires vont basculer dans la catégorie D de Pôle emploi, donnant lieu à de nombreuses critiques sur une baisse artificielle des statistiques.

Commentaire

Seuls comptent pour le redressement économique du pays les emplois économiquement justifiés dans le secteur productif de biens et services négociables sur le marché international, c’est dur, mais c’est ainsi en raison notre situation..

Les emplois artificiels, aidés, les parkings à chomeurs, les emplois subventionnés, tout cela fait les déficits/dettes d ‘aujourd’hui, les impôts de demain et les licenciements d’après demain..

Nous avons annoncé il y a quelques jours que Hollande se représenterait, nous n’en avons jamais douté. La campagne est lancée, elle débute sous le signe du mensonge et de l’enfumage. Nous allons connaitre des mois tristes, mais passionnants.

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