Le Figaro reprend la formulation que nous avons utilisée pour résumer notre analyse des derniers chiffres de l’emploi dont se gargarise avec impudeur et incompétence El Khomry.
Affirmer que les choses vont mieux est, contrairement, aux apparences une erreur de Com et non une habileté. En effet :
-la stabilisation en cours est insuffisante pour mériter le qualificatif d’amélioration, surtout qu’elle n’a pour origine que la pause dans les politiques d’austérité , lesquelles sont remplacées par des politiques de réformes bien plus douloureuses
-les artifices utilisés sont connus et perçus comme tels
-la coinicidence avec la rentrée en scène des ministres pro-Hollande afin de préparer sa candidature fait sourire par sa naiveté
-les Français ont maintenant un a priori négatif contre Hollande, et tout ce qu’il fait est jugé négatif, même quand ce n’est pas le cas.
-Hollande a la réputation d’un menteur et d ‘un enfumeur, donc affirmer des choses que les gens ne perçoivent pas est considéré comme de nouveaux mensonges ce qui renfore son statut de … menteur.
-Au plan de la Com c’est catastrophique. Avant la confiance, Hollande a besoin de reconquérir une crédibilité.
Seuls 17% des Français sont d’accord avec l’affirmation de François Hollande selon laquelle la France « va mieux » et une large majorité d’entre eux (78%) redoutent au contraire une « explosion sociale », selon un sondage Elabe diffusé aujourd’hui.
« Oui, ça va mieux », avait lancé le chef de l’État lors de son intervention télévisée du 15 avril. Mais 83% des personnes interrogées ne sont pas d’accord avec cette affirmation. Si 40% des sympathisants de gauche approuvent les propos de François Hollande, 8% seulement des proches de la droite sont de cet avis, selon cette enquête sur le climat social pour BFMTV.
Un «risque élevé» d’«explosion sociale»
Près de huit Français sur dix (78%) estiment en revanche qu’il existe aujourd’hui en France « un risque élevé » d' »explosion sociale », contre 22% pour lesquels ce risque est « faible ». Ce risque de crise sociale « avec une multiplication des conflits sociaux voire un blocage du pays » est réel pour 64% des proches de la gauche et 84% de ceux de la droite.
Enfin, seules 28% des personnes interrogées font confiance aux syndicats de salariés pour défendre leurs intérêts, contre 72% d’un avis contraire. Chez les seuls salariés, la confiance dans les syndicats grimpe à 34%, mais 66% d’entre eux ne leur font pas confiance.
Enquête réalisée en ligne les 26 et 27 avril, auprès d’un échantillon de 1000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.