La dynamique des crédits au secteur privé en zone euro a légèrement ralenti en mars, avec une hausse de 1% sur un an contre 1,2% en février, a annoncé mercredi la Banque centrale européenne (BCE).
Corrigée de certaines opérations strictement financières, la hausse des crédits est restée stable en mars, à +0,9%, par rapport au mois précédent, précise l’institution monétaire européenne.
Dans le détail, la hausse des crédits à la consommation est restée stable en mars, à +5%, de même que celle des prêts immobiliers (+2,3%). La croissance des prêts aux entreprises non-financières a elle très légèrement accéléré, avec une hausse de 0,8%, contre 0,7% en février.
L’évolution du crédit au secteur privé est un indicateur très suivi par la BCE dans son combat pour « compenser » l’appauvrissement des salariés, la hausse des prélèvements obligatoires, , la disparition des revenus de l’épargne. Accessoirement, le remplacement des « revenus gagnés » par son activité par un « pouvoir d’achat octroyé », venu d’en haut permet de mainteanir un relatif calme social dans cette periode de mécontentement généralisé marqué par la montée des extrémismes. La BCE aspire à faire de tous les citoyens: des grecs.
Pour relancer le crédit, l’institution monétaire a depuis deux ans abaissé ses taux directeurs à leurs plus bas niveaux historiques et accorde des prêts géants quasi-gratuits aux banques de la région.
L’institution va lancer en juin une nouvelle série de prêts destinés aux banques, à long terme (quatre ans) et taux avantageux, appelés TLTRO II, et muscler son vaste programme de rachats de dettes, le « QE », en rachetant des obligations d’entreprise, une première dans son histoire. L’acquisition de ces nouveaux titres, qui s’ajoute aux rachats de dettes privées et publiques déjà en cours depuis mars 2015, devrait lui permettre de déverser 80 milliards d’euros dans le circuit financier chaque mois, contre 60 milliards auparavant.
La croissance de la masse monétaire M3, agrégat utilisé par la BCE comme un indicateur avancé de l’inflation, a quant à elle quelque peu accéléré en mars, à 5%, contre 4,9% lors du mois précédent, a également fait savoir l’institution monétaire.