Editorial. Notre opinion sur les marchés, on attend la confirmation

Comme le pointent les différents graphiques produits ci dessous, les marchés américains ont dessiné une configuration positive. Les tendances baissières ont été invalidées par la hausse de 15% qui est intervenue depuis la mi Février. Nous sommes maintenant à quelques fractions du plus haut historique sur le S&P 500. Même si les autres indices sont un peu en retad, l’allure et les conclusions que l’on peut tirer sont les mêmes. Elles sont positives.

On a refranchi les moyennes mobiles venant du bas et les courbes des MM50 et MM200  se sont croisées, ce qui est bon signe.

Cependant nous sommes, comme nous l’avons expliqué et commenté, à un point crucial puisque les indices hésitent à franchir la zone de résistance définie par les précédents plus hauts. Un franchissement des 2140/2150 au S&P 500 serait une confirmation rassurante.

Les marchés s’améliorent en profondeur et en extension

Nous insistons souvent sur le concept d’appétit pour le jeu, que nous préférons à celui d’appétit pour le risque. Il correspond mieux à cette notion de « greed », d’envie qui anime les participants. Personne n’aime le risque et n’est attiré par le fait d’en prendre, non, les gens sont attirés par l’appât du gain, par le « momentum ». Ils suivent le momentum car ils ne veulent pas manquer l’aubaine et ils enragent de voir que les autres se goinfrent et pas eux.

L’appétit pour le jeu est revenu, et il se manifeste par ce que l’on appelle la participation à la hausse,  par l’unanimité.  Quand l’appetit pour le jeu est faible, l’attention est sélective, on se concenrte sur ce que l’on croit être le plus doré sur tranche, le nombre de hausses est faible, seule une minorité de titres participentà la fête. Quand l’appétit est gros, on va chercher des opportunités de plus en plus loin, périphériques, on abandonne la sélectivité, on joue les valeurs en retard.

On mesure ce phénomene par ce que l’on appelle ldes Advance/Decline, les A/D. Quand la participation à la fête augmente, la fête dure plus longtemps, la tendance à la hausse est plus assurée. L’évolution des courbes qui retracent les cumuls d’A/D devient pentue,  et quand elles évoluent de concert avec les indices de cours, il est évident que cela traduit quelque chose de positif. A fortiori si elles inscrivent de nouveaux plus hauts en même temps qu’elles. Ici les lignes d’A/D font un plus haut avant même le S&P 500.

Donc en résumé sur cette question de l’appétit pour le jeu et la participation: les indicateurs sont positifs, tout monte; les blue chips, les mid-cap, les small- caps et les A/D font un plus haut précurseur.


Le S&P 500  est à portée de son plus haut 

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Les mid caps ne sont pas loin

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Les small caps sont à 5% environ de leur plus haut

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La participation mesurée par les A/D est en progression, ce qui donne de la solidité, de la consistance,  au mouvement

 

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Le tirage quotidien de la loterie attire de nouveaux participants-joueurs

 

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Pour toute hausse, pour que le rally franchisse une nouvelle étape, il faut un narrative! 

Ici le narrative prend corps avec les « espoirs », avec les prévisions de reprise au second semestre, comme d’habitude, avec les révisions en hausse des earnings qui vont succéder aux révisions en baisse car on va partir de chiffres minorés.

Et le plus important c’est la relation, la réflexivité qui existe entre l’évolution de la Bourse et l’économie réelle. La Bourse n’est pas le reflet anticipé de l’économie, mais son moteur. Dans les circonstances actuelles, si les autorités n’imprimaient pas une rendance haussière au marché financier, la probabilité de récession serait supérieure à 50%; mais comme les autorités s’y opposent et vont s’y opposer de plus en plus, par le biais du rally boursier fait à la main, , la probabilité de récession va reculer et la prophétie se réalisera parce qu’elle sera crue.

Le fait d’échapper à la récession sera à notre sens déterminant car une partie encore significative de la communauté financière y croit, c’est une réserve potentielle d’acheteurs.

ce qu’il faut retenir c’est :

-la tendance spontanée à la croissance faible et au ralentissement

-le rendement de plus en plus faible des stimulants et des dopages

-leur durée de vie de plus en plus limitée

-ces tendances sont inadmissibles et insupportables car elles fragilisent l’édifice financier

-il faut coûte que coûte s’y opposer, quitte à abandonner l’espoir de la normalisation monétaire

-on avait resserré depuis Juin 2014, ce qui avait provoqué des craquements. On a depuis brisé les anticipations de resserrement, et on est en train de tenter de redevenir neutre. Si cela ne suffit pas à desserrer les conditions financières, on ira plus loin, d’abord verbalement, puis concrètement.

 

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