par Soeren Kern • 4 mai 2016
- « Tous les imams doivent être formés en Allemagne et partager nos valeurs. Il n’est pas pensable que nous importions des valeurs différentes, parfois extrêmes, d’autres pays. L’allemand doit être la langue des mosquées. L’Europe des Lumières doit favoriser l’émergence d’un islam européen » – Andreas Scheuer, Secrétaire Général de la CSU (Union chrétienne sociale).
- Le gouvernement turc a envoyé 970 imams – la plupart ne parlent pas allemand – pour diriger les 900 mosquées allemandes sous contrôle du service des affaires religieuses du gouvernement turc. Les agents du culte en Allemagne sont en réalité des fonctionnaires turcs qui répondent à un appel d’offres du gouvernement turc.
- Erdogan a formellement interdit aux immigrants turcs de s’assimiler à la société allemande. En novembre 2011, à l’occasion d’un déplacement à Berlin, il a déclaré : l’ « assimilation est une atteinte aux droits de l’homme ».
La Grande Mosquée de Cologne, sous contrôle de la DITIB, sert
d’état-major aux services de renseignements turcs. Ils y entretiennent un commando de voyous qui mène des expéditions punitives contre les dissidents turcs en Allemagne. (Image source: © Raimond Spekking/CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons)
Un homme politique connu a proposé « une loi sur l’islam » qui limiterait l’influence des imams étrangers en Allemagne et interdirait le financement des mosquées par des puissances étrangères.
Cette proposition de loi – calquée sur le modèle autrichien voté en février 2015 – a pour but de conjurer l’extrémisme et de promouvoir une meilleure intégration par le développement d’un « islam européen ».
Ce tournant a été pris à la faveur de révélations sur le financement par la Turquie du salaire d’un millier d’imams traditionnalistes en poste dans près de 1 000 mosquées réparties sur le territoire allemand. En sus, l’Arabie Saoudite a annoncé son intention de financer la création de 200 nouvelles mosquées pour répondre aux besoins des migrants.
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