Près de 75% des Français opposés à la loi travail
Parmi eux, près de 48% demandent le retrait pur et simple du texte.
La loi dite travail est plus qu’un symbole, c’est une pierre angulaire de notre système. C’est la pierre angulaire de ce que l’on appelle le Modèle Français, l’Exception. Tout en découle: le niveau de vie, la protection sociale, la répartition, les retraites, l’éducation, le droit …
Et nous pensons que l’une des erreurs politique des élites est de minimiser l’importantce de cette loi. Ils la minimisent car ils veulent en cacher les enjeux et rester comme à l’accoutumée dans le subreptice. Pour certains, cela est pire, ils veulent continuer à enfumer car ils sont déja en campagne.
Le fait de poser les questions de façon technique ou de les réduire simplement à une modalité de lutte contre le chômage est aussi une minimisation, un escamotage. Cela consiste à poser un donnant donnant de portée réduite.
Il faut avoir l’intelligence, le courage et l’audace de dire cette vérité: « nos dispositions à l’égard du travail sont au cenrte à la fois de notre spécificité et de nos difficultés d’adaptation ».
Or pesonne n’ose le dire, l’analyser et bien sur l’expliquer; les citoyens ont le droit de savoir que cette question est essentielle, qu’elle est l’essence de ce que nous prétendons être, le phare mondial, le coq gaulois, la conscience universelle.
Nous prétendons placer notre idée de l’Homme héritée de la Révolution, héritée des Luttes Ouvrières, héritée des combats des guerres mondiale, nous prétendons placer cette idée de l’Homme et de son activité au dessus de tout, mais en même temps nous faisons un choix de banalisation, de pilonnage, de destruction qui est exactement à l’opposé de ce que nous considérons comme nous valeurs fondatrices.
Le choix que nous faisons est celui de l’extension du règne de la marchandise, celui de la fixation des valeurs par le marché et celui du relativisme: rien n’est en soi, tout dépend de tout. Et singulièrement de la concurrence. C’est à dire que les choses dépendent non pas de nous, mais de l’autre, l’Autre.
Nous nous sommes plongés dans une contradiction à la fois vis à vis du monde extérieur et en même temps intérieure. Contradiction avec le monde et avec nous-même. Contradiction entre les marchands du temple, ouverts sur le monde et le peuple encore attaché au sol, à sa culture, à ses racines et à donc à son identité. Or vous savez que tout système explose à la fois sous les coups de boutoirs de ses contradictions externes et de ses contradictions internes.
Les contradictions obligent au mouvement, au choix. Et la démocratie, c’est cela: un choix qui n’appartient à personne, sauf au peuple. Un choix fondamental se pose, il ne doit être confisqué par personne; il doit être mis sur la place publique, c’est une authentique chose publique. Nous sommes en plein dans la République.
Le système Français est fondé sur le fixe, sur la volonté de mettre du rigide, du fixe sur du variable. Le système Français c’est « ô temps suspend ton vol ». En même temps, les dirigeants successifs optent pour l’ouverture sur le monde, sur la concurrence sans limite, ils optent pour que la France soit soumise aux contraintes extérieures.
Ils ont choisi de monter sur le ring de l’affrontement mondial, avec les poids lourds dopés, les tricheurs et les masses encore exploitées de façon minière. Si ils ont fait ce choix ce n’est pas par humanisme ou par bonté, encore moins par souci de l’avenir, non, ils ont fait ce choix par appât du gain à court terme, du bénéfice personnel, par inconséquence.
Ils n’ont pas vu tout ce que cela impliquait: le prix qui résulte de l’offre et de la demande, la marchandisation est un ogre, il avale tout, il n’épargne rien, ni les marcahandises bien sur, ni le travail humain qui produit ces marchandises. Donc il n’épargne ni la façon dont on travaille, ni la façon dont on considère le travail. Il n’épargne ni les lois qui régissent le travail, ni le système qui fait ces lois. Tout remonte, en amont.
Flexibiliser et assouplir, et fluidifier sont des escroqueries intellectuelles que l’on met en avant pour tromper le peuple: ce que l’on veut ce n’est pas la fluidification la flexibilisation, l’assouplissement en eux meme, non ce que l’on veut c’est le résulat de ce que tout cela permet: la baisse des valeurs. Leur mise au niveau global. Et il faut oser le dire, la récompense sera certainement positive: le chômage se réduira dans un second temps, c’est vrai. Si la masse critique des réformes est dépassée, bien sur.
Nous voulons une sorte de « déflation », c’est l’objectif caché. Et vous comprenez mieux ce que nous ne cessons de répéter, à savoir que toutes ces élites font en sorte de produire du chomage, de la déflation de toutes vos valeurs, mais ils affirment le contraire, ils osent dire qu’ils luttent « pour » qu’il y ait de l’inflation et de l’emploi. Eux qui n’ont qu’une obssession: « dévaluer » , prétendent le contraire. Toute l’action des élites est orientée vers une seul but: « dévaluer, vous dévaluer », vous, votre travail, votre avenir. C’est une mise au pas mondial en règle.
Ceci veut dire que tout doit s’aligner. Les valeurs internationales, mondiales, globales s’imposent peu à peu dans notre pays et elles égalisent le prix des marchandises, les salaires, les taux de profit, elles égalisent tout. Et c’est exactement ce qui est recherché par les élites et leurs gouvernements. Personne ne peut nier ce fait, il s’impose à tous.
Hélas si la volonté d’alignement sur les valeurs mondiales est quasi unanime, sa traduction en amont, c’est à dire en matière de travail est bloquée, niée, voire refusée. On prétend attrapper les mouches avec du vinaigre, c’est à dire ouvrir à la concurrence globale et en même temps protéger, construire des ilots colossaux.
Les lois qui régissent le travail en France organisent la rigidité par souci de protection , elles sont le fruit d’une culture, d’une histoire marquée par la force des idées de lutte des classes, par toute une philospohie politique. On croit en France, comme dans la pub de LIDL qu’il y a un juste prix. Une fair value. Or la mondialistaion nie ce juste prix, elle impose le relatif. Elle impose le résulat de l’offre et de la demande, c’est à dire la marchandisation de tout et bien sur, y compris du travail. C’est un choix fondamental.
Quand on a opté pour la globalisation, la marchandisation, le relativisme, il n’y a pas de retour en arrière et si on essaie de tricher et de s’opposer, on le paie au centuple cat la variable d’ajustement devient l’emploi ou plutot le chomage ou les pertes de liberté.
C’est à partir de ce constat: le choix de l’ouverture européenne et mondiale que nous affirmons que la question qui se pose est un choix de société, un choix de mode de vie, un choix d’identité.
Et bien sur, un choix d’avenir car tout ce qui va se passer dans les prochaines décennies sera conditionné par les réponses que l’on apportera aux questions actuelles sur la destruction de notre modèle sur le travail. La crise financière exacerbe les besoins de changement et rend tout beaucoup plus urgent.
Le peuple veut tout et son contraire. Il veut la baisse des prix de ses téléviseurs, mais il en refuse la conséquence qui est la fermeture de nos usines et le chômage. Si il accepte le chÖmage pour les autres, il refuse d’en supporter le prix par les impôts et les cotisations sociales. Il consomme sans cesse plus de marchandises, il se noie dans la consommation et la satisfactions sans limite de ses désirs, mais il voudrait que le système reste dominé par la valeur travail, la valeur d’échange et le juste prix. Quand cela lui convient, il veut vivre dans le relatif, quand cela lui fait mal, il veut que l’on réintroduise l’absolu, l’invariant.
Il faut le forcer à ouvrir les yeux et à prendre conscience du fait que tout est lié. C’est cela être adulte: avoir conscience qu’à un moment donné, il faut choisir. Un arbre a toujours deux branches dit-on en Alchimie.