85% des sympathisants socialistes vivent dans un monde parallèle

Nous ne cessons de souligner l’incohérence, l’inconstance et l’inculture des Français. A l’inverse de beaucoup de commentateurs  nous ne considérons pas que le gouvernement est responsable de tous nos maux, non, nous pensons que le gouvernement est un échantillon de la France.

On le voit, Hollande prépare son coming-out. Il le fait en créant un monde parallèle dans lequel son action serait un succès, elle porterait ses fruits … et cela marche. L’important c’est que 85% des sympathisants du PS le croient. Et même 72% des sympathisants de gauche le croient.

Cela éclaire à la fois sur le mépris de Hollande pour ses concitoyens et la bêtise, le parti pris, l’inculture de la population. Une population que l’on peut ainsi tromper et manipuler me semble méprisable.

Je répète souvent qu’il y a trois sortes de gens:  « les moins que rien » , » les pas grand chose »  et « les gens bien », hélas les deux premières catégories font 72% des Français. 

Cet échantillon que constitue la classe politique exprime, reflète tous les défauts du pays. La France c’est un système, un ensemble et c’est le système qui dysfonctionne, qui marche comme on dit vulgairement » à coté de ses pompes ». Nous avons un problème de peuple.  Il  a abandonné l’idée de s’élever par l’intelligence , le savoir et l’effort, la morale et nous avons le problême complémentaire de la sélection des élites. 

Politiquement on peut entretenir le peuple dans son infantilisme et la regréssion, c’est  ce que fait le socialisme en général et Hollande en particulier.

On peut tromper le peuple en jouant sur la disjonction enrte les paroles et les actes, les causes et les effets, le vrai, le faux, le relatif, c’est que fait la sociale-démocratie en général et celle de l’UMPSCFDTMEDEF en particulier. Elle prétend défendre et oeuvrer pour les Français alors que son agenda est mondial.

On peut prendre appui sur les forces de refus, sur ce qui est primaire, instinctif, non élaboré chez les citoyens, c’est ce que font les populistes.  Ils entretiennent les a priori, ils canalisent  le vécu et les rebellions  pour tenter de s’oppose aux dérives . Ils disent encore presque tout haut ce que l’on pense tout bas. Ils osent braver le politiquement correct. Les populistes prennent dans « le sens du poil », ils chevauchent le courant du « non ».

Je soutiens les populistes , car la priorité est de dire « non », de refuser d’aller plus loin dans la perte de souveraineté du peuple-remarquez que je ne dis pas la Nation-; je soutiens les populistes car ils expriment la contradiction, la polémique, le conflit, bref la démocratie qui est niée par les nouveaux fascistes que sont les socio- démocrates massifiants Français, Européens et Mondiaux. 

Mais ce n’est qu’un moment, car si le populisme est indispensable pour stopper les évolutions néfastes, il est insuffisant pour préparer l’avenir. Il doit être dépassé.

Ce n’est qu’en reconnaissant le passé et le présent que l’on peut préparer l’avenir: il faut savoir d’ou l’on vient pour savoir ou l’on va et c’est pour cela que le populisme est un moment du redressement.  Mais  le passé et le présent ne suffisent pas, ils constituent un socle ,  il faut aller plus loin, s’adapter au monde actuel afin d’en tirer le meilleur.

Et on peut regretter qu’au plan politique en France il n’y ait aucune formation, aucune qui incarne cette nécessité de prendre appui sur l’héritage pour préparer l’avenir. 

Pour une majorité de Français, l’embellie économique évoquée par le président de la République le 14 avril dernier à la télévision n’est qu’un mirage.

Ainsi, selon un sondage Elabe pour Les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne, diffusé jeudi, 54% des Français estiment que l’économie française ne redémarre pas.

A l’inverse, 45% pensent que l’économie redémarre, dont seulement 3% pense qu’elle va s’améliorer rapidement. Les Français n’ont ainsi pas ressenti de changement notable dans la conjoncture depuis un sondage semblable d’octobre 2015 : 53% des sondés estimaient alors que l’économie française ne redémarrait pas, et 46% exprimant un avis opposé.

Cette enquête rejoint celle de BVA, publiée le même jour, et qui montre que 36% considèrent que la situation économique se détériore « depuis quelques mois », 48% estiment qu’elle ne change pas, et 15% seulement constatent qu’elle s’améliore.

Un autre sondage Elabe, lui aussi publié jeudi, confirme le désamour des Français pour la politique menée par François Hollande. Ce baromètre établi pour Les Echos et Radio Classique montre que la cote de confiance du chef de l’Etat est tombée à son plus bas historique, à 16%, en baisse de 2 points par rapport au mois précédent. Désormais, 80% des personnes interrogées déclarent ne pas faire confiance au chef de l’Etat, dont 49% ne lui font « pas confiance du tout ». La cote du Premier ministre Manuel Valls a elle aussi reculé de 2 points, à 20%.

85% des sympathisants du PS pensent que « ça va mieux »

Sur le plan économique, les réponses des Français au sondage Elabe sont très clivées politiquement, les électeurs de gauche se montrant bien plus optimistes que ceux de droite sur la croissance.

Ainsi les sympathisants de gauche sont 72% à estimer que l’économie redémarre, et les sympathisants socialistes sont même 85% à penser que « ça va mieux », pour reprendre l’expression employée par François Hollande le 14 avril sur ‘France 2’.

En revanche, les sympathisants de la droite et du centre sont 58% à faire un constat négatif sur un redémarrage de l’économie française. Les sympathisants Les Républicains sont 62% à être pessimistes et ceux du Front National sont 76% à estimer que l’économie ne redémarre pas.

2 réflexions sur “85% des sympathisants socialistes vivent dans un monde parallèle

  1. normal les 85% de socialistes qui pensent que ça va mieux ils viennent d’obtenir des câlineries préélectorales ciblées et cela ne fait que commencer ..Prez scooter applique à la lettre la tactique Frêche … ça lui a permis de rester au manche jusqu’au bout..

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  2. « aucune formation (politique n’) incarne la nécessité de prendre appui sur l’héritage pour préparer l’avenir ». Ce constat évident ne doit pas détourner de l’action politique traditionnelle. Tout ce que les lois ont fait peut être défait par d’autres lois. Le principe de légalité est très ancré dans notre culture politique. Plus personne de sérieux ne croit à un Grand Soir. Il faudra cinquante ans pour remonter la pente. Malgré tout, une grande partie du chemin est déjà faite (l’étape du populisme que vous décrivez est bien engagée). L’énorme inertie du système permettra un retournement du rapport de force radical à un certain moment. La lâcheté est le moteur des sociétés. C’est la même lâcheté qui aujourd’hui permet à l’état profond de nous asservir qui finalement nous libérera de nos maîtres.

    Je ne mets pas l’UPR de François Asselineau dans le groupe des partis populistes (malgré son « Non » à l’Otan, l’Euro et l’UE) mais bien dans celui de ceux qui préparent l’avenir. En fait, je n’en vois pas d’autre.

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