Dans une note récente le Conseil d’analyse économique (CAE) s’est penchée sur la question de l’implantation étrangère. Il observe que, sur la période 1980-2012, l’Hexagone a cédé du terrain par rapport à ses voisins européens.
Alors qu’en 1980, il était le pays accueillant le plus de centres de décision en Europe, il se situait en 4ème position en 2012. A l’inverse, L’Allemagne est passée de la quatrième à la première place sur la période, devant la Belgique et le Royaume-Uni.
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Le CAE s’est en particulier penché sur le cas de la capitale, qui concentre le plus de centre de décisions, alors qu’en Allemagne, le modèle est davantage « dispersé ». « En termes de décisions d’implantation, la position relative de l’Île-de-France s’est lentement érodée jusqu’au milieu des années 1990, avant de se stabiliser », notent les auteurs. Ils soulignent cependant que, cela ne signifie pas forcément que la région est devenue moins attractive. « La spécialisation sectorielle (notamment l’importance du commerce de gros) et l’origine traditionnelle des investissements étrangers (États-Unis et pays européens plutôt que pays émergents) pourraient expliquer la moindre performance de l’Île-de-France », font-ils valoir.
La question de la fiscalité excessive
Le CAE formule une série de recommandations pour permettre à la France de regagner en attractivité.
Alors que le taux d’impôt sur les sociétés est l’un des plus élevés d’Europe mais « n’est pas un déterminant important des implantations de centres de décision », le conseil préconise de suivre de près ses évolutions.
En revanche, il semble que « le taux marginal supérieur de l’impôt sur le revenu a bien un effet significativement négatif ». Il serait donc judicieux d’engager une concertation au niveau européen, afin de préserver l’équité fiscale.
Nous vous rappelons que ce que l’on baptise du nom pompeux d’équité fiscale, c’est la constitution de monopoles et d’ententes pour taxer !
Le CAE recommande par ailleurs à l’administration fiscale de développer le conseil auprès des entreprises. Enfin, parmi les autres préconisations, figure l’amélioration de l’attractivité de Paris en redorant notamment l’image des aéroports de la capitale.