La croissance dans la zone euro s’est tassée en mai, et n’a jamais été aussi faible depuis janvier 2015,

La croissance dans la zone euro s’est tassée en mai, et n’a jamais été aussi faible depuis janvier 2015, selon la première estimation de l’indice « PMI » composite, publiée lundi par le cabinet Markit.

L’indice s’affiche à 52,9 en mai, contre 53,0 en avril, a précisé Markit dans un communiqué, soulignant que ce chiffre se basait sur « 85-90% » des réponses à son enquête mensuelle portant sur le mois encore en cours.

Lorsque le PMI est supérieur à 50 points, cela signifie que l’activité progresse, tandis qu’elle se replie s’il est inférieur à ce seuil.

A 52,9, l’indice « affiche un plus bas depuis 16 mois », selon le cabinet Markit.

Cela s’explique par une croissance des nouvelles affaires au plus bas depuis janvier 2015, « ce malgré de nouvelles réductions de prix accordées par les prestataires de services à leurs clients afin de stimuler les ventes ».

« L’indice ayant enregistré une moyenne de 53,2 au premier trimestre, les faibles niveaux d’avril et de mai suggèrent un léger ralentissement de la croissance au 2ème trimestre par rapport à celle enregistrée en début d’année », ajoute Markit.

Jugeant « décevantes » ces dernières données PMI, Chris Williamson, économiste chez Markit, précise qu’elles sont « conformes à une faible croissance du PIB, d’à peine 0,3% au deuxième trimestre ».

Ce mois-ci, fait valoir Markit, « l’impact du renforcement des croissances allemande et française est atténué par un nouveau ralentissement de l’expansion à un plus bas de 17 mois dans le reste de la région ».

En Allemagne, « le rythme de l’expansion continue de se renforcer (…) l’activité globale enregistrant en mai sa plus forte hausse depuis la fin de l’année 2015 », souligne Markit.

Et « dans le secteur privé français, récemment sorti de la stagnation, la croissance se maintient et atteint son plus haut niveau depuis sept mois (restant toutefois en dessous du taux moyen de la zone euro), le renforcement de l’expansion dans le secteur des services compensant le nouveau recul du secteur manufacturier ».

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