Le Premier ministre, Manuel Valls, en première ligne dans le bras de fer avec la CGT et Force ouvrière (FO) sur la loi Travail, plonge de six points dans un sondage BVA pour Orange et iTELE, à son plus mauvais niveau depuis son arrivée à Matignon.
Sur 1.348 personnes interrogées les 23 et 24 mai, seules 24% disent avoir une bonne opinion du Premier ministre, alors que son prédécesseur, Jean-Marc Ayrault, n’était jamais descendu sous la barre des 25%.
Seuls trois chefs de gouvernement de la Ve République sont descendus sous ce seuil et cela a toujours précédé de peu leur démission, rappelle Christelle Craplet, de BVA : la socialiste Edith Cresson, en mars 1992 (23%), le RPR Alain Juppé, en décembre 1996 (20%) et l’UMP Jean-Pierre Raffarin, en mai 2005 (21%).
La cote de popularité du chef de l’Etat, François Hollande, reste stable mais très faible, à 19%.
Dans le classement des personnalités politiques, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, candidat à l’investiture de la droite pour l’élection présidentielle de 2017, reste en tête, avec 46% de sondés qui souhaitent le voir jouer un rôle politique accru.
Il perd quatre points mais devance d’un point le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, qui a lancé samedi sa « Grande Marche », l’envoi de milliers de membres de son mouvement « En Marche » auprès des Français pour faire un diagnostic de l’Etat du pays et de ses aspirations.
Emmanuel Macron (45%) perd trois points par rapport à la précédente enquête. Auprès des seuls sympathisants de gauche, sa cote tombe à 37% (-4 points).
Auprès des seuls sympathisants de la droite et du centre, Alain Juppé rallie 69% d’avis favorables (-2 points), devant Emmanuel Macron (62%, -5 points).
L’ancien président Nicolas Sarkozy, probable principal rival du maire de Bordeaux pour la primaire de la droite et du centre, regagne huit points, à 44%, auprès des mêmes sympathisants.
Quand le périmètre se réduit au seuls sympathisants du parti Les Républicains, l’écart est beaucoup plus faible : 69% pour Alain Juppé (-7%) contre 63% pour Nicolas Sarkozy (+10 points) qui effectue une remontée spectaculaire dans son camp.
Près d’un Français sur deux (46%) souhaite le retrait pur et simple du projet de loi réformant le Code du travail, selon un sondage Ifop que publie Le Journal du dimanche.
Ils sont à l’inverse 40% à souhaiter que le gouvernement conserve son projet de loi en y apportant des modifications et 13% à souhaiter que le projet soit conservé en l’état.
Mais, interrogés sur ce que va faire le gouvernement, ils ne sont que 14% à penser qu’il va retirer le projet contesté. Ils sont 57% à penser qu’il va le conserver en y apportant des modifications. Pour 26% des personnes interrogées, le projet de loi sera conservé en l’état.
L’enquête a été menée par téléphone auprès d’un échantillon de 982 personnes âgées de 18 ans et plus les 27 et 28 mai.
Une cinquantaine de députés de gauche ont demandé vendredi à François Hollande de reprendre le dialogue avec l’ensemble des syndicats sur la loi Travail afin de trouver une sortie de crise.
« Ces orientations et ces décisions ne peuvent trouver en l’état une issue positive pour la France », écrivent-ils dans une lettre dont Reuters a obtenu une copie.
« Il est encore temps d’abandonner ces réformes qui inquiètent légitimement et divisent inutilement la gauche », soulignent les signataires, sous la houlette de Christian Paul, chef de file des députés « frondeurs » socialistes.
« C’est pourquoi nous vous demandons (…) d’agir sans attendre pour que le dialogue s’engage avec tous et pour la sortie de crise que nous croyons encore possible », ajoutent-ils.
L’Etat islamique (EI) profite du chaos en Libye et de la lenteur de la mise en place du gouvernement d’union nationale de Fayez el Seraj pour renforcer ses positions dans ce pays, déclare l’émissaire spécial de l’Onu Martin Kobler dans une interview publiée par le Journal du Dimanche.
« L’Etat islamique, lui, se soucie peu de l’accord national libyen et se propage. Et pourtant, il y a un an encore, l’EI, ce n’était rien en Libye ! » explique-t-il. Selon Martin Kobler, l’EI dispose aujourd’hui de 2.000 à 3.000 combattants dans la région de Syrte et d’environ 2.000 dans le reste du pays. « Ils s’enfoncent vers le sud, à la limite du Niger et du Tchad », précise ce diplomate allemand.
La police australienne a dû intervenir samedi à Melbourne pour mettre fin à des affrontements entre des militants nationalistes et antiracistes.
Les premiers manifestaient à l’appel du United Patriots Front (UPF) pour « stopper l’extrême gauche » et les seconds défilaient sous le mot d’ordre « Moreland dit non au racisme », Moreland étant le nom d’un quartier de la ville.
Malgré un imposant dispositif policier, les deux groupes en sont venus aux mains et les forces de l’ordre ont dû faire usage de gaz au poivre pour les séparer. Deux personnes ont été arrêtées pour port d’arme illégal et cinq autres pour des violences ou des vols, selon la chaîne de télévision ABC.
La crainte de l’extrémisme islamiste alimente la popularité de mouvements nationalistes tels que l’UPF ou Reclaim Australia (Récupérons l’Australie).
[WSJ] Janet Yellen Sees Rate Hike Coming Soon
[Bloomberg] Currency Tranquility Is Calm Before Storm as Risks Taunt Traders
[NYT/CNBC] A Worrisome Pileup of $100 Million Homes
[NYT] Behind the Scenes, Billionaires’ Growing Control of News
[Der Spiegel] ‘Disaster in the Making’: The Many Failures of the EU-Turkey Refugee Deal