La fonction des relations publiques est d’émettre des messages destinés à vous faire penser et dire ce que l’on veut que vous pensiez et disiez. Les marchés sont un lieu, un instrument de relations publiques de la Fed et donc, ils ont dit la semaine dernière que la hausse des taux « ne doit plus faire peur », ils ont cassé le lien hausse des taux/mise en risk-off. Ils ont réussi à faire en sorte que le fameux découplage ne fasse plus peur, chapeau!
Accessoirement, puisque nous sommes en période électorale et qu’il y a eu concertation entre Yellen et Obama, les relations publiques ont fait dire au marché que tout était pour le mieux puisque l’on pouvait monter les taux. On a vu cette interprétation dans la presse!
La Bourse de New York a fini en hausse vendredi pour conclure la semaine sur sa plus forte progression hebdomadaire depuis Mars, les déclarations de Janet Yellen sur un possible relèvement des taux « dans les mois à venir » ne faisant que confirmer une hypothèse désormais bien ancrée dans l’esprit des investisseurs.
Le S&P 500 a monté de 2,3%, le Dow de 2,1%, les Banques ont bondi de 3,2%, les Brokers de 4,5%, le Russell 2000 de 3,4%. Le Nasdaq a fait un bond de 3,4%. Comme tout va bien et que Yellen a gagné, l’Or a chuté de 40 dollars et les Mines ont été sévèrement étrillées de 8%. La qualité de la hausse a été déplorable, les volumes ont été misérables, mais peu importe, la conviction des Cassandre a été fortement ébranlée. Les taux d’intérêt n’ont que peu varié avec 1 point de base sur le 5 ans et sur le 10 ans. Autant dire, rien. Sur le 30 ans, les taux n’ont gagné que deux points de base. Nous sommes dans le meilleur des mondes.
Le Nikkei s’est stabilisé, car on espère de nouvelles mesures de stimulation tant les chiffres Japonais sont mauvais. Le fameux « bad news is good news ». Le Dax s’est enrichi de 3,9% comme l’IBEX Espagnol. Les émergents sont à la fête sous la conduite du Sensex Indien qui monte de plus de 5%,et les autres places enregistrent des gains entre 1 et 2%; la Chine est restée stable avec un peu d’effritement.
La Banque Centrale de la Chine a affaibli son Yuan jusqu’au plus bas de mars 2011 à 6,5693 contre le dollar sans que cela fasse sourciller qui que ce soit. La hausse du dollar gêne pourtant la politique chinoise, laquelle cherche à maintenir un cours stable vis-à-vis du billet vert, mais veut déprecier le Yuan vis-à-vis des autres devises.
Le dollar index a progressé de 0,4% cette semaine à 95,7, ce qui le met quasi inchangé depuis le debut de l’année. A noter que le dollar Canadien et la Livre ont progressé contre dollar.
La hausse du dollar n’a pas pesé sur les commodities, avec un indice Goldman Sachs en progrès de 1,2% sous la conduite du pétrole en hausse de 1,58 dollars près des 50 à 49,33. Baisse des métaux précieux , mais reprise du cuivre.
Nous pensons que les marchés n’attendent qu’une occasion d’être « violés » par les autorités: ils vont proclamer que ce sont des génies et qu’elles ont réussi. Cette occasion pourrait être procurée par le soulagement fourni par le vote de rejet du Brexit bien entendu.
L’analyse technique du marché US montre que la « distribution » domine sur les valeurs vedettes et les leaders comme le secteur de la pharmacie, par exemple. Cependant le « pattern » dessiné par le marché phare mondial, le S&P500 est plutôt positif, si on veut bien faire abstraction de la faiblesse des volumes. Sur ce sujet nous ne partageons pas les remarques de nombreux analystes qui disent que cette faiblesse des volumes est un indicateur négatif: pour nous, le marché étant fait à la main, le fait qu’il y ait peu à vendre facilite la tâche des autorités, elles ont plus de facilité à faire avancer les indices à coups de pieds dans le derrière.
La logique de la hausse des taux, et ceci a été répété par un gouverneur dissident, c’est de dévaloriser les assets (les actifs) financiers et ceci est incontournable, comme la gravitation. Mais cette dévalorisation n’a nul besoin d’être instantanée, elle peut être étalée, diluée. L’essentiel est que le comportement des marchés reste ordonné. Rien de tel pour décourgager les « animal spirits » malveillants que de faire des galops de hausse de temps à autres. Lorsque le moment s’y prête, cela dissuade! Pour un marché aussi, la meilleure défense, c’est l’attaque.
Le soutien des cours est facilité par l’espoir, largement diffusé, que le second semestre sera en reprise économique sur le premier. Le modèle GDP-Now de la Fed de NY donne une croissance en rythme annuel de 2,2% pour le second trimestre.
Le contraste du comportement des indices boursiers avec l’état de l’économie mondiale est frappant, surtout pour ceux qui ont un peu de mémoire ou qui regardent au dela des pages boursières des médias.
Shinzo Abe a peur, on est fragile comme en 2008 !
Si on en croit le Financial Times, “l’économie globale est en aussi mauvais état qu’elle l’était après la crise de Lehman en 2008″. C’est Abe qui le dit, il jette un cri d’alarme. Abe a montré à ses collègues une série de graphiques tous plus impressionnants les uns que les autres, en faisant ressortir la comparaison avec 2008. Pour crédibiliser ses alarmes il d’ailleurs décidé de reporter à 2018, une fois de plus, une hausse de la TVA pourtant prévue. Abe a argué de la chute de 55% du prix des commodities depuis 2014 pour étayer sa comparaison avec 2008. IL est persuadé de la ré-emergence d’une crise de l’ampleur de Lehman.
L’activité manufacturière au Japon s’est contractée de façon accélérée avec chute des commandes en Mai, le PMI revient à 47,6! Les exportations s’effondrent. Tout ceci atteste à la fois de la gravité du mal et de l’inefficacité des remèdes pratiqués. .

Sans qu’il le précise, Abe a peur des excès de la finance et du gonflement des dettes. Les dégradations se succèdent. La solvabilité se réduit tandis que les Corporates empruntent jusqu’à plus soif afin de faire des provisions: le mois de Mai a été un véritable rush sur les émissions de dette . Les investissseurs gogos continuent d’avaler tout ce qui se présente, quelle que soit la qualité, pour sortir d’un monde dominé maintenant par les taux négatifs. Les émissions ont représenté 238 milliards de dollars dont près de 50 pour l’Europe seule.
Les Corporate en profitent pour tondre les marchés à grande échelle!
Comme le fait remarquer Standard & Poor’s, le monde des Triple A est en voie d’extinction, il ne reste qu’une poignée de Triple A dans le monde. Après la récente dégradation d’Exxon; aux USA il ne reste que deux Triple A, Microsoft et Johnson &Johnson. En 1998 il y avait près de 100 Triple A aux USA!
On dit souvent que les Corporates sont riches, qu’ils ont beaucoup de cash, c’est une illusion, les Corporate sont riches… de dettes. Le ratio de cash détenu sur dettes est à des niveaux record. Selon S&P, les dettes totales des 2000 entreprises non financières Américaines ont gonflé à 6,6 trillions alors qu’elles n’ont que 1,84 trillions de cash. Le ratio est au plus bas de 10 ans, les sociétés achètent leurs propres titres au plus haut alors que l’on s’approche d’une hausse des taux, que les cash flows se contractent et que la croissance est médiocre.
La Deutsche Bank AG vient d’être dégradée. John Cryan dit que sa banque n’a jamais eu autant de capital et qu’elle pourrait facilement rembourser ses dettes. Moody’s répond que la DB doit faire face à de nombreux challenges dans sa réorientation et son changement de business model. Elle a coupé le rating de la DB sur sa dette « senior unsecured », juste au dessus ( deux notch) de Junk à Baa2.
Les résultats des entreprises continuent de se dégrader fortement et les chiffres sont aussi sinistres que lors de la Grande Récession, ils sont au plus bas de 6,5 ans! Les profits, pourtant trafiqués et boostés par les rachats d’action, sont en chute de 7% selon FactSet; le S&P 500 se traite rappelons-le à plus de 24 fois les nets, nets plus ou moins bidons.
La productivité partout dans le monde prend une allure inquiétante pour le pire. Elle n’a cru que de 1,2% dans le monde en 2015 contre 1,9% en 2014. En Europe elle n’a monté que de 0,3%, tandis qu’au Japon elle ne progressait que d’à peine 0,4%; aux USA, les chiffres ne sont pas meilleurs avec 0,3% en 2015 contre 0,5% en 2014 ! Nous vous rappelons que la moyenne des gains de productivité aux USA sur la période 1999-2006 a été de 2,4%. Ces chiffres sont ceux du Conference Board Américain. Pour cette année cet organisme s’attend pour la première fois à une évolution de la productivité négative de -0,2%!
Tout cela est normal, compte tenu de la tenue médiocre des dépenses d’équipement: la financiarisation tue l’invstissement . “It all comes down to confidence” vient de déclarer Blankfein, de GS, celui qui accomplit l’oeuvre de dieu. Selon lui, tout cela n’a pas de causes objectives, c’est simplement parce que la confiance a disparu. Il n’a pas l’intelligence de se demander quelles sont les causes qui ont fait disparaitre la confiance. Ces causes ne tiennent pas du miracle, elles sont pourtant simples, c’est d’abord la chute du taux de profit du capital , ensuite, la disparition des occasions rentables d’investissement et enfin l’excès de dettes .
L’industrie financière a du plomb dans l’aile, non seulement les banques ne gagnent plus d’argent, leur « business model » est inadapté, leurs actifs sont vulnérables, mais les Hedge Funds commencent à souffrir, le taux de mortalité augmente. Selon Blackstone cette industrie de près de 3 trillions pourrait perdre un quart de ses assets, au cours de l’année . C’est l’année des comptes, the « day of reckoning » a déclaré Tony James. »Il va y avoir une forte contraction dans cette indiustrie et cela va faire mal » ajoute-t-il .
“Charlene Chu, analyste celèbre en Chine pour avoir averti des risques du crédit excessif avant tout le monde, vient de déclarer que « le pays a besoin de bails-outs qui se monteront au moins à plusieurs trillions de dollars ». « Les positions colossales hors bilans, selon elle, font courir à la Chine le même type de risque que celui que les banques occidentales ont rencontré en 2008 ». Déja le Parti Communiste il y a deux semaines avait attiré l’attention sur cette question. Ceci explique qu’après avoir crée un trillion de crédit nouveau en début d’année, les autorités ont fermé le robinet les mois suivants, déclenchant de nouveaux sinistres chez les spéculateurs engagés sur les commodities.
La dette est un problème mondial dont on ne parle pas. Pourquoi? Parce que les autorités, et les dominants en général, ne veulent pas qu’on l’évoque, c’est le talon d’Achille du système, c’est le signe que l’on fait de la fuite en avant pour échapper aux contradictions. Si on mettait les pleins feux sur les dettes, alors les autorités ne pourraient plus les utiliser comme moyen de repousser les problèmes, comme moyen de continuer de jeter la poudre aux yeux. Les autorités agitent des chiffons rouges divers pour détourner l’attention des vrais problèmes et des fantastiques fragilités qui s’accumulent.
Les dettes: jamais remboursées?
William White, le président du comité d’examen (Economic Development and Review Committee) de l’OCDE . Quand il était économiste en chef à la Banque des Règlements Internationaux, il avait, avec son collègue Claudio Borio, averti des risques d’une crise avant que celle-ci n’éclate en 2008. Aujourd’hui, il pense que la situation «est pire que ce qu’elle était en 2007» et que «nous avons épuisé toutes les munitions macroéconomiques dont nous disposons pour faire face aux retournements de conjoncture». La raison en est l’amoncellement des dettes propulsées notamment par les politiques monétaires.
La prochaine récession devrait montrer, selon White, qu’une grande partie des dettes accumulées, publiques ou privées, «ne pourront jamais être honorées ni remboursées». Les gouvernements devraient adopter une «approche plus systématique de la réduction des dettes». Et White n’hésite pas à inciter les décideurs publics à «accorder plus d’attention à la croissance des salaires, qui reste trop faible»
Non seulement la masse de dettes rend tout fragile et dangereux, mais elle empêche toute régulation raisonnable. Les autorités ont perdu le contrôle du paquebot, et comme Yellen, pour éviter les paniques, elles jouent la comédie et font semblant de conduire des évènements qui les dépassent.
Les leaders mondiaux se sont réunis au Japon, dans le cadre du G7. Ils ne sont d’accord sur rien parce que la situation est bloquée, parce que toute décision aurait des conséquences non voulues trés néfastes pour certains d’entre eux. Il n’y a plus d’unité, plus de remède général, plus de concertation possible, c’est chacun pour soi; la réalité est que c’est l’impasse. Aucun accord n’est possible pour lutter contre le ralentissement de l’activité, la chute du commerce global, les niveaux élévés de chômage dans certains pays, la régression des revenus réels, l’effondrement de la productivité , l’atonie de l’investissement productif et les conséquences de cet ensemble de facteurs: la dislocation des consensus sociaux.
les remèdes à la disposition du G7 ont épuisé leurs vertus. La pression sur la part des salaires dans les GDP et l’augmentation des taux d’exploitation butent sur la réduction de la demande et les coefficients fiscaux, l’austérité est contre-productive. Les remèdes monétaires non conventionnels, dans les limites actuelles, ne produisent aucune reprise auto-entretenue, ils tuent les banques, les retraites et les épargnes , ils font exploser les inégalités, les stimulus fiscaux ou budgétaires sont impossibles dans l’état actuel des finances publiques de la plupart des pays.
Il y a, même au FMI et à l’OCDE, des économistes inquiets qui se font les lanceurs d’alerte.
Comme le dit l’économiste Michel Husson , « Maurice Obstfeld est le directeur de la recherche au FMI. Sa récente présentation, en Avril, à la presse des dernières Perspectives de l’économie mondiale du FMI était placée sous le signe du pessimisme et du désarroi. Certes, a-t-il affirmé, «nous ne sommes pas en crise». Mais sa formule, reprise de sa présidente, Christine Lagarde, selon laquelle «nous ne sommes pas en état d’alarme, mais en état d’alerte», n’a au fond rien de rassurant. Car le diagnostic d’ensemble est là: «la croissance mondiale continue, mais à un rythme de plus en plus décevant qui expose l’économie mondiale à des menaces. La croissance a été trop faible depuis trop longtemps».Par «menaces», il faut entendre des évènements financiers, économiques ou politiques qui viendraient déstabiliser encore plus l’économie mondiale.
Nous sommes en état d’alerte
Un lanceur d’alerte qualifié:
Le problème fondamental: les théories fausses des autorités.
Don’t listen to the ruling elite: the world economy is in real trouble
Par Andy Xie ancien chief economist chez Morgan Stanley.
Andy Xie ose parler, il ose dire dire que l’économie mondiale est en réelle diffculté.
Andy Xie says those attending the G20, Davos and other wasteful meetings are wrong to try to pin the blame for the turmoil on people’s psychology; all signs point to a prolonged period of global stagnation and instability
Il dit que l’élite a tort d’accuser les peuples et la psychologie. On va vers une longuer période de stagnation et d’instabilité. ILs ont tort de considérer que les fondamentales sous jacentes de l’économie mondiale sont bonnes. Le monde va d’une crise à l’autre et c’est la faute des élites qui gouvernent. Les réunions internationales gaspillent l’argent des contribuables et mettent les projecteurs sur des gens qui en fait sont des incapables. Le sytème est truqué en faveur de ceux qui sont proches du pouvoir politique. Les politiques monétaires enrichissent ceux qui sont sur la chaine de de distribution de l’argent, et les enrichissent tout en ne laissant aux autres que les miettes. Les riches ne sont plus des créateurs ou entrepreneurs comme Bill Gates par exemple, mais des financiers, spéculateurs qui font monter les prix des appartements à Manhattan ou le prix des oeuvres d’art.
The G20 working group meeting in Shanghai didn’t come up with any constructive proposals for reviving the global economy and, instead, complained that the recent market turmoil didn’t reflect the “underlying fundamentals of the global economy”. The oil price has declined by 70 per cent since June 2014, while the Brazilian real has halved, and the Russian rouble is down by 60 per cent. The global economy is on the cusp of another recession, and these important people blamed it all on some sort of psychological problem of the people.
READ MORE: G20 finance minsters and central bankers move to ease fears about currency volatility and market turmoil
Over the past two decades, the global economy has been blessed with the entry and participation of 800 million hard-working Chinese, plus the information revolution. The pie should have increased enough in size to make most people happier. Yet, the opposite has happened. The world has gone from one crisis to another. People are complaining everywhere. This is due to mismanagement by the very people who attend the G20 meetings, the Davos boondoggle, and so many other global meetings that waste taxpayers’ money and put inept leaders in the limelight.

One major complaint that people have is that the system is rigged – that is, the rising income concentration is not due to free market competition, but a rigged system that favours the politically powerful. This is largely true. The new billionaires over the past two decades have come mostly from finance and property. Few made it the way Steve Jobs or Bill Gates did, creating something that makes people more productive.
The most important factor in the rigged system is monetary policy being used to pump up financial markets in the name of stimulating growth for people’s benefit. This is essentially the trickle-down wealth effect, that is, making some people in the financial food chain rich while the spillover gives people a few crumbs. Yet, instead of crumbs, the wealth effect has pumped up property prices in Manhattan, London and Hong Kong, as well as the price of modern art. Essentially, the wealth effect has stayed within the small circle of the wealthy. And these people show up at Davos to congratulate policymakers on their “successes”.
Wasting resources is an equally important factor in making the global economy weak and prone to crisis. After the 2008 financial crisis, the US government and Federal Reserve spent trillions of dollars to bail out the people who created the crisis. Instead of facing bankruptcy and jail, these people have become richer than ever. Predictably, they have used their resources to rig the system further.
After 2008, when Beijing launched a massive investment push, the global ruling elite all praised China for saving the global economy. China has increased credit by over US$20 trillion to finance the construction of factories and homes. However, investment does not guarantee final demand. The process of building up a factory creates demand. But, when it is completed, it needs to sell its goods to someone. What China did was build even more factories to keep this factory occupied. This Ponzi scheme couldn’t last long. We are just seeing the beginning of its devastating consequences.
China’s overinvestment has pumped up commodity prices, which has led to another Ponzi scheme. As major central banks cut interest rates to zero, credit demand didn’t respond in general, as businesses didn’t see growing demand from people who were suffering income erosion. The commodity boom justified credit demand for the time being. Trillions of dollars were poured into the energy sector, and trillions more into other commodity industries. Businesses in emerging economies that were pumped up by rising commodity prices borrowed US$9 trillion. This mountain of debt is floating on a commodity Ponzi scheme that is floating on China’s investment Ponzi scheme. Its bursting is just the beginning. Its impact on the global financial system could be bigger than the 2008 financial crisis.
In addition to the bursting of the global commodity bubble, China’s overcapacity bubble will kill global capital expenditure for many years to come. Even though Chinese investment isn’t growing like before, investment at half of gross domestic product is still adding overcapacity by over US$1 trillion per year – the problem is getting bigger.
All indications are that China wants to export the overcapacity. And why not? China overinvested to bail out the global economy. It shouldn’t pay the whole price for the mistake.
China’s strategy would lead to de-industrialisation in most of the world, in particular middle-income emerging economies. Weak capital expenditure would lead to weak employment and labour income. The resulting bankruptcies may further weaken the global credit system.
The global economy is facing years of stagnation, deflation and financial crises. The current economic managers will resort to the same tricks of pumping up the financial markets with liquidity, to no avail. In the meantime, political instability will spread around the world. It will take a long time for the right leaders to emerge.
Initially, populists will win. Their policies, unfortunately, will focus on protectionism and rolling back the World Trade Organisation system. That will lead to further economic turmoil in the global economy. Protectionism may suddenly jump-start inflation that will quickly become hyperinflation, which would certainly lead to violent revolutions.
The world is on the cusp of a prolonged period of stagnation and instability. Our ruling elite is blaming it on people seeing things. Their strategy is to change people’s psychology. Unfortunately for them, the world is catching fire and that fire will eventually reach their Davos chalets.
EN PRIME à lire :
Press Conference on the Release of the April 2016 World Economic Outlook», Avril 12, 2016.
Understanding The Slowdown In Capital Flows To Emerging Markets», FMI, World Economic Outlook, chapitre 2, Avril 2016.
Time for a supply-side boost? Macroeconomic effects of labor and product market reforms in advanced economies», FMI, World Economic Outlook, chapitre 3, Avril 2016.
Faire face à une nouvelle réalité», Bulletin du FMI, 13 Avril 2016.
Uneven Growth: Short- and Long-Term Factors»,World Economic Outlook, Avril 2015.
(Why) Is investment weak?», BIS Quarterly Review, Mars 2015.
Debt and (not much) deleveraging», McKinsey Global Institute, Février 2015.
[Hausse des salaires versus exigence de rentabilité du capital», Patrick Artus, 8 Avril 2016.
World faces wave of epic debt defaults», William White, Janvier-Février 2016




Une réflexion sur “Editorial. L’état de l’économie mondiale: alerte”