« L’économie mondiale est prise au piège d’une croissance molle qui nécessitera de recourir de manière plus large et mieux coordonnée aux politiques budgétaires, monétaires et structurelles », s’inquiète mercredi l’OCDE dans ses perspectives de printemps.
L’Organisation confirme sa prévision d’hiver, avec une croissance mondiale limitée à 3,0% cette année, tout comme en 2015.
Un chiffre aussi faible n’avait pas été observé depuis 2009, et les perspectives ne sont pas vraiment meilleures pour 2017, avec 3,3% attendu. Les économistes de l’OCDE sont plus pessimistes que ceux du FMI, qui voient l’économie mondiale progresser de 3,2% cette année et de 3,5% l’an prochain.
La reprise est modérée aux États-Unis, avec une progression du PIB de +1,8% en 2016 et de +2,2% en 2017. La zone euro devrait enregistrer « une lente amélioration », avec une hausse de la croissance de 1,6% en 2016 et de 1,7% en 2017. Au Japon, elle s’établira à +0,7 % en 2016 et +0,4 % en 2017.
Pour la zone OCDE ( 34 pays) , les projections tablent sur une hausse de l’activité de 1,8% en 2016 et de 2,1% en 2017. Pour la Chine, les prévisions sont à +6,5% cette année, avant un ralentissement en 2017 (+6,2%).
« Prendre des mesures globales, mais lesquelles? »
« La croissance est atone dans les économies avancées et a ralenti dans nombre d’économies émergentes qui ont joué le rôle de locomotives mondiales depuis la crise » a déclaré mercredi lAngel Gurría. Selon lui, « les décideurs publics doivent de toute urgence prendre des mesures globales pour qu’il soit possible, avec certitude, de sortir de cette dynamique de croissance décevante et d’imprimer à nos économies un élan qui leur permettra de préserver les niveaux de vie de tous ».
Le ralentissement chez les émergents est à mettre en realtions avec l’éclatement depuis 2014, de la bulle dont avait bénéficié ces pays suite à la création monétaire americaine; les QE ont deversé des capitaux gratuits qui ont enflé les devises , les marchés financiers, l’immobilier et alimentés des investissements de gaspillage. La findes QE crée une sortede servage, gueule de bois dont les émergents souffrent par tous les bouts, ralentissement, chute de leur devise, incapacité à honorer les dettes en dollars , chute des prix des commodities etc.
On peut difficilement aller plus loin dans l’empilement des dettes !
Ci dessous la dette des ménages Americains, il n’y a pas eu d e désendettement, donc pas de possibilité de reprise auto-entretenue

L’OCDE propose une série d’actions à mener par les pouvoirs publics. « Ils devraient notamment faire un usage plus large de la politique budgétaire et insuffler un nouvel élan aux réformes structurelles pour sortir du piège de la croissance molle ». Elle juge notamment que « s’en remettre uniquement à la politique monétaire ne peut donner des résultats satisfaisants en matière de croissance et d’inflation ». En clair l’OCDE dit : les politiques monétaires ont touché leurs limites et il faut trouver au tre chose. voir le graphique ci dessus .
La tarte àla crème des réformes fait sourire: elles sont inopportunes en période de ralentissement et de déflation car elles incitent à la frilosité, le FMI l’a rappelé il y a peu, quant au budgétaire , le seul grand pays à pouvoir le faire , c’est l’Allemagne, mais Schauble y est opposé.
Un surcroît d’assouplissement monétaire pourrait ainsi se révéler moins efficace aujourd’hui que dans le passé, voire contre-productif dans certains cas...
« L’économie mondiale est prise au piège d’une croissance molle qui nécessitera de recourir de manière plus large et mieux coordonnée aux politiques budgétaires, monétaires et structurelles »,
Au vu des déficits publiques (-7% au Japon, -4% aux USA, -3 % en moyenne en UE), des QE Japonnais et de la BCE, je vois mal la nécessité de recourir aux politiques budgétaires et monétaires,… Quant aux politiques structurelles, …, elles mènent tout droit à la déflation et donc à l’insolvabilité généralisée.
Conclusion : L’économie mondiale est prise au piège d’une croissance molle qui se referme et dégénérera en dépression.
Quant à l’Allemagne, locomotive d’une relance budgétaire grâce à ces marges!!!…. Je vois mal une économie de 80 millions d’habitants avec une démographie négative remplacer à la fois les USA, la Chine, le Japon et les pays européens du « Club Med ».
Conclusion générale : GAME OVER.
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