Quand on vend, on vend toujours à quelqu’un! Il vaut mieux regarder ailleurs

« Bon Appetit! » . C’est le titre de la dernière lettre de Bill Gross. Extraits.
With interest rates near zero and now negative in many developed economies, near double-digit annual returns for stocks and 7%+ for bonds approach a 5 or 6 Sigma event, as nerdish market technocrats might describe it.  You have a better chance of observing another era like the previous 40-year one on the planet Mars than you do here on good old Earth.
Avec les taux nuls ou négatifs, des performances à deux chiffres sur les actions et de 7% sur l’obligataire comme on a connu pendant 40 ans  tiennent de l’impossible. 
We are in the late stages of an economic game of musical chairs.  Not many open chairs remain.  We circle around and when the music stops, we race quickly to find an open chair.  At the end of the game, there are few winners yet we all think we can play it and act quickly when the music stops.  The Fed is in control of the music.
Nous sommes dans la phase finale d’un jeu économique de chaises musicales. Nous tournons autour des chaises et quand la musique cesse, nous courons pour trouver une place libre. A la fin du jeu il y a peu de gagnants mais nous avons la faiblesse de croire que nous pouvons jouer et être le plus rapide quand la musique stoppe. C’est la Fed qui a le controle de la musique.
Many will lose but the game will be reset (higher interest rates and lower stock prices) and on we will go and play again.  Let’s not lose the game.  For now, be smart, play defense, be patient and know that there are many ways to make money.  I share a few ideas in the conclusion below.
Beaucoup vont perdre, mais le jeu va continuer, les taux vont monter, les cours des actions vont chuter mais nous allons nous laisser entrainer à jouer encore. Ne vous faites pas avoir. Soyez smart, jouez la défensive, soyez patient. Sachez qu’il y a d’autres moyens de faire de l’argent.
 The « fact of the matter » – to use a politician’s phrase – is that « carry » in any form appears to be very low relative to risk. The same thing goes with stocks and real estate or any asset that has a P/E, cap rate, or is tied to present value by the discounting of future cash flows. To occupy the investment market’s future « penthouse, » today’s portfolio managers – as well as their clients, must begin to look in another direction. Returns will be low, risk will be high and at some point the « Intelligent Investor » must decide that we are in a new era with conditions that demand a different approach.
Quel que soit l’actif et quel que soit les choix de stratégie, la rémunération du « carry » est très faible en regard des risques encourus. C’est vrai pour les actions, l’immobilier et tout asset qui a un PE, un taux de capitalisation ou qui est lié à la valeur présente d’un flux de cash flow actualisé. Pour surnager, il faut regarder dans une autre direction, ailleurs. Les rendements vont être faibles, les risques élevés et donc à un certain point l’investisseur doit s’interroger. Il doit comprendre que nous sommes définitivement dans une ère differente. 
Note : contrairement à ce qui s’est passé en début de politique monétaire non conventionnelle, il n’y a plus mainte ant aucune rémunération du risque pris, donc pourquoi en prendre? 
Les différentes primes de risque se sont effondrées et sont laminées que ce soit les primes 
-pour le risque de défaut
-pour le risque maturité
-pour le risque de liquidité 
-pour le risuqe de volatilité
rien ne paie et surtout rien ne paiera. 
Sans compter le risque de dénomination qui est présent sur tous les assets papier puisque leur valeur est … du vent, … de la monnaie. 
Pour être efficace, il faut cesser d’être millénariste et de hurler à la crise, à l’Armagédon prochain. On s’époumonne et on se discrédite car l’Armagedon , n’est pas un évènement, c’est un processus, il est en cours, il se construit, il s’ancre. Et plus le temps passe et plus les dégats seront colossaux.
Les autorités ont le pouvoir , grâce à la printing presse éléctronique,  grâce à l’alliance du couple maudit Banques Centrales / Gouvernements, et grâce à la propagande, de vous tromper très , très longtemps.
 On pourra aller jusquer effacer les dettes publiques comme on l’a fait en 1923  en Allemagne et on vous présentera cela comme une solution comme on l’ a fait avec la monétisation des dettes des gouvernements par les QE. Le public ne comprendra pas , tout sera truqué. L’Armagedon prendra certainement la forme de la dilution de la monnaie et de la destruction du bilan des banques centrales. C’est un processus, ce n’est pas un choc, ce sera progressif, géré, distillé comme tout ce que l’ona faitde puis 2008; graduel. Dans se derniers écrits, Bernanke montre le bout de l’oreille avec la création d’un compte du Trésor alimenté par la création monétaire de la Banque Centrale. Tout cela va être étudié, testé. 
Ce qu’il faut savoir c’est que la classe des joueurs participants sera détruite. C’est la logique, la Nécessité. Celui qui se croit le plus malin et prétend  « sortir » avant les autres est,  soit le plus stupide, soit le plus malhonnête.
Comme le dit Bernanke, « il faut bien tous les assets financiers soient détenus »! Quand on vend on vend toujours à quelqu’un. No place to hide! 

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