Les dépêches de la mi journée

indicateurs avancés de l’OCDE 

Situation globalement stable dans la zone OCDE avec  des signes de stabilisation de la croissance aux Etats-Unis, selon les données publiées mercredi par l’OCDE.

Les indicateurs composites avancés de l’OCDE, suggèrent  des perspectives plutôt positives pour les principales économies émergentes, comme dans la publication du mois de mai.

L’indicateur pour la zone OCDE dans son ensemble s’est établi à 99,6 en avril, comme en mars, proche du seuil de 100 reflétant la tendance à long terme de l’activité économique.

Les indicateurs des seuls pays du G7 et de la zone euro, stables par rapport au mois précédent à 99,4 et 100,4 respectivement, signalent aussi une dynamique de croissance stable.

Avec un indice à 98,8 pour le troisième mois consécutif, les Etats-Unis voient apparaître des signes de stabilisation de la croissance, alors que les indicateurs publiés le mois dernier dénotaient encore un infléchissement de la croissance.

Le Japon, où la précédente édition de l’indicateur suggérait des signes de stabilisation, connaît désormais une dynamique de croissance stable, avec un indicateur à 99,6 pour le quatrième mois consécutif.

Comme le mois dernier, un infléchissement de la croissance est attendu au Royaume-Uni (indicateur en recul de 0,1 point, à 99,1) et en Italie (-0,1 point à 100,5).

Les données pour la Chine signalent une dynamique de croissance stable (à 98,4 pour le quatrième mois consécutif en avril) et celles pour l’Inde une consolidation de la croissance (+0,1 point, à 100,4).


Le taux d’emprunt à 10 ans de l’Allemagne se rapprochait encore un peu plus près de zéro mercredi matin, avec un nouveau plus bas à 0,033%, soutenu par les banques centrales dans un contexte d’inquiétude lié au référendum sur le Brexit.

Au vu des événements à venir, parmi lesquels le référendum au Royaume-Uni et les élections en Espagne, « l’appétit pour le risque ne devrait pas se renforcer », anticipent également les stratégistes obligataires de BNP Paribas.


La Banque du Portugal a abaissé mercredi une nouvelle fois sa prévision de croissance pour cette année, tablant désormais sur une hausse du PIB de 1,3%, contre 1,5% auparavant, en raison du ralentissement sensible de l’investissement et des exportations.

Cette estimation de l’institution financière est nettement plus pessimiste que celle du gouvernement socialiste qui a inscrit dans son budget 2016 une prévision de croissance de 1,8%.

Malgré un contexte économique moins favorable, le ministre des Finances, Mario Centeno, avait assuré mardi qu’il comptait maintenir cette prévision, tablant sur « une reprise de l’économie tout au long de l’année ».

« La reprise de l’activité économique au Portugal sera modérée durant la période 2016-2018, légèrement inférieure à celle prévue pour la zone euro », estime cependant la Banque centrale du pays dans son dernier bulletin économique.  La Commission européenne prévoit un taux de croissance moins ambitieux que le gouvernement portugais pour cette année, de 1,5%, tout comme le Fonds monétaire international qui s’attend à seulement 1,4%.

La Banque du Portugal a également revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2017, qui passe à 1,6%, inférieure au taux de 1,7% publié en mars dernier. En 2018, la hausse du PIB devrait s’établir à 1,5%.

Le PIB du Portugal avait progressé en 2015 de 1,5%, après une hausse de 0,9% l’année précédente. Au premier trimestre 2016, il avait augmenté de 0,2% par rapport aux trois mois précédents, au même rythme qu’au dernier trimestre 2015.

Les exportations du Portugal devraient voir leur hausse ralentir à 1,6% cette année, contre 5,2% en 2015, selon ces nouvelles prévisions. Quant à l’investissement, il devrait afficher une hausse minime de 0,1%, contre 3,9% en 2015.


Grève des éboueurs 

La CGT a annoncé mercredi le blocage des trois principaux sites de traitement des déchets de la région parisienne et de l’incinérateur de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), qui traite les ordures ménagères de l’agglomération marseillaise, dans le cadre du mouvement contre le projet de loi Travail.

L’établissement public qui gère les trois sites de la région parisienne, le Syctom, ne confirme que le blocage, depuis le 30 mai, de l’usine d’Ivry-sur-Seine. Mais son porte-parole a déclaré à Reuters que le mouvement avait tendance à s’étendre.

« La CGT énergie a déposé un préavis de grève pour demain, pour le personnel des sites d’Issy-les-Moulineaux et Saint-Ouen », a dit Patrice Furé, directeur de cabinet du président du Syctom. « Ça va devenir compliqué. »

Le mouvement lancé depuis dix jours dans ce secteur contre le texte réformant le marché du travail commence à provoquer des amoncellements d’ordures, notamment dans plusieurs arrondissements de la capitale.


[Bloomberg] Bonds, Commodities, Emerging Markets All Buoyed by Central Banks

[Bloomberg] Asian Stocks Advance as Oil Producers Gain; Chinese Shares Drop

[CNBC] Mortgage applications jump 9.3% as rates fall

[MarketWatch] Home prices keep rising — mostly for the rich

[Bloomberg] China Exports Stabilize in May as Weaker Yuan Gives Support

[Bloomberg] Draghi Fires Starting Gun on Corporate Bond Purchases in Europe

[Bloomberg] ECB Keeps Buying and Buying, Sending Assets to New Peak: Chart

[Reuters] China central bank holds line on growth forecast but sees more pain to come

[Bloomberg] PBOC’s Ma Says Credit Curbs Mean Short-Term Pain, Long-Term Gain

[WSJ] China’s Corporate Bonds Too Murky for Many Investors

[NYT] Disenchantment with E.U. Grows, Poll Finds

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