Les titres, la claque à Yellen et le pied de nez à Draghi

La claque cinglante des marchés à Yellen: chute générale des taux au lieu de la hausse recherchée! Elles voulaient la hausse des actions et la baisse  des Bonds et elles récoltent la baisse des actions et la hausse des Bonds! Elles voualient le risk-on pour pouvoir régulariser , elles provoqiuent la mise n risk-off. La mise en risk-off sur des marchés d’assets financiers surévalués de près de 50% alors que la récession menace est catastrophique pour la stabilité financière et c’est cela que pointe la hausse de l’or et la volatilité des actions.

Les T-Bill est à 28pbs. Le taux du deux ans s’éffondre de 14 pbs à 0,77% en chute de 28 pbs depuis le premier janvier; le taux du 5 ans perd 15 pbs, à 1,23% ce qui porte  son recul à 52 pbs depuis le début de l’année; Le taux du 10 ans chute de 15 pbs à 1,70% , pour un recul annuel de 0,55%,  tandis que celui du 30 ans abanbdonne 14pbs à 2,51% soit un recul de 51pbs depuis le premier ja,nvier.

Les Marchés « fightent », combattent la Fed et surtout ils disent qu’elle a tort. Non seulement la hausse des taux de décembre a été une erreur , mais persister dans une volonté de hausse pour 2016 est une absurdité.

une 7 – CNBC (Jeff Cox): “If Fed policy was a fairy tale, the title might be ‘The Central Bank That Cried Wolf.’ Investors have watched in bemusement as Fed officials throughout the past several years have warned that policy would change, only to back down at the slightest sign of turbulence. It now appears the market is no longer taking the Fed’s threats seriously. In a speech Monday, Fed Chair Janet Yellen gave only modest signals that she was reconsidering policy, which just a few months ago was geared for as many as four interest rate increases this year. Nevertheless, a market bracing for a high likelihood of a summer hike now is considering that ‘we may well not see one,’ said David Rosenberg, chief economist and strategist at… Gluskin Sheff.”

C’est plus qu’un conundrum, c’est une sanction, un « F » au USA ou un zéro pointé en France.

Aucun indicateur économique ne justifiait la hausse des taux de décembre, sa seule logique se situait dans la peur et surout l’absence de compréhension par les magiciens,  du monde qu’eux mêmes  avaient créé.

Les apprentis sorciers ont peur, ils voient que l’on s’approche d’une fin de cycle et qu’ils n’ont aucune cartouche, aucune arme dans leur arsenal, pour tenter de mener des actions contra-cycliques.

Le cycle est vieux de 7 ans, tout est resté déséquilibré, les déficiences fondamentales se sont aggravées, le risque de récession est devenu très important, et les autorités n’ont plus rien dans leurs réserves.

A toute vitesse, elles auraient voulu remonter les taux en 2014, puis 2015, et encore début 2016,  les conditions n’ont jamais été réunies; elles se sont décidées fin 2015 alors que les conditions se dégradaient déja et elles sont plantées, prises à contre pied. Elles paient le prix de leur Aventure. La réalité, l’histoire le dira est qu’elles ont perdu le contrôle à la Mi 2014.

Sur la claque à Yellen est venu se greffer le coup de pied aux fesse de Draghi: ses  achats de bonds Corporate au lieu de favoriser le risk-on ont produit une bouffée de risk-off specataculaire! La aussi c’est le cpontrepied, la sanction. La BCE a beau contracter les primes de risque sur les bonds, les marches synthétiques , les CDS envoient le message contraire. Les index de CDS qui sont des indicateurs de macro-risk n’ont pas bronché, ils nous disent qu’ils ne sont guère impressionés par les gesticulations de Draghi. Au mieux, Draghi et la BCE sont perçus comme des épouvantails à moineaux. Il faut dire que allemands redoublent d’efforts et d ‘audace pour savonner la planche de la BCE et casser sa crédibilité. A un point tel que nous nous demandons si il ne s’agit d’une guerilla  en régle qui prépare des manoeuvres plus importantes encore .

Une dépêche intéressante: 

June 9 – Bloomberg (Tracy Alloway): “The European Central Bank’s ‘shock and awe’ corporate bond buying has failed to impress one corner of the credit market.

Bank of America Corp. analysts led by Ioannis Angelakis point out that while the corporate-sector purchase program (CSPP) has suppressed risk premiums in the market for cash debt, it’s done little to tighten spreads in the synthetic market composed of credit default swap (CDS) indexes… ‘CDS indices are macro risk indicators that we believe reflect broader risk trends.

We think that the risks for the future trend for the synthetics market is more attached to broader risk appetite than solely the ECB corporate-quantitative easing program,’ the analysts write.”


WST: Une fin de semaine plus que médiocre, mauvaise ! A un tel point que les girouettes techniques recommencent à parler de la formation en cours d’un top de long terme


S&P 500

En fait le processus de formation d’un top de long terme a commencé à la mi 2014 avec le renversement de tendance sur le High Yield, -que nous avons détecté en son temps-, puis il a été balbutiant pour redevenir très net depuis Mai/Juin/ Juillet 2015. Dans tous les cas, on voit clairement que l’on joue les prolongations à coups de pieds dans les fesses. Le point bas de Février ne trompe pas, car il est plus bas que celui du dernier trimestre 2015. Celui ne veux pas dire que les autorités ne tenteront pas un dernier sursaut à la faveur de l’eventuel soulagement qui découlerait d’un échec du Brexit. Mais cela veut dire qu’il ne faudra pas se laisser avoir. 

S&P 500

Le S &P en log: Un magnifique top tournant, comme on n’en fait plus, tellement il est parfait. 

S&P 500 MAs

[MarketWatch] European stocks see sharpest fall since Feb. 11 as investors flee to bonds

[Bloomberg] Mexico’s Peso Tumbles Most in Region on Global Growth Outlook

[UK Independent] EU Referendum: Massive swing to Brexit – with just 12 days to go

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