A lire, important Editorial du Spiegel sur le Brexit

Notre commentaire:

On lira cet édito, la traduction française est en dessous.

Il faut le lire car cela est important et grave.  Cet édito  du Spiegel n’est guère différent du texte du Handelsblatt, ce qui montre que tout cela vient directement de Schauble ou de ses conseillers.

C’est la voix de son Maître.C’est un édito pris sous la dictée du Ministère des Finanes. En   France on aurait fait de même, la presse est ainsi faite. Pas de déontologie. pas de compétence .

La position Allemande est la même depuis le début de la crise: 

-ils veulent punir

-ils veulent fairer peur

-ils veulent que les rebelles paient le prix

-ils veulent faire un exemple

-ils veulent exercer un chantage

Le tout pour dissuader les récalcitrants, leur tordre le bras. L’Allemagne n’a pas changé et elle ne changera pas, cette attitude est culturelle, c’est celle que l’on a connu il y a des décennies que nous nous abstenons pour une fois, de rappeler .

Cette attitude risque de tout aggraver et d’un petit probklème, elle a toutes chances d’en faire un grand, surtout que Hollande n’a aucune personnalité et sera incapblede faire contrepoids. Pour un problème comme celui la il ne faut pas être  haineux, vengeur et juriste, il fautr être politique, économiste et humain. Il faut être pratique et rechercher des optimums de groupe et non pas des optimums individuels ou des optimums d’amour propre. Exaxtement ce qu’il aurait fallu faire avec la crise grecque: rechercher un optimum pour toute l’Union. Et cet optimum aurait été bien meilleur que la situation présente. Il faut chercher dans  les négociations, les solutions qui permettent la croissance maximum pour les deux parties qui négocient. 

Merkel a commis un erreur lors de la crise de la dette européenne et grecque, elle a voulu faire participer le secteur privé aux pertes, c’est toujours la même attitude, punir, faire des exemples. A cause de Merkel  le problème de la dette de la Grèce qui a commencé à 35 milliards est maintenant de 400 milliards, c’est un beau succès !

Elle a tout destabilisé, elle a mis en l’air le caractère  sacré intouchable des dettes souveraines, elle a déclenché un « run » sur les marchés. , et c’est elle qui est responsable du bordel qui a suivi;  jamais il ne fallait remettre en cause le caractère sacré des dettes souveraines, fussent elles Grecques. On devait maintenir et réaffirmer le principe de leur valeur intangible. Et pour cause, c’est le soubassement du système.  Sarkozy n’a eu ni l’intelligence, et ses conseiiler non plus d’ailleurs, ni le courage de s’opposer à  Merkel il a suivi comme un petit toutou. Se rendant complice et responsable d’une imbécilité sans  nom. 

Il faut retirer  le dossier du Brexit  à Schauble c’est un juriste, il ne connait rien à l’economie, il va refaire les mêms bêtises qu’avec la Gtrèce, d’un problème gérable, il va faire une castrophe. 


Translated from the German by Christopher Sultan


They’ve really done it, despite all the dire warnings. Rarely have economic experts been so united as they have in the case of Britain’s departure from the European Union. The (nearly) unanimous consensus fears Brexit will have serious consequences for Europe’s economy, but that there will be even greater negative repercussions for the British.

Up till now, Britain has benefited immensely from its EU membership. Companies from around the world were happy to invest in a country offering them a liberal labor market and unlimited access to the European single market. This was the only reason so many international manufacturers located their businesses in the UK after the decline of the British auto industry. It’s a similar story with London’s financial sector, which is able to offer its products to customers throughout Europe. As a result, the British capital became the world’s most important financial center.

Of course, the other EU members have also benefited from this relationship, especially a prime exporting nation like Germany. Britain is our third-largest trading partner. In 2015, for example, half of all newly registered cars on the island were German made.

This will not remain the case if Britain leaves the single market as a result of Brexit. Then trade tariffs will make products more expensive, direct investment will become less attractive, and manufacturing and business will decrease, which will force the full or partial shift of factories and offices abroad. BMW, to name just one example, will have to decide whether it still makes sense to supply the European continent with Minis built at its plant in Oxford, when a 10-percent duty is charged to import them into the EU. The other option, of course, would be simply to expand its production at a Mini factory in the Netherlands.

But all of this will be manageable. After the initial shock, even the financial markets will get back to business, as soon as it becomes clear that the EU economy is not collapsing and instead only sees a slight decline in annual growth.

This requires, however, that the current situation and how things will proceed are quickly clarified — to prevent any illusions from arising. The modalities of the exit need to be addressed first, followed by the issue of which framework will apply to future EU-UK trade. Many Britons apparently still believe that not much will change now that they have decided to leave, because the European Union also has an interest in maintaining the free movement of goods. The proponents of this theory point to Norway and Switzerland, which are also not EU members and yet have free access to the single market.

Little Incentive to Make Things Easy

But those who proffer this argument fail to recognize two things: First, the Swiss and the Norwegians have to accept the EU rules that the British have just renounced. Second, the EU cannot have an interest in making the withdrawal that easy for Britain. Otherwise it would only heighten the risk that other countries would soon follow the Brits out the door.

Populist euroskeptics across the continent are already gathering steam, benefiting from the impression that the British economy could survive the departure from a united Europe largely unscathed. But if Brexit leads to the threat of a Frexit or an Auxit, the European Union would be finished, as would the euro.

Merely the speculation over such a development would rekindle the euro crisis. Then the European Central Bank’s OMT program to purchase government bonds, which was just rubber-stamped by the German Constitutional Court this week, would truly be put to the test. As would ECB President Mario Draghi’s promise to do « whatever it takes » to avoid a financial meltdown in the event of an emergency.

This is why it is so important that European politicians now do everything possible to avoid such a conflagration. They must ensure that Brexit remains an isolated event. But this requires that they conduct their negotiations according to the motto of German Finance Minister Wolfgang Schäuble: « In is in and out is out. » The British have chosen out, and now they must face the consequences. Otherwise the economic aftermath of their departure could in fact become uncontrollable.

 

Translated from the German by Christopher Sultan

Article en Français , traduction rapide Conrad Bertez 

« Ils l’ont vraiment fait. Ils l’ont fait malgré le consensus quasi unanime des économistes quant aux dommages que cela causerait au Royaume-Uni et à  l’Europe.

Jusqu’ici, la Grande Bretagne a bénéficié énormement de son appartenance à l’UE. Des entreprises du monde entier se sont empressées pour investir dans un pays qui offre un marché du travail libéral et un accès sans limites au marché commun européen. C’est pour cela que Londres est devenue la capitale de la finance globale. L’UE en a bénéficie aussi.

Cela  ne sera plus le cas si la Grande Bretagne quitte le marché commun à la suite du Brexit. Les coûts des échanges avec l’Union rendront les produits plus chers. L’investissement sera moins attirant. L’industrie et les affaires faibliront. Les usines iront à l’étranger.

Mais tout cela se réglera. Après le choc, même les marchés s’en remettront. Ils se rendront compte que l’économie de l’UE n’est pas en train de s’affaisser, et qu’il n’y aura qu’un modeste déclin de la croissance.

Ceci implique  néanmoins que la situation actuelle et les modalites du départ soient vite clarifiées. Les Britanniques pensent que peu de choses changeront , car il est de l’intérêt de l’UE de maintenir le libre -échange. Ils pensent que ce sera comme la Suisse et la Norvege.

Ceux qui pensent cela oublient deux choses.

Premièrement, Les Suisses et les Norvegiens suivent les règles de l’UE auxquelles le Royaume Uni vient de renoncer.

Deuxièmement, l’UE n’a aucun intérêt à rendre les choses faciles pour la Grande Bretagne. Cela ne ferait qu’augmenter le risque que d’autres pays suivent l’exemple du Royaume Uni.

Les eurosceptiques continentaux prennent déjà de la vitesse. Ils pensent que le Royaume Uni peut s’en tirer sans trop de dommages. Mais si le Brexit était suivi d’un Frexit, ou un Auxit, l’UE serait finie. L’euro aussi.

La simple suggestion de cette possibilité remettrait le feu à la crise de l’euro. Alors, le programme OMT de la BCE, avalisé par la cour constitutionnelle allemande la semaine dernière, serait véritablement mis a l’épreuve. Le « whatever it takes » de Draghi serait à nouveau en jeu.

C’est pour cela que les politiciens européens font tout pour éviter un tel brasier.Ils doivent s’assurer que le Brexit restera un évènement isolé.

Cela requiert que les négociations se conduisent selon la maxime de Schauble : « In is in, and out is out ». Dedans c’est dedans, et dehors c’est dehors. Les britanniques ont choisi d’être dehors et ils doivent maintenant en payer le prix. Sinon, les conséquences de leur départ pourraient devenir incontrolables. »

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