La reprise des marchés ne nous convainc pas , mais …
Un rebond technique à partir de zones survendues et de points techniques critiques est normal, c’est l’ordre des choses. Mais nous trouvons qu’il y a plus que cela, il y a la hausse continue des ommodities et elle nous interpelle pour utiliser la Novlangue.
Cette hausse ne date pas d’hier, elle a commencé même avant les concertations de Shanghai. Et elle a tenu .
Les circonstances exceptionnelles sont pain béni pour les inflationistes et nous vous invitons à relire nos derniers articles dans lesquels pour la nième fois nous expliquions que les crises étaient toujours traitées de la même facon et que la communauté financière adorait les crises. « Vive les crises » écrivons nous souvent .
Elles donnent argument et alibi pour:
-inflater en rond cela est connu, c’est le laxisme monétaire récurrent
mais aussi:
-pour refaire un peu de keynésianisme orthodoxe en augmentant les dépenses publiques ou en créant des revenus non gagnés mais distribués.
Inflation monétaire plus déficit, cela marche alors que l’inflation monétaire seule ne marche pas.
Le monde n’attendait qu’une occasion pour refaire un tour du coté de chez Keynes et la question avait été laissée en suspens en Février. Il y avait trop de recalcitrants comme les Allemands par exemple! Mais le choc Brexit et la déroute italienne conjugués donnent argument pour refaire quelques trous dans les budgets même si ils n’ont pas été restaurés.
Nous considérons donc qu’une relance budgétaire plus ou moins concertée est possible sinon probable, on va refabriquer des revenus et donc du GDP et cela fait du bien aux commodities, aux actions, etc.
Aux USA nous voyons par médias interposés s’ébaucher une sorte de négociation bi- partisane , cela est à suivre.
SI nous avions raison, alors on pourrait imaginer que les valeurs à revenus fixes, les fonds d’état et autres valeurs de taux ont fait ou sont en train de faire leur top de prix et donc leur plus bas de taux .
Ce serait un vrai tournant.
Nous compléterons et ajusteront le scénario.
La croissance du PIB américain pour le 1er trimestre 2016 a été révisée à +1,1% en rythme annualisé, pour sa lecture finale, contre un consensus de +1% et une évaluation antérieure de +0,8% (seconde estimation du T1).
L’indice de prix rattaché au PIB a progressé quant à lui sur un rythme de +0,4%, contre +0,6% de consensus.
Ainsi, l’économie américaine a donc bien ralenti au premier trimestre, mais de manière un peu moins prononcée que prévu. Les dépenses de consommation sont demeurées faibles sur ce 1er trimestre 2016. L’économie US avait progressé sur un rythme de 1,4% au quatrième trimestre 2015.
Rebond peu convaincant de la Livre sterling

[Bloomberg] Stocks Halt Brexit Selloff as Pound Advances With Commodities
[Bloomberg] Asia Stocks Pare Losses While Japan Erases Drop on Stimulus Bets
[Bloomberg] Machines Lead Hedge Fund Traders in Brexit Chaos, Braga Wins
[Bloomberg] Global Yields Approach 1% as Japan’s Set Record in Rush for Debt
[Bloomberg] Yuan Pressures Intensify as Brexit Deals Blow to PBOC Policy
[Bloomberg] Goldman: China’s Corporate Bonds Are a ‘Microcosm’ of Its Credit Problems
[Reuters] Renzi says Europe ready to help Italy’s banks, but not needed now
[Bloomberg] India Central Bank Sees Sharp Rise in Banking Risk on Bad Loans
[Dow Jones] U.S. Home Prices Continued Strong Growth in April — Update
[Reuters] China’s Li won’t allow ‘rollercoaster’ markets after Brexit
[WSJ] Europe-Heavy Hedge Funds Brace for Pain