La Deutsche Bank échoue aux stress tests de la Fed. On le savait, mais on vient de l’apprendre , c’est officiel.
Nous vous rappelons que les stress tests, aussi bien ceux de la Fed que de son pendant européen, ne sont des test que de nom, leur méthodologie est tout a fait inadaptée pour cerner la simuation de la prochaine crise et la forme qu’elle prendra. Ces tests sont de la cosmétique destinée à habiller la fragilité de ces établissements et groupes. Comme lorsque sur une bouteille de champagne minable, on vous colle l’étiquette » Grand Champagne ». C’est comme si on mesurait votre résistance au froid alors que vous êtes en partance pour vos congés en Esapgne.
Le système tient par un ensemble d’artifice et des béquilles, dont la politque monétaire non conventionnelle n’est qu’un aspect et le seul vrai test consiste à imaginer et simuler ce qui se passerait si pour un raison ou une autre, les béquilles venaient à être inutilisables… Le fait que le système ne tienne que par des béquilles est demontré régulièrement par Yellen : elle ne peut plus régulariser, normaliser. On ne peut sevrer.
Les professionnels n’y apprennent rien, il y a longtemps qu’ils ont fait chuter la valeur de toutes les banques concernées et le doute est radical . Avec les stress tests officiels, on « meurt en bonne santé ».
Le meilleur et seul test valable, c’est celui du marché boursier, il est dissymétrique, c’est à dire qu’il traduit ce que les initiés, les collègues, les concurrent savent sur les groupes bancaires à la lueur de leur propre situation, et le marché avec le niveau de cours des actions, les spreads sur les obligations et les prix des CDS, ne se trompe pas. IL ya des »loups » sous les tapis non soulevés par les stress tests. Il y a des groupes fragiles qui ne peuvent résister à une bouffée de fuite devant le risque ou a des tensions sur le funding, ou à un choc exogène etc etc
Normalement les stress tests devraient être la garantie pour le public des déposants et des porteurs d’obligations que leur banque est saine et qu’elle ne devrait jamais être en difficulté, même en regard par exemple du « fractionnal banking ».
Les citoyens devraient pouvoir utiliser ces textes comme une estampille. Les autorités se mêlent de l’hygiène et de la propreté des restaurants, ce dont le marché peut s’accuper seul, mais elles sont incapables de certifer qu’une banque, qui joue avec des trillions est saine et que les déposant ne risquent rien. Plus les fautes et les erreurs sont grossses, plus elles sont scandaleuses et plus les élites sont éxonérées. On se sert du public comme filet de sécurité, comme assureur d’un système opaque auquel il n’a pas accès.
Et en plus on trompe le public en prétendant que les fonds d’état souverains sont aussi bons que du cash qu’ils sont money -like, or on sait que c’est faux, archi faux! La preuve en est que les Allemands se battent pour faire reconnaitre les risques attachés aux dettes souveraines en Europe. Et que des Pays du Nord en ont déja pris note. Le public et les tribunaux devraient en tenir compte, en cas de tentative de bail-in, et refuser la mise en application des Banking Act qui rendent le public responsable des pertes et des difficultés des banques. Ce sont les états, les superviseurs, les banques cenrtales, la BCE , et les actionnaires des banques … qui portent la vraie responsabilité.
La banque allemande Deutsche Bank a indiqué mercredi avoir pris acte du rejet par la Réserve fédérale de ses plans de rémunération des actionnaires, tandis que Morgan Stanley a assuré qu’elle effectuerait les correctifs exigés.
La filiale américaine de Deutsche Bank et celle de l’établissement espagnol Banco Santander ont échoué pour la deuxième fois consécutive mercredi aux tests de résistance de la Fed.
Si elle a reçu le feu vert pour rémunérer ses actionnaires, Morgan Stanley a été priée de corriger certaines « faiblesses » et de soumettre un nouveau plan de distribution de liquidités – distribution de dividendes et rachats d’actions – d’ici fin 2016, c’est une première.
De son coté la Deutsche Bank réagit par une diversion: « Le niveau de liquidités de Deutsche Bank Trust Corporation n’a jamais été en question », a réagi Bill Woodley, le numéro deux de Deutsche Bank dans les Amériques, cité dans un communiqué.
« Nous sommes touchés de voir que la Réserve fédérale a reconnu nos progrès et allons appliquer les leçons apprises cette année afin de renforcer notre projet de liquidités pour les prochains tests », a-t-il tenu à relever.
Chez Morgan Stanley, le feu orange n’a pas empêché la banque d’annoncer dans l’immédiat une hausse de 5 cents du dividende trimestriel qu’elle compte verser à ses actionnaires et une augmentation à 3,5 milliards de dollars, contre 2,5 milliards auparavant, du programme de rachats d’actions, qui est un moyen indirect de rémunérer ses actionnaires. « Nous sommes déterminés à répondre aux craintes de la Fed (…) et nous engageons à respecter le calendrier qui nous a été donné », a souligné le PDG James Gorman, cité dans un communiqué.
Le fait d’échouer aux tests de résistance n’entraîne pas de sanctions mais altère la crédibilité de ces géants bancaires.
C’est la deuxième fois de suite que Deutsche Bank échoue à ces tests qui sont à leur sixième édition, tandis que Santander en est à son troisième revers consécutif.