[Bloomberg] U.K. Business Expectations Fall ‘Off a Cliff’ After Brexit Vote
[BBC] Standard Life suspends trading in UK property fund
[Bloomberg] Japan’s Top Fund Fell 25% After Brexit Vote as Volatility Spiked
[FT] Bad-debt warning triggers fresh fears for Italian banks
Renzi peste contre Draghi et l’accuse de ne rien avoir fait pour résoudre le problème des banques alors qu’il était en poste au Trésor en Italie.

[WSJ] Bad Debt Piled in Italian Banks Looms as Next Crisis
[FT] The 9 ways Brexit will affect foreign banks
Les banques italiennes ont été de nouveau dans la tourmente lundi à la Bourse de Milan, en particulier la BMPS, sommée par la Banque centrale européenne d’agir sur ses créances douteuses.
Fragilisé par son éclatement, des problèmes de capitalisation et 360 milliards d’euros de crédits en souffrance, le secteur bancaire italien a connu de multiples soubresauts ces derniers mois. Depuis janvier, l’indice des banques italiennes, le FTSE Italia All-Share Banks, a perdu 55%.
Lundi, plusieurs étaient de nouveau à la peine, au premier rang desquelles la BMPS (Banca Monte dei Paschi di Siena), qui a dévissé de 13,99% à 0,29 euro, atteignant un nouveau minimum historique.
La raison: la BCE lui a adressé un courrier lui demandant de faire passer son stock de créances douteuses de 46,9 milliards d’euros bruts (24,2 milliards en valeur nette) à 32,6 milliards (14,6 milliards nets) maximum en 2018.
Parmi les autres banques à la peine: Banca popolare dell’Emilia Romagna a perdu 6,73% à 2,91 euros, Banco popolare 4,5% à 2,08 euros, Mediobanca 4,21% à 4,986 euros ou encore Unicredit 3,63% à 1,805 euro.
L’approche de la publication, le 29 juillet, des résultats des tests de résistance menés par l’Autorité bancaire européenne ajoute à la nervosité de la place milanaise, également inquiète du référendum sur la réforme constitutionnelle, prévu en octobre et pour lequel le chef du gouvernement, Matteo Renzi, a mis son poste en jeu.
La Commission européenne a donné jeudi son feu vert à un schéma de garantie de six mois permettant à Rome de fournir si besoin des liquidités aux banques solvables – jusqu’à 150 milliards d’euros selon les médias -, un schéma déjà utilisé dans d’autres pays.
La presse a évoqué ces dix derniers jours d’autres mesures que Rome souhaiterait obtenir, comme une suspension ou un assouplissement pendant six mois des règles du « bail-in » – qui permet à une banque en difficulté de mettre à contribution en premier lieu les actionnaires et épargnants – pour permettre un sauvetage public (« bail-out »).
Le Financial Times a de nouveau mis le feu aux poudres lundi en soulignant que l’Italie était « prête à défier l’UE et à injecter unilatéralement des milliards d’euros dans son système bancaire troublé, en cas de sévère difficulté systémique ».
La chancelière allemande, Angela Merkel, avait martelé la semaine passée qu’il n’était « pas possible de changer les règles tous les deux ans », tandis que Bruxelles a de nouveau souligné lundi qu' »un certain nombre de solutions pouvaient être mises en oeuvre dans le plein respect des règles ». M. Renzi a évoqué un possible renflouement du fonds Atlante, créé par les institutions financières pour aider les banques fragiles.