Ce jour, emploi US, pendant temps, le Japon coule

La volatilité semble vouloir se réduire sur les marchés. Nous sommes en  mode pause. Rien ne s’améliore, rien ne se règle ,  mais  les émotions et perceptions ont tendance à se modérer. Aucun developpement significatif sur la crise bancaire Italienne, sur la Deutsche Bank, sur les perspectives britanniques, le yuan glisse, le yen grimpe, quasi business as usual. En France on refait le coup de l’émotion des Charlies avec la qualification de l’équipe pour la finale etc etc

Les statistiques nippones sont horribles, elles prouvent à l’évidence l’échec des politiques monétaires non conventionnelles et celui des QE chers à nos Maîtres. Tiens Bernanke va faire un voyage au Japon pour rencontre Kuroda et lui donner quelques conseils de plus. Attention à l’helicopter money, le vrai!

Le revenu disponible des japonais a chuté en nominal de 4,4% année sur année en Mai, tout est dit.

Regardez les graphiques ci dessous, nous avons écrit une mise en garde sur les obligations mondiales, les fonds d’état et les marches de taux en Géneral, nous pensons que le krach , inéluctable sur les assets  de taux, viendra du japon,c’est le précurseur de la stupidité, c’est lui qui montre le chemin.

 

ABOOK July 2016 BoJ Helpless Japan HH Spending Income LT

ABOOK July 2016 BoJ Helpless Japan CPI

La nouvelle du jour, si il n’y a pas de catastrophe imprévue, ce sera l’emploi américain; Il devrait montrer que les chiffres du mois dernier étaient une sorte d’aberration mais en même temps que les conditions de l’emploi se dégradent. On parle d’un chiffre autour des 165 000. On  serait sur une déceleration des créations d’emplois tendancielle, mais le chiffre précédent ne serait pas significatif.

Nous pensons que progressivement les créations d’emploi vont s’installer sous les 200 000 et ensuite se diriger vers les 120 000 ou 130 000, ce  qui serait cohérent  avec la tendance au ralentissement. En fait la saisonnalité atypique rend les pronositcs chiffrés délicats.

La question des taux n’est plus déterminante depuis le vote sur le Brexit et les raisons pour la Fed de ne rien faire se trouvent en dehors de la problématique de l’emploi, elles sont dans les risques de dislocation et de fragilité financière.

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