Les fonds d’état sont le sous jacent du système, en cette fin de cycle du crédit. Exactement comme l’était le logement en 2006. Plus jamais les taux ne monteront, plus jamais nous ne seront risk-on, cette fois, c’est fini, plus rien ne sera comme avant.
Conclusion, comme nous allons vers la stagnation, la misère, il n’y a « qu’à mettre » pour s’enrichir: acheter des ETF de bonds et de Treasuries américains.
Plus nous seront pauvres et plus nous nous enrichirons!
Une phase explosive classique sur les Treasuries qui coincide avec l’éclatement d’une myriade de bulles en 2014 et 2015. Bulles qui obligent à encore plus de création de digits, de destruction de la vraie monnaie et du crédit . Ci dessous graphique du cours de l’ETF des Treasuries, 20 ans et plus.

Croissance ralentie et faible, chomage, tourmente politique et géopolitique, sont les aliments dont se nourrit la spéculation globale sur les fonds d’état: c’est devenu « l’invariant type; on ne baissera plus, on ne sortira jamais du marasme et il n’y aura jamais de reprise ». Nous, nous ajoutons; »et les obligations et fonds d’état seront détruits comme l’ont été l’autre invariant : les créances hypothécaires de fin de cycle, celles qui sont devenues subprimes en quelques semaines. Nous sommes dans un blow-off de fin de cycle, il n’y a qu’à se baisser pour gagner, pas de perdant. C’est une loterie mondiale, que dis- je globale. Même les plus stupides y gagnent.
Sur les fonds d’état mondiaux, près d’un tiers ont des rendements négatifs et 84% rapportent moins que les Treasuries américains. C’est l’échelle de perroquet, la course à qui la descendra le plus vite et offrira le rendement le plus bas. Ce qui est le plus négatif, c’est à dire plus recherché c’est ce qui est le plus pourri, c’est à dire le plus proche de la ruine; le Japon et l’Europe. Les prévisionnistes donnent un rendement de 1% sur le 10 ans américain dans quelques mois, il y a une belle performance à faire, ils rapportent encore 1,3%! La BCE n’a pas assez de titres à acheter, elle est obligé d ‘acheter des obligations Corporate, le Japon injecte et va injecter plus peut-être, ce qui oblige les institutions nippones à acheter n’importe quoi ailleurs dans le monde pour avoir un semblant de rendement.
Le vrai moteur, inconscient de la hausse des obligations, des fonds d’état, c’est la certitude non-sue, ignorée, cachée, que les dépôts bancaires seront détruits; inconsciemment on préfere la signature d’un état à celle d’une banque. C’est parce que l’on sait, tout en l’ignorant, que les dépôts bancaires sont vulnérables, bio-dégradables et qu’ils seront amputés fortement que l’on préfère une petite amputation et perdre quelque pourcents sur les valeurs à revenu fixe. Mais on se trompe car on oublie qu’à moins de garder jusqu’à maturité, on perdra l’assentiel de son capitaL.
Les plus values actuelles sont des a-valoir sur les pertes futures! Certains auront eu les plus values, les autres, eux, comme vous, auront les pertes.
Personne ne pense que le symétrique des performances actuelles, ce seront les pertes en capital futures, comme lors des subprimes de logement. Ce sera comme après les guerres, on émet, on émet et une fois la guerre passée, « on » ratisse tout, « on » fait passer le croc à phynances et c’est la répression financière accélérée, celle qui n’a été que différée, celle qui sera d’autant plus féroce que l’on aura attendu longtemps.
Pensez y: dans un monde qui s’appauvrit, il faut être fou pour croire que l’on peut s’enrichir avec quelque chose d’aussi commun et banal qu’une obligation ou un fond d’état.
J.P. Morgan Asset Management, Bloomberg
Nous vous le disons: il n’y a qu’à … la route est tracée par le japon.
Bloomberg
