Obligations, fonds d’état, le monde capitalise les « espoirs  » de pauvreté future

La reconnaissance de l’échec de la politique japonaise conduit Abe a ordonner un nouveau round de stimulation.

Comme le chien de Pavlov les marchés réagissent, ils frétillent de la queue et commencent à saliver. Les capitaux japonais vont continuer de parcourir le monde à la recherche de la dernière minuscule apparence  de rendement qui subsistera.

Les idiots utiles comme Summers  ou Bernanke prétendront que les taux bas traduisent la situation économique réelle caractérisée par une croissance séculaire faible, nous, nous dirons que les taux bas traduisent leur insanité et leur névrose de groupe. Ils traduisent la destruction des banques, lesquelles ne peuvent plus garantir le retour des dépots que nous leur avions confié. La signature des gouvernements surendettés et celle des Corporate en levier intensif est jugée moins dangereuse que celle des grandes banques. Le cours de Bourse de ces dernières, fer de lance théorique de nos systèmes  est au plus bas de 30 ans! La signature des banques ne vaut plus rien pour qui est en dehors du système bancaire  et se trouve être un client, un déposant soumis aux nouvelles lois sur la non-garantie des dépôts bancaires et au risque de bail-in.   Il manque entre 150 et 600 milliards de fonds propres aux banques européennes pour opérer dans  les conditions de risque normal, acceptable! C’est le chef économiste de la Deutsche Bank qui vient de le confirmer et encore, en supposant que tout reste ordonné!


Une terrible corrélation entre les banques euros et le rendement du 10 ans US et personne ne se pose de questions! 

Comme l’a expliqué Keynes, dans  un monde dominé par le crédit, ce n’est pas le rapport entre l’épargne et l’investissement qui determine le niveau de staux, mais la croissance du crédit. Et les robinets du crédit sont grands ouverts,  si on n’en crée pas plus ,c’est parce qu’il reste encore des gens sains d’esprit qui refusent de se lancer dans  la ronde inernale et de parier sur le pire.

Il n’y a pas plus de taux naturel que de beurre en branche. La politique monétaire des banques centrales vise à gorger le monde global de cash qui ne rapporte rien en achetant les fonds d’état et les obligations corporate , ce cash est un mistigri dont il faut se débarasser et ainsi est déclenchée la « search for yield », la course au rendement. La course au rendement conduit à acheter à n’importe quel prix tout ce qui rapporte encore un peu, ceci fait monter les prix des actifs financiers, une performance fictive est ainsi enregistrée, cette performance attire les investisseurs et spéculateurs, ainsi est lancée la mécanique . C’est le tirage de la loterie et du gros lot chaque jour sur le marché obligataire et cela, c’est une vraie bulle, c’est exactement la mécanique du gonflement d’une bulle.

Elle détruit l’investissement productif car les performances sur certains fonds d’état qui ont été de 22% l’an dernier sont bien plus intéressantes que les performances que l’on peut enregistrer  en investissant réellement et de façon utile. Le système crée un effet de richesse en regardant dans le rétroviseur, c’est à dire en valorisant le capital ancien, il n’a plus besoin de regarder devant lui, d’investir productivement pour l’avenir.

Le financier fait concurrence à l’économie productive, il cannibalise le productif ce qui a bien été démontré par un récent prix Nobel . La performance réalisée sur un portefeuille obligataire ne vient plus du rendement distribué par ce portefeuille mais de l’appréciation en capital qui découle de la mécanique Ponzi qui a été mise en place. Les nouveaux arrivants paient la performance de ceux qui les ont précédé ce qui est la définition du Ponzi. La politique des idiots utiles tue l’investissement , elle lui fait concurrence et  après ils s’étonnent qu’il reste atone, sans  vigueur et ils en tirent argument pour refaire un tour de manège enchanté! Comme nous  l’a déclaré la semaine dernière un gérant de réputation mondiale: « les banques centrales nous servent un breuvage empoisonné ».

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Nous sommes dans un système qui a dépassé en cynisme celui de la Great Experiment de John Law, le système de Law était « gagé » par les espoirs de développement de la Compagnie du Mississipi, ici le système est gagé … par les perspectives de … stagnation future. Bref on s’enrichit grâce à la certitude que l’on ne va plus jamais connaitre la prospérité. Le sous jacent du niveau de prix des actifs financiers c’est la certitude que nous ne connaitrons plus les taux de croissance d’avant, que le chômage va rester élevé, que la société va continuer de se disloquer. 

Nous vivons un monde d’inversion, de névrose totale, la pauvreté future enrichit, parce qu’elle dilue la richesse existante! On achète les obligations pour la performance comme placement risk-off en le faisant devenir très risqué. On achète les actions parce qu’elles rapportent, leur rendement est supérieur à celui des obligations! Bref on achète le risk-on parce qu’il est en pratique devenu risk-off! Le monde marche sur la tête et les grands prêtres ont réussi à faire marche tout le monde à l’envers, ils assurent que ce sera toujours ainsi! Noir c’est blanc  et blanc, c’est noir!

Nous le répetons, nous construisons la phase finale, celle au cours de laquelle le canulard, l’escroqueie,  l’illusion seront  dévoilés et il faudra avoir le courage de juger tous ces David Copperfield de pacotille, et de les punir sevèrement pour l’exemple des générations futures.

EN PRIME Goldman Sachs: La cherté des bonds vient d’ailleurs!

The bond market is setting a multitude of records right now. Over $13 trillion in bonds have negative yields, US Treasury bonds have hit record lows, and US corporate bonds have sunk to lows not seen since Marilyn Monroe was starring in films.

Francesco Garzarelli, cohead of Goldman Sachs’ market and macroeconomic research teams, put the issue very simply: The market is pricey.

« As readers familiar with our analytical approach know, a large part of the fluctuations of long-dated government bond yields reflects global factors, » Garzarelli wrote in a note to clients. « Accounting for these, bonds are expensive across the board, but especially so in the US. »

This has little to do with the US itself, however, according to Garzarelli. Instead, the rest of the world is making the market so expensive.

« The statistics we run suggest that US macro information has been pushing bond yields marginally up in recent months, » wrote Garzarelli in a note to clients on Monday. « These bond bearish domestic forces, however, have been completely overrun by global forces. »

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Those global forces have been led by the Bank of Japan’s expansion of its quantitative-easing program and move to negative interest rates, said the Goldman note.

Wrote Garzarelli:

« [Forces] emanating from Japan have been particularly dominant: The BoJ has achieved ‘financial dominance’ on the entire government yield curve through large-scale purchases of JGBs combined with negative policy rates.

« Since the latter were rolled out on 29 January, the 30-year JGB benchmark yield has fallen by around 100 basis points to close to zero, pulling down global yields with it. »

This impact from Japan will likely continue after Prime Minister Shinzo Abe received a renewed mandate from his reelection on Monday to continue with his « Abenomics » plan that has led yields to fall.

Combine that with the Brexit uncertainty and plunging rates in Europe and you’ve got yields falling and investors piling into US bonds to get any yield possible. As this demand has shifted to the US, bonds go up and yields go down. Remember, prices and yields for bonds have an inverse relationship.

Despite this, Garzarelli still expects that yields will reverse and the 10-year bond will end the year at 2%. This is for two reasons:

  1. Bonds are a long way from their « fair value » and should close that gap. According to Goldman’s model, bonds’ fair value should be 2.5%, and Garzarelli believes that the short-term issues leading to depressed yields should reverse.
  2. There may be positive shocks to the economy going forward. Higher than expected US growth, the uptick in home refinancing, and even the end of the US presidential campaign could inspire confidence and raise bond yields.

It will take time for these events to develop and, according to Garzarelli, in the meantime the US bond market will continue to be dominated by the rest of the world.

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