Article Bruno Bertez du 15 juillet 2016
Titre : 84 personnes sont mortes
Au moins 84 personnes sont mortes jeudi soir sur la Promenade des Anglais de
Nice, fauchées par un camion qui a foncé dans la foule sur une distance de 2 km,
dans la nuit de jeudi à vendredi. « Dix-huit sont en urgence absolu». Il y a des
dizaines de blessés qui ont été transportés dans les hôpitaux de la ville.
Hollande a parlé d’« une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié ».
« C’est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste », a affirmé
Hollande, lors d’une allocution télévisée prononcée depuis le Palais de l’Elysée.
L’attentat n’a pas encore été revendiqué. Au cours de cette intervention, il a annoncé
la prolongation de trois mois de l’état d’urgence, qui devait s’achever le 26 juillet.
Cet attentat confirme ce que tous les observateurs compétents ne cessent de
répéter: à savoir que, plus on multiplie les actions cosmétiques, et plus on protège
les cibles « dures », et plus le risque se déplace vers les cibles « molles ». Ces
cibles, banalisées en quelques sorte, sont à la portée de n’importe quel terroriste,
lequel n’a besoin, ni d’arme, ni de préparation, il n’a besoin que de sa haine, et cette
haine, nous la produisons à grande échelle et à forte dose par nos interventions à
l’étranger.
L’ennemi est parmi nous!
Cela est triste à dire, et presque indécent, mais tout se résume en une phrase:
« nous faisons la guerre chez eux et ils font la guerre chez nous ». Le comble est
que nous les abritons en notre sein, ce qui nous interdit de nommer, voire
d’identifier, nos ennemis. L’ennemi est partout, comme disaient les Allemands au
temps de la Résistance, soit il est sans visage, soit il est comme nous, il nous
ressemble.
A l’horreur des bombardements et des tirs de drones, là-bas, répond l’horreur des
attentats, tout aussi lâches et méprisables, ici.
Il n’y a pas d’issue dans la voie qui a été choisie par les Atlantistes et leurs complices
qui veulent remodeler l’ordre du monde, il n’y a pas d’issue, sauf l’escalade, et c’est
la logique souhaitée par les terroristes: l’escalade qui détruit de l’intérieur nos
sociétés.
Terroriser les terroristes
La solution des Israéliens et des Russes, qui consiste à « terroriser les terroristes »,
à multiplier le « œil pour œil, dent pour dent » au centuple, est une solution et une
partie de la population y est favorable. Cependant, elle est sans issue avec une
immigration pratiquée à aussi grande échelle, avec le multiculturalisme et la
mentalité de nos dirigeants: il leur faudrait changer de philosophie, et admettre que le
monde des bisounours est un imaginaire imbécile et que l’homme est, comme nous
ne cessons de l’affirmer, « un loup pour l’homme ». Il faudrait, dans la voie qui est
choisie, qui est celle de faire la guerre, il faudrait désigner l’ennemi, cesser de
victimiser, cesser la névrose de la repentance ; bref, il faudrait revenir au basique qui
est que l’ennemi doit être haï si on veut le combattre. Il faut haïr pour combattre!
Le pays est inadapté, la France marche à côté de ses pompes
Nos élites font la guerre, des guerres lâches, aussi terroristes que ceux qui nous
dévastent, mais ils veulent, car cela leur est utile, continuer de dessiner un monde
qui n’est vivable que dans la paix universelle, que dans un monde où tout le monde
serait beau et serait gentil. Or, ce monde n’a jamais existé et n’existera jamais, sauf
en tant que construction des élites… précisément pour nous dominer. Les élites
nous in-adaptent au monde actuel, ils nous castrent. Ils veulent des moutons, c’est le
fond du problème: des moutons qui bêlent et se laissent tondre, des moutons qui,
chaque fois qu’ils ne sont pas contents, retournent leur mécontentement contre eux-
mêmes. Ils nous veulent coupables or, précisément, on ne peut faire la guerre si on
se sent coupable d’avoir des ennemis!
Dans cette guerre, chaque Français doit devenir un combattant, vigilant
La solution qui serait la mobilisation intérieure et qui souderait les Français dans la
lutte, cette solution est impraticable, car elle signifierait le retour de certaines valeurs
héroïques et violentes qui sont celles qu’ils ont détruites afin d’asseoir leur
domination. Nos élites veulent et ont réussi à faire de nous des moutons festifs,
émasculés, et ces moutons sont tout, sauf préparés aux épreuves de la guerre. A
fortiori celle qui n’est pas déclarée, celle qui est subreptice.
Hollande a annoncé qu’il ferait « appel à la réserve opérationnelle », c’est-à- dire à
tous ceux qui, à un moment, ont été sous les drapeaux ou dans les effectifs de la
gendarmerie, pour venir soulager les effectifs de policiers et de gendarmes. On ne
sourit même plus face à de telles idioties inspirées du grand guignol et du théâtre de
marionnettes. Face à pareilles gesticulations, le bon sens se révolte: comment peut-
on prendre son peuple pour un ramassis d’imbéciles, le mépriser à ce point?
Il y aura ceux qui surfent sur la vague et les autres
Cette situation va bien sûr avoir des conséquences économiques, mais aussi des
conséquences politiques. Les sentiments Frexit vont se renforcer à juste titre. On va
valider le Brexit britannique, et rejeter encore plus la soumission européenne. On va
glisser vers le conservatisme plus ou moins éclairé. Les élites ont de la chance que
Marine ne soit pas très douée et que le Front National n’ait pas d’appareil, car s’ils
étaient à la hauteur, ils n’auraient qu’à se baisser pour ramasser les voix. Même pas
besoin de jeter de l’huile sur le feu, il prend tout seul.
Balladur avait raison lorsqu’il avait, il y a peu, suggéré que les élections se joueraient
sur des lignes de partage non pas économiques, mais sociales, sociétales,
identitaires. La question « qu’est-ce qu’être français » se pose. On va oser de plus
en plus y répondre… par l’exclusion, en désignant ceux qui ne sont pas français.
Sarkozy a posé quelques jalons en ce sens et il remonte dans les enquêtes face au
robinet d’eau tiède que constitue Juppé. Quant à Macron, il est largué, à côté de la
plaque, le terrain politique qui se balise sous nos yeux n’est pas le sien, …
Des réactions inadaptées, la société du spectacle :
L’enquête a été confiée à la section antiterroriste du Parquet de Paris.
Hollande réunira un conseil restreint de sécurité et de défense vendredi à 09h00, a
indiqué l’Elysée. A l’issue de ce conseil, il se rendra à Nice avec Valls. Ce dernier a
fait part de son « immense » douleur, assurant dans un tweet que « les Français
feront face ». On ne peut être plus inadapté dans ses réactions!
« Des armes lourdes » ont été retrouvées dans le camion, selon Christian Estrosi,
président du conseil régional PACA.
Quelques minutes après la fin du feu d’artifices du 14 juillet, vers 23h00, un camion
blanc a foncé à toute vitesse dans la foule, suscitant un mouvement de panique au
milieu des touristes et des Niçois qui rentraient chez eux. « J’ai eu à peine quelques
secondes pour me dégager. J’ai dû me protéger le visage pour éviter d’être touché
par des débris. Des gens criaient, c’était le chaos absolu », a raconté un journaliste
de l’AFP, présent sur le lieu du drame. Devant le Palais de la Méditerranée, le
camion blanc, dont le conducteur a été abattu, était immobilisé, quelques heures
après l’attaque, les pneus crevés, la porte-passager criblée d’impacts de balles, a
constaté un correspondant de l’AFP.
L’hypocrisie et la complaisance montent au créneau!
Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a condamné avec « la plus grande
vigueur » l’attentat. « La France vient d’être touchée une nouvelle fois par un attentat
d’une gravité extrême », déplore dans un communiqué le CFCM, en condamnant
cette attaque « odieuse et abjecte qui vise notre pays le jour même de la Fête
nationale qui célèbre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ».