Dans une interview au Journal du Dimanche, Manuel Valls estime que le caractère islamiste de la tuerie de Nice ne fait aucun doute. « La revendication (…) de l’Etat islamique, la radicalisation rapide du tueur, viennent confirmer le caractère islamiste de cette attaque », estime-t-il. « Daech fournit à des individus déséquilibrés un kit idéologique donnant sens à leurs actes. L’enquête devra le démontrer mais c’est sans doute le cas de l’attentat de Nice ».
Les formulations sont soigneusement choisies, Valls ne dit pas que l’Etat Islamique a commandité la tuerie, il ne parle que de revendication. Or l’EI a coutume de s’attribuer toutce qui lui sert et va dans le sens de sa propagande. Le coupde la radicatlisation rapide ne vise qu’à exonérer les services qui n’ont rien vu. Nous vous souhaitons de connaitre mieux ces fameux services et l’Observatoire de la ra dicalisation, c’est une fumisterie, le recrutement est fondé sur tout sauf la compétence, certains disent que c’est plutot fondé sur « le cul »…Comme par hasard, aucune information sur les relations tunisiennes de l’assassin avec des radicaux islamistes de sa famille dans son pays d’origine.
Vous apprécierez cette trouvaille des gens de la COM, l’EI fournit des kits idéologiques! Quand? comment? Par quelle filière, quel est le « réseau commercial » de distribution de ces kits? Le rayon halal chez Carrefour ou Auchan? A quoi servent les cameras de surveillance si personne ne les regarde et n’est capable de voir un camion qui procède à plusieurs repérages sur une artère comme la Promenade des Anglais? Les américains disent que c’est au niveau du repérage que les tueurs sont le plus souvent le plus visibles, et que c’est grace à une vigilance particulière que l’on peut les detecter par avance. Le repérage préalable est le point faible des tueurs, et non pas …la possession de billets de 500 euros!
Capitale de la « French Riviera », la ville de Nice est depuis quelques années un vivier de candidats au djihad au sein d’un département où les réseaux islamistes sont particulièrement actifs.
Nos zozos sont capables de tirer des statistiques et de vous montrer qu’il y a un lien entre les accidents de la route et des tas de choses: l’alcool, la vitesse, l’usage du téléphone portable et d’en tirer des actions sévères, voire disproportionnées, mais ils ne sont pas capables de tirer des statistiques de dangerosité dans une zone considérée comme un terreau islamique! On est incapble de franchir le pas qui consiste a savoir que la région est un vivier et en tirer les conséquences pour prévenir et agir!
Dix pour cent des Français ou de résidents en France, identifiés comme étant en relation avec des filières djihadistes étaient originaires des Alpes-Maritimes, selon les autorités locales. »La ville de Nice est la ville qui est la plus touchée par le phénomène djihadiste en France », souligne David Thomson, journaliste à RFI, spécialiste du djihadisme en France.
« C’est la ville qui a vu partir le plus de ses administrés en Syrie et en Irak en nombre », ajoute-t-il. « Ca s’explique pour une seule raison : depuis 2010 il y a une figure charismatique du djihad français, Omar Diaby, alias ‘Omar Omsen’, considéré comme le principal recruteur de djihadistes français, qui a fait un travail de prédication dans les quartiers populaires de Nice très important ».
Dans la ville tunisienne de Msaken d’où était originaire Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l’heure est à la stupeur. Sa dernière apparition dans cette ville de 100.000 habitants située à 120 km au sud de la capitale Tunis remonte à 2012.
Quatre ans plus tard, ses anciens voisins et des membres de sa famille se souviennent d’un homme sportif, distant et peu intéressé par la religion.
« Mohamed était un type très normal », dit son cousin Hamadi Bouhlel. « Il faisait régulièrement de l’exercice, de l’entraînement physique, il était très arrogant. Il ne parlait pas avec les autres jeunes du quartier ».
EN PRIME Valls hué à Nice
L’hommage national aux victimes de l’attentat du 14 juillet a été marqué lundi à Nice par les huées qui ont visé le Premier ministre, Manuel Valls, sur la Promenade des Anglais, où une minute de silence a été observée.
C’est la première fois que des participants à une cérémonie en hommage aux victimes d’attentats, comme ceux de janvier et novembre 2015, expriment leur colère envers l’exécutif et, pour certains, l’ensemble de la classe politique.
A Nice, Manuel Valls a été d’abord hué à son arrivée sur les lieux, où se pressaient 42.000 personnes, selon la mairie.
Ce moment de colère a laissé place à de longs applaudissements en direction des pompiers et des forces de sécurité, puis à une Marseillaise reprise en choeur et au chant local « Nissa la Bella ».
Mais lors du départ du Premier ministre, les sifflets ont redoublé, ponctués de « démission » au passage de l’importante délégation d’élus nationaux, régionaux et locaux.
Des pancartes visaient également le chef de l’Etat, proclamant « Hollande démission ». « Monsieur Valls, faites quelque chose, y en a marre ! », a crié plus tard une femme alors que le Premier ministre s’éloignait.
« Ces attentats, ce sont des choses annoncées depuis longtemps. On baisse la tête, je suis en colère contre tous les gouvernements qui se succèdent depuis plus de dix ans », s’est écrié Yannick, quadragénaire parisien.