La polémique sur les mesures de sécurité mises en place sur la promenade des Anglais de Nice, où 84 personnes ont été tuées dans une attaque au camion lors des festivités du 14 juillet, a incité jeudi le gouvernement à ouvrir une enquête interne.
Cazeneuve a annoncé qu’il allait demander à la « police des polices » une évaluation technique du dispositif de sécurité mis en place lors du feu d’artifice.
La question des moyens déployés le soir de l’attaque commise par Mohamed Lahouaiej Bouhlel au volant de son camion fait l’objet depuis une semaine d’une vive polémique .
Plusieurs familles de victimes ont annoncé leur intention de porter plainte contre l’Etat, voire la municipalité.
Libération (Drahi) dénonce dans son édition de jeudi « des failles et un mensonge » du gouvernement. A noter cette prise de position laquelle témoigne du mouvement des juifs, inquiets du « tout mulsulman », ils joignent leur voix à la « droite » et l' »êxtreme droite »
La préfecture a indiqué dès le 16 juillet que la mission de sécurisation de la zone piétonne avait été confiée à la police nationale, renforcée par des équipages de la police municipale, cette version démentie par le quotidien. »Contrairement à ce qu’a affirmé le ministère de l’Intérieur, l’entrée du périmètre piéton de la promenade des Anglais n’était pas protégé par la police nationale le 14 juillet au soir », écrit libération.
Photo à l’appui, il affirme que cette entrée n’était surveillée que par deux agents municipaux, les agents de la police nationale ayant été « relevés aux alentours de 20h30 par leurs collègues municipaux ». Dans un communiqué publié dans la nuit, le ministre de l’Intérieur s’est indigné de ces « contre-vérités ». Nous nous indignons pour notre part de ces contre-contre-vérités. Cazeneuve considère depuis longtemps que la vérite est relative selon les classes sociales!
Cazeneuve dénonce des « procédés qui empruntent aux ressorts du complotisme » et qui « laissent penser que le préfet des Alpes-Maritimes, le ministre de l’Intérieur et le Premier ministre auraient cherché à travestir la vérité ».
Selon Libération, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a commencé son carnage bien avant le premier barrage de déviation, des agents municipaux signalant son passage près du Centre universitaire méditerranéen aux alentours de 22h33.
Au moment où les policiers en faction au niveau du boulevard Gambetta sont alertés, le chauffeur est quasiment sur eux et ils n’ont pas le temps de faire usage de leur pistolet.