La Société Générale a dégagé des résultats en hausse pour le deuxième trimestre grâce à une plus-value et à une baisse plus marquée que prévu de ses provisions pour créances douteuses dans un environnement de taux extrêmement bas pénalisant pour les banques.
La banque a publié mercredi un bénéfice net de 1,46 milliard d’euros, en progression de 8,1% par rapport à celui de la même période de 2015 et nettement supérieur aux attentes du consensus établi par Inquiry Financial, qui tablait sur un recul à 1,17 milliard.
Il intègre une plus-value de 725 millions (662 millions après impôt) sur la vente de ses parts dans la filiale européenne du groupe de cartes de crédit Visa. Le Crédit Agricole a réalisé la même opération
Cette plus-value a gonflé les revenus du groupe, qui affichent une hausse de 1,7% à 6,89 milliards soit, là aussi, plus que les 6,31 milliards anticipés par les analystes.
Dans le même temps, les coûts de la banque sont restés quasi stables et sa charge du risque a reculé à 664 millions d’euros (contre 717 millions attendu).
Si l’on exclut une nouvelle dotation de 200 millions d’euros à la provision générale pour litiges, dont le montant est porté à 1,9 milliard d’euros, la charge du risque de la Société générale est retombée au printemps, sur une base annualisée, à ses niveaux d’avant-crise.
La banque souligne que, hors plus-value Visa et « éléments non économiques » comme la réévaluation comptable de sa dette, le résultats de ses métiers n’a reculé que de 1,6% au deuxième trimestre.
Sa division banque de détail à l’international et services financiers spécialisés a permis de compenser le recul des revenus des activités de marché, finalement un peu moins prononcé que prévu.
La banque de détail en France a accusé une baisse de 2% de ses revenus et de 5,2% de ses bénéfices du fait de la dégradation de sa marge d’intérêts dans l’environnement de taux très bas, qui conduit les clients à renégocier leurs prêts immobiliers.
Pour sa structure financière, la Société générale a fait état d’un ratio « Core Equity Tier 1 » de 11,1%, inchangé sur le trimestre et en hausse de 22 points de base depuis fin 2015, ce qui reste nettement au-dessus des exigences de la Banque centrale européenne.
Le titre Société générale a été chahuté en Bourse lundi après la publication des derniers « stress tests » des banques européennes montrant que, si elle remplissait les objectifs fixés par la BCE, elle se situait néanmoins en retrait des autres établissements français et dans le bas du tableau. Il recule de 33% depuis le début de l’année, en ligne avec l’indice des banques de la zone euro (-34,58%).
HSBC a fait état mercredi d’un repli de 29% de son bénéfice imposable du premier semestre. Le résultat avant impôts sur les six premiers mois de l’année s’est établi à 9,7 milliards de dollars (8,7 milliards d’euros) contre 13,6 milliards de dollars il y a un an. Les analystes interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne 10 milliards de dollars.
La banque britannique publie ses comptes alors que le secteur bancaire européen est en pleine tourmente, avec un contexte de taux très bas et de coûts réglementaires qui rogne sur les marges et fragilise un peu plus les établissements les moins solides.
La banque a déclaré ne plus pouvoir prétendre à un dividende « en progression » .HSBC a précisé que son ratio de capital de base avait atteint 12,1% à fin juin contre 11,9%. Un rachat d’actions de 2,5 milliards a été décidé.
Résultats définitifs des enquêtes Markit auprès des directeurs d’achat du secteur des services en Europe:
La croissance de la zone euro a légèrement accéléré en juillet mais elle a été inégale, les bonnes performances de l’Allemagne masquant une stagnation en France et une légère décélération en Espagne et en Italie.
L’indice PMI composite, qui combine industrie et services, a atteint 53,2 en juillet, au-dessus de l’estimation « flash » de 52,9 et contre 53,1 en juin. Il se maintient depuis mi-2013 au-dessus de la barre de 50 qui sépare croissance et contraction.
Chris Williamson, chef économiste de Markit, se félicite de la révision en hausse du chiffre définitif qui montre, selon lui, une absence de contagion du vote en faveur du Brexit mais il ajoute que l’enquête révèle une croissance modeste, de l’ordre de 0,3%, à l’entame du troisième trimestre. « Un rythme de croissance aussi faible va inévitablement relancer la spéculation sur ce que la BCE peut ou devrait faire pour soutenir la croissance, et quand », dit-il.
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