Une semaine banale, tout va très bien la crise continue!

Semaine de pause sur les marchés d’actions directeurs, on varie peu aux Etats-Unis avec une tendance aux prises de bénéfices, y compris sur les bancaires.
On reste  cependant risk-on comme en témoignent les bonnes performances de tout ce qui a un risque supérieur comme les Emergents et les Périphériques européens. Nous sommes dans une phase de rotation nous semble-t-il; les capitaux redescendent la pente! A moins qu’ils ne remontent la pente du risque convaincus que l’on est, que tout cela est durable, et que l’on peut repartir pour un tour.
La chute des taux s’est poursuivie, sous la poussée des achats de titres par les Banques Centrales, il devient évident pour tout le monde que l’on va vers un « corner », il n’y a plus assez de titres à acheter.  De ceci témoigne l’échec de la Banque d’Angletterre à remplir son programme faute de matière à acheter!
l’or reste bien,  mais il ne casse pas à la hausse, les mines sont encore en hausse de 1,5% au HUI. Le rendement du 10 ans US est à 1,51%.
Le Reflation Trade continue sur les commodities, avec une hausse du pétrole sur fond de nouvelles rumeurs sur des négociations de plafonnement de production. Le Goldman Commodities Index gagne plus de 3%.
Notre résumé: nous sommes à nouveau dans un gigantesque round de rachats de « shorts », la communauté spéculative mondiale s’est une fois de plus fait prendre à contre-pied sur quasi tout, elle prend sa claque et certains renversent leurs positions. Depuis la fin Juin, aux USA, les 50 valeurs les plus vendues à découvert ont fait un bond de …17%.
Nous le répétons à l’envi, nous sommes dans un monde d’inversion, plus c’est pourri, meilleur c’est ! Vive les Crises!
Cette communauté n’arrive pas à assimiler la nouvelle régle du jeu marquée par les « corners », les déséquilibres entre le papier disponible et la masse de liquidités libérées par les politiques monétaires passées, présentes et promises. Cette communauté ne comprend pas que nous sommes dans un nouveau monde dans lequel le champ des assets est unifié , mis en (des)ordre par la « search for yield », et dans lequel les prix relatifs ne dépendent que des politiques des Banques Centrales et non pas du réel sous jacent: croissance, profits, incertitude.
Les valses hésitations sur la normalisation des taux US n’impressionnent plus personne; personne ne s’intéresse aux pressions sur le dollar funding, le dollar index est même en recul à 95,68 (-0,6%) ce qui renforce la liquidité mondiale.
Pendant ce temps, le monde va cahin caha. La Grande Bretagne décline sous la conduite du logement et de l’immobilier. Il semble que la bulle la bas,  soit en train de laisser passer un peu d’aitr surtout sur le haut de gamme. Le retour de l’Italie à la stagnation se confirme, tout comme le mauvais second trimestre pour l’économie allemande.
La productivité américaine continue de chuter, elle est en baisse pour le 3e trimestre consécutif, soit -0,5% contre -0,6% pour le trimestre qui a précédé.  On a appris par ailleurs que le firmes américaines ont contracté tant de  dettes qu’elles sont maintenant aussi vulnérables qu’elles l’étaient en 2008. Quant aux prix de l’immobilier,  ils ont ré-atteints les sommets d ‘avant la crise, avec une forte chute de la capacité des ménages à pouvoir s’offrir un logement. En Chine le crédit ralentit, la masse monétaire ne progresse que de 10,2%, les institutions s’activent à essayer de traiter la question des créances non performantes. Au Japon, la BOJ est en train de faire le point avant de prendre une decision, on dit qu’elle invoquerait les circonstances extérieures pour justifier l’échec de sa politique. Plus près, en Turquie, Erdogan vient de déclarer que les banques qui montent les taux d’intérêr seront poursuivies et punies pour hautte trahison.

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